Lors de la réunion de bureau du Grand-Toulouse du vendredi 19 mars, pour préparer le conseil de communauté du Grand Toulouse d'avril, la délibération sur la réduction de 25% du prix de l'eau pratiqué à Toulouse par Veolia a été présentée :
Extrait de la délib n° EAU 01:
Les consommateurs domestiques bénéficient d'une réduction de 25% du tarif à compter de l'entrée en vigueur de cet avenant qui devrait pouvoir intervenir au mois de mai 2010. Le tarif dégressif appliqué aux gros consommateurs est supprimé. Les achats d'eau par les communes demeurent à un tarif inchangé. Le paiement d'un forfait par la collectivité de 5,5 millions de m3 est supprimé. ...
Antoine Maurice, vice-président Vert, sur notre demande, s'est étonné de ce que le prix de l'eau soit plus élevé pour notre commune que pour les particuliers.
En effet le nouveau prix de base est de 0,7984 € HT, or le tarif (exercice 2007) des ventes d'eau en gros par veolia aux communes est le suivant :
- Blagnac 0,489 €, Balma 0,632 €, SIE Banlieue Est : 0,686 € et St-Orens 0,904 € (19% de l'eau que nous consommons est fournie par Veolia).
Le prix de vente par Veolia à St-Orens est supérieur au tarif de base. L'avenant proposé ne modifie pas cette situation.
On ne peut que s'étonner d'une telle différence de tarification au sein d'une communauté urbaine, où les différentes tarifications qui existaient doivent être harmonisées.
Quand Mr Mateos, président de la commission Eau et assainissement du Grand Toulouse, informe le maire de St-Orens que "l'opportunité d'un achat d'eau au SIEMN (syndicat de la Montagne Noire), (Nota : actuellement les 2/3 de notre approvisionnement), a été étudiée [...], cette solution s'avérant onéreuse, le Grand Toulouse produira lui-même l'eau a destination des usagers de St-Orens". On peut s'interroger sur la qualité de sa démonstration ! Il est sur que Veolia a tout à y gagner !
Mr Cohen, président du Grand Toulouse, a finalement accepté le principe d'une réunion spécifique sur ce sujet et sur d'autres points importants soulevés par Mr Maurice.
(A suivre)
vendredi 19 mars 2010
mercredi 17 mars 2010
La journée ordinaire du 16 mars d'un élu Vert ...
Mobilité
Ce matin, ça démarre relativement tôt à 8h30 à la Maison de la Mobilité à Labège avec une présentation des PDE, des plans de déplacements entreprises (ou PDA, pour les administrations).
J'y suis allé pour avoir quelques retours d'expérience et voir comment en mettre un en place pour les employés de la commune … en 2011 (car projetée pour 2010, l'action a été retoquée – pas par nous! - lors des discussions sur le budget).
Un PDE ou PDA a pour objectif de favoriser l'usage des transports en commun, du covoiturage ou du vélo pour les déplacements domicile-travail. Tisseo aide à leur mise en place (diagnostic, enquête déplacement auprès des employés, « géolocalisation » à partir de leurs adresses, plan d'action et mise en œuvre), cela prend un an, et après il y a un suivi tous les ans.
Si un bureau d'étude est chargé de ce travail d'enquête et de conseil, cela va couter entre 15 et 20 000 € (en partie subventionnable), mais cela peut aussi être réalisé en interne dans l'entreprise, surtout s'il y a des personnes très motivées, par exemple des membres de l'Assoc' Vélo ou un des promoteurs des bus cyclistes, qui peuvent convertir par « contamination » à ces nouveaux modes de déplacement.
Mais soyons honnêtes, tout ne va pas être réglé en un tour de main, même si la demande existe il faut 2 ans pour mettre en place une nouvelle ligne de bus, 4 ou 5 ans pour obtenir un fort cadencement de TER, 2 à 3 ans pour réaliser une piste cyclable … et vu la situation financière difficile de Tisseo ….
Le côté kafkaïen (c'est mon commentaire, je précise) de l'organisation des transports est évoqué : Tisseo est l' « autorité organisatrice des transports » sur le PTU (périmètre des transports urbains : Grand Toulouse, Sicoval, …), le Conseil Général est en charge des bus Arc en ciel sur le département et le Conseil Régional s'occupe des trains régionaux.
Ce qui fait qu'il n'y a pas d'outil à ce jour permettant de connaître l'offre globale de transport et d'indiquer simplement comment aller d'un point A à un point B !
Cela n'empêche pas dans les entreprises la mise en place de solutions innovantes : covoiturage avec assurance de retour au domicile si le covoitureur a un empêchement, local de réparation vélo, mise à disposition de douches et de vestiaires, …
Il est toutefois difficile parmi les 65 PDE initiés depuis 2001 d'avoir une vision claire de l'efficacité de ces dispositifs et difficile d'établir une grille commune d'évaluation, tant les situations diffèrent d'une entreprise à l'autre. On peut compter le nombre de vélos, les kilomètres évités grâce au covoiturage, le nombre de personnes présentes aux arrêts de bus proches.
Lac des Chanterelles
Avant de repasser au centre technique municipal, je fais visiter à la nouvelle technicienne du service Environnement (le poste était vacant depuis plus d'un an) les alentours du lac des Chanterelles. Quelques explications sur la gestion différenciée des espaces verts, sur l'alimentation en eau du lac, sur la nécessité d'installer une mire pour le suivi du niveau d'eau (l'annonce en a été faite dans un Mem'Orens il y a plus d'un an !). Rencontre avec un riverain, qui nous signale que le passage vers le transformateur est envahi par la végétation et que sur certains cheminements des ronces gênent les mamans promenant les enfants en poussette. Pense-bête pour demander au service Espaces verts de passer avec l'ébarbeuse.
Repas sur le pouce
Un coup de métro, direction le local des élus Verts rue des lois, pour la rencontre hebdomadaire entre élus de Toulouse et de l'agglo. J'en retiens que le projet de charte de bonne conduite des opérateurs de téléphonie mobile est pris en main par le cabinet du maire. Nous allons organiser une réunion spécifique des élus du Grand Toulouse sur cette question pour élaborer un projet de charte prenant en compte les risques électromagnétiques pour les habitants situés près des émetteurs, en réduisant la puissance d'émission des antennes.
Relecture d'un nouveau courrier adressé au président du Grand Toulouse, proposant d'étudier le passage à la redevance incitative pour les ordures ménagères. Celui adressé il y a plus de six mois est resté sana réponse !
Embrouillamini sur les pistes cyclables
Le Pôle 5 correspond au secteur allant d'Empalot à l'Orée du Bois, en effet le Grand Toulouse a été découpé en pétales, chaque pétale ayant un direction des travaux s'occupant de la voirie, de la propreté urbaine. Mais il existe aussi des services centraux, et des services mutualisés avec la ville de Toulouse. Les élus et techniciens du pôle s'était réunis jeudi dernier, sur la programmation des travaux 2010, notamment les réfections de voiries ou de trottoirs. J'avais été heureux d'apprendre que l'aménagement du pont Latécoère permettra sa traversée par les vélos, il faudra attendre fin 2010 pour sa réalisation … et 2011 pour le raccordement de la piste du canal et de celle rejoignant Labège au terminus de la ligne B du métro. Il est urgent d'attendre ! Mais ce qui m'avait inquiété, c'était que les études sur des tronçons de pistes cyclables, programmés en 2010 par le service central en charge des pistes d'intérêt communautaire et pour lesquelles les transferts financiers vers le pôle avaient été effectués, étaient inconnus de la directrice du pôle ! Coups de téléphones au service piste cyclable, au service financier, qui me confirment leurs propos antérieurs. Reste à reboucler avec la directrice que je dois revoir demain avec le maire sur un autre projet rue de la Pradelle. Dans les discussions, il est ressorti que si le budget des pistes cyclables a été fortement augmenté en 2010, il n'est pas sur qu'il soit effectivement employé, car les capacités des bureaux d'étude des pôles semblent insuffisantes pour mener à bien les études précédant les travaux ! Affaire à suivre de près, si on veut avoir des chances d'avoir des réalisations en 2011.
CM
Relecture rapide des délibérations du conseil municipal de ce soir à 20h
On n'est pas couché avant 23h ! En effet le vote du budget 2010 est à l'ordre du jour, habituellement voté fin décembre, le vote a été reporté suite aux incertitudes liées à la suppression de la taxe professionnelle.
Ce matin, ça démarre relativement tôt à 8h30 à la Maison de la Mobilité à Labège avec une présentation des PDE, des plans de déplacements entreprises (ou PDA, pour les administrations).
J'y suis allé pour avoir quelques retours d'expérience et voir comment en mettre un en place pour les employés de la commune … en 2011 (car projetée pour 2010, l'action a été retoquée – pas par nous! - lors des discussions sur le budget).
Un PDE ou PDA a pour objectif de favoriser l'usage des transports en commun, du covoiturage ou du vélo pour les déplacements domicile-travail. Tisseo aide à leur mise en place (diagnostic, enquête déplacement auprès des employés, « géolocalisation » à partir de leurs adresses, plan d'action et mise en œuvre), cela prend un an, et après il y a un suivi tous les ans.
Si un bureau d'étude est chargé de ce travail d'enquête et de conseil, cela va couter entre 15 et 20 000 € (en partie subventionnable), mais cela peut aussi être réalisé en interne dans l'entreprise, surtout s'il y a des personnes très motivées, par exemple des membres de l'Assoc' Vélo ou un des promoteurs des bus cyclistes, qui peuvent convertir par « contamination » à ces nouveaux modes de déplacement.
Mais soyons honnêtes, tout ne va pas être réglé en un tour de main, même si la demande existe il faut 2 ans pour mettre en place une nouvelle ligne de bus, 4 ou 5 ans pour obtenir un fort cadencement de TER, 2 à 3 ans pour réaliser une piste cyclable … et vu la situation financière difficile de Tisseo ….
Le côté kafkaïen (c'est mon commentaire, je précise) de l'organisation des transports est évoqué : Tisseo est l' « autorité organisatrice des transports » sur le PTU (périmètre des transports urbains : Grand Toulouse, Sicoval, …), le Conseil Général est en charge des bus Arc en ciel sur le département et le Conseil Régional s'occupe des trains régionaux.
Ce qui fait qu'il n'y a pas d'outil à ce jour permettant de connaître l'offre globale de transport et d'indiquer simplement comment aller d'un point A à un point B !
Cela n'empêche pas dans les entreprises la mise en place de solutions innovantes : covoiturage avec assurance de retour au domicile si le covoitureur a un empêchement, local de réparation vélo, mise à disposition de douches et de vestiaires, …
Il est toutefois difficile parmi les 65 PDE initiés depuis 2001 d'avoir une vision claire de l'efficacité de ces dispositifs et difficile d'établir une grille commune d'évaluation, tant les situations diffèrent d'une entreprise à l'autre. On peut compter le nombre de vélos, les kilomètres évités grâce au covoiturage, le nombre de personnes présentes aux arrêts de bus proches.
Lac des Chanterelles
Avant de repasser au centre technique municipal, je fais visiter à la nouvelle technicienne du service Environnement (le poste était vacant depuis plus d'un an) les alentours du lac des Chanterelles. Quelques explications sur la gestion différenciée des espaces verts, sur l'alimentation en eau du lac, sur la nécessité d'installer une mire pour le suivi du niveau d'eau (l'annonce en a été faite dans un Mem'Orens il y a plus d'un an !). Rencontre avec un riverain, qui nous signale que le passage vers le transformateur est envahi par la végétation et que sur certains cheminements des ronces gênent les mamans promenant les enfants en poussette. Pense-bête pour demander au service Espaces verts de passer avec l'ébarbeuse.
Repas sur le pouce
Un coup de métro, direction le local des élus Verts rue des lois, pour la rencontre hebdomadaire entre élus de Toulouse et de l'agglo. J'en retiens que le projet de charte de bonne conduite des opérateurs de téléphonie mobile est pris en main par le cabinet du maire. Nous allons organiser une réunion spécifique des élus du Grand Toulouse sur cette question pour élaborer un projet de charte prenant en compte les risques électromagnétiques pour les habitants situés près des émetteurs, en réduisant la puissance d'émission des antennes.
Relecture d'un nouveau courrier adressé au président du Grand Toulouse, proposant d'étudier le passage à la redevance incitative pour les ordures ménagères. Celui adressé il y a plus de six mois est resté sana réponse !
Embrouillamini sur les pistes cyclables
Le Pôle 5 correspond au secteur allant d'Empalot à l'Orée du Bois, en effet le Grand Toulouse a été découpé en pétales, chaque pétale ayant un direction des travaux s'occupant de la voirie, de la propreté urbaine. Mais il existe aussi des services centraux, et des services mutualisés avec la ville de Toulouse. Les élus et techniciens du pôle s'était réunis jeudi dernier, sur la programmation des travaux 2010, notamment les réfections de voiries ou de trottoirs. J'avais été heureux d'apprendre que l'aménagement du pont Latécoère permettra sa traversée par les vélos, il faudra attendre fin 2010 pour sa réalisation … et 2011 pour le raccordement de la piste du canal et de celle rejoignant Labège au terminus de la ligne B du métro. Il est urgent d'attendre ! Mais ce qui m'avait inquiété, c'était que les études sur des tronçons de pistes cyclables, programmés en 2010 par le service central en charge des pistes d'intérêt communautaire et pour lesquelles les transferts financiers vers le pôle avaient été effectués, étaient inconnus de la directrice du pôle ! Coups de téléphones au service piste cyclable, au service financier, qui me confirment leurs propos antérieurs. Reste à reboucler avec la directrice que je dois revoir demain avec le maire sur un autre projet rue de la Pradelle. Dans les discussions, il est ressorti que si le budget des pistes cyclables a été fortement augmenté en 2010, il n'est pas sur qu'il soit effectivement employé, car les capacités des bureaux d'étude des pôles semblent insuffisantes pour mener à bien les études précédant les travaux ! Affaire à suivre de près, si on veut avoir des chances d'avoir des réalisations en 2011.
CM
Relecture rapide des délibérations du conseil municipal de ce soir à 20h
On n'est pas couché avant 23h ! En effet le vote du budget 2010 est à l'ordre du jour, habituellement voté fin décembre, le vote a été reporté suite aux incertitudes liées à la suppression de la taxe professionnelle.
lundi 15 mars 2010
Elections régionales (1er tour), les résultats à St-Orens
Le résultats du premier tour conforte Europe-Ecologie comme la troisième force politique, après le PS et l'UMP, au niveau national comme au niveau régional. Sur la région Midi-Pyrénées, la liste menée par Gérard Onesta fait un score de 13,46%, après le PS (40,93%) et l'UMP (21,75%). A Toulouse et dans les communes de la périphérie, on atteint presque les 20% (Toulouse : 18,88%, Ramonville : 19,67%, Tournefeuille : 18,30%, Escalquens : 17,86%, Castanet : 17,75%, Blagnac : 17,11%, ... cf le site du ministère de l'Intérieur , pour plus de détails.
Sur Saint-Orens, le résultat est de 16,16%, avec des pics à 20% sur le quartier du Corail et à 25% à l'Orée-du-Bois.
Sur Toulouse, Ramonville, Saint-Orens, le PS fait des scores inférieurs à la moyenne régionale.
Le Front de Gauche a réussi à franchir la barre des 5%, mais sur St-Orens, l'effet "maire" (candidat aux régionales) n'a que peu joué, contrairement à Castanet où le Modem a fait 13,2% (ce qui n'empêche pas le Modem au niveau régional de plonger (3,78%).
Sur Saint-Orens, le résultat est de 16,16%, avec des pics à 20% sur le quartier du Corail et à 25% à l'Orée-du-Bois.
Sur Toulouse, Ramonville, Saint-Orens, le PS fait des scores inférieurs à la moyenne régionale.
Le Front de Gauche a réussi à franchir la barre des 5%, mais sur St-Orens, l'effet "maire" (candidat aux régionales) n'a que peu joué, contrairement à Castanet où le Modem a fait 13,2% (ce qui n'empêche pas le Modem au niveau régional de plonger (3,78%).
RESULTATS
1er TOUR A SAINT-ORENS
| Nombre | % Inscrits | % Votants |
Inscrits | 8 346 | | |
Abstentions | 3 592 | 43,04 | |
Votants | 4 754 | 56,96 | |
Blancs ou nuls | 126 | 1,51 | 2,65 |
Exprimés | 4 628 | 55,45 | 97,35 |
Liste conduite par | Voix | % Exprimés |
1 693 | 36,58 | |
382 | 8,25 | |
987 | 21,33 | |
36 | 0,78 | |
748 | 16,16 | |
104 | 2,25 | |
419 | 9,05 | |
259 | 5,60 |
dimanche 7 mars 2010
J-8 avant les élections régionales en Midi-Pyrénées
Anticiper enfin,
car les crises sociale, écologique, économique ne se résoudront pas avec les politiques qui les ont provoquée ...
Réorienter vraiment
en diversifiant l'activité industrielle, en soutenant une vraie agriculture paysanne et les circuits courts, ...
Gouverner autrement
en réintroduisant une concertation systématique avant tout grand projet ...
Tout sur le programme d'Europe Ecologie :

Dépêchez vous de feuilleter Onalapêche, sorti tout chaud des rotatives :
La une, tout d'abord,
... et les pages suivantes , (l'horoscope et la météo sont en page 8).
car les crises sociale, écologique, économique ne se résoudront pas avec les politiques qui les ont provoquée ...
Réorienter vraiment
en diversifiant l'activité industrielle, en soutenant une vraie agriculture paysanne et les circuits courts, ...
Gouverner autrement
en réintroduisant une concertation systématique avant tout grand projet ...
Tout sur le programme d'Europe Ecologie :
Dépêchez vous de feuilleter Onalapêche, sorti tout chaud des rotatives :
La une, tout d'abord,
... et les pages suivantes , (l'horoscope et la météo sont en page 8).
mardi 2 mars 2010
Un tramway nommé désir
Après l'éviction par le président de la communauté urbaine de Stéphane Coppey, fervent partisan du développement des transports en commun, du poste de président de TISSEO, chargé de l'élaboration du Plan de Déplacement Urbain, peut-on croire que les problèmes de déplacements dans le sud-est vont être résolus par le nouveau président-maire-président du Grand Toulouse-député ? Nous en doutons, car la question primordiale est la question du financement, et pas uniquement celle des bons choix techniques.
Le Grand Toulouse (GT) a doublé sa contribution (80M€ en 2009), mais ce sont "des efforts qui permettent de sortir Tisseo du rouge, mais pas de financer les nouveaux projets", comme le dit Pierre Cohen.
En effet la dette de Tisseo augmente, pour permettre, avec cette année un investissement de 160 millions d'€, la réalisation de la ligne E du tramway (77 M€), l'achat de nouvelles rames de métro (10M€ ) et pour l'achat de bus (10 à 15M€). On doit donc recourir à l'emprunt pour 97M€ en 2010 (c'était 101 en 2008). Cet endettement est des plus préoccupant, en hausse continue depuis 2006 pour arriver en dette cumulée à 1,347 milliard d'€ (rappelons que le ligne B a été payée à crédit ). Au rythme actuel de remboursement, il faudrait 23 ans et 3 mois pour annuler la dette !
Une des grandes inconnues porte sur la participation financière, en terme d'investissement, du Conseil Général, qui a été évincé de Tisseo, par la droite toulousaine à l'aide de l'amendement Pailler. Son président, Pierre Izard affirme que « Le conseil général ... ne peut pas se désintéresser un instant du sort des transports dans l'agglomération toulousaine. ... J'ai toujours dit qu'en matière d'investissement dans les transports, nous menions une véritable course de vitesse face au développement rapide des flux. Des progrès sont certes obtenus. Mais nous devons unir toutes les forces disponibles pour densifier encore le réseau, le rendre plus cohérent.» Mais jusque là, cela reste du domaine du discours.
Où en est le PDU ?
Le projet de Plan de Déplacement Urbain (PDU) a été finalisé en décembre 2009, après l'avis donné par les collectivités concernées (dont St-Orens). Des études environnementales doivent être menées pour étudier la conformité du projet avec la loi sur l'air, car ne l'oublions pas l'objectif n'est pas seulement le renforcement des transports en commun, mais aussi l'amélioration de la qualité de l'air ambiant. Ces études seront normalement rendues fin mai. L'enquête publique devrait ensuite se dérouler. Mais les retards, voulus ou non voulus, risquent de s'accumuler et la version finalisée du PDU risque de n'être adoptée qu'en 2011 (10 ans après le démarrage de sa révision !).
La desserte de St-Orens
L'axe tramway St-Exupéry-Saint-Orens ne semble pas envisageable avant 2020 ! Mais la mise ne place d'une ligne de bus en site propre pourrait être une solution provisoire. L'option métro à Labège reste une option et rien n'est décidé (le consensus affiché entre le GT et le Sicoval est un consensus de façade, avant les élections régionales) ; attendons le résultat des études complémentaires, concernant notamment le surcoût de ce choix par rapport au tramway.
La réalisation de la LMSE en 2012 est la seule lueur d'espoir à court terme. Elle permettra aux bus venant de St-O (ligne 78) de rejoindre la ligne B à la station Pharmacie, une partie du trajet étant en site propre. La ligne 10, qui dessert l'avenue St-Exupéry, serait prolongée jusqu'à la D16 pour permettre la connexion avec le 78. La réflexion sur le réaménagement des lignes de bus du secteur est en cours : faut-il prévoir une navette circulant dans la commune pour rejoindre les lignes de bus à forte fréquence (un bus 78 toutes les 10' en heure de pointe) ? Mais n'attendez pas une amélioration du trafic automobile sur la RD2.
Mais que faire ?
La tentation est grande pour les gestionnaires de Tisseo, vu les difficultés financières, de retarder autant que faire se peut les investissements qui sont pourtant nécessaires, si on ne veut pas aller vers un engorgement généralisé de l'agglomération, avec la croissance de la population.
La tentation est grande pour le président de Tisseo, également maire de Toulouse, de privilégier les intérêts de la ville centre, comme l'ont fait ses prédécesseurs (les lignes de métro s'arrêtant aux limites de la ville), pour présenter un bon bilan en 2014, à l'issue de son premier mandat.
Un Grenelle des transports toulousains devrait être organisé associant les différentes collectivités (Etat, région, département, Grand Toulouse) pour qu'au final les contributions de chacune soit clairement affichées de même que le calendrier des aménagements prévus.
Le Grand Toulouse (GT) a doublé sa contribution (80M€ en 2009), mais ce sont "des efforts qui permettent de sortir Tisseo du rouge, mais pas de financer les nouveaux projets", comme le dit Pierre Cohen.
En effet la dette de Tisseo augmente, pour permettre, avec cette année un investissement de 160 millions d'€, la réalisation de la ligne E du tramway (77 M€), l'achat de nouvelles rames de métro (10M€ ) et pour l'achat de bus (10 à 15M€). On doit donc recourir à l'emprunt pour 97M€ en 2010 (c'était 101 en 2008). Cet endettement est des plus préoccupant, en hausse continue depuis 2006 pour arriver en dette cumulée à 1,347 milliard d'€ (rappelons que le ligne B a été payée à crédit ). Au rythme actuel de remboursement, il faudrait 23 ans et 3 mois pour annuler la dette !
Une des grandes inconnues porte sur la participation financière, en terme d'investissement, du Conseil Général, qui a été évincé de Tisseo, par la droite toulousaine à l'aide de l'amendement Pailler. Son président, Pierre Izard affirme que « Le conseil général ... ne peut pas se désintéresser un instant du sort des transports dans l'agglomération toulousaine. ... J'ai toujours dit qu'en matière d'investissement dans les transports, nous menions une véritable course de vitesse face au développement rapide des flux. Des progrès sont certes obtenus. Mais nous devons unir toutes les forces disponibles pour densifier encore le réseau, le rendre plus cohérent.» Mais jusque là, cela reste du domaine du discours.
Où en est le PDU ?
Le projet de Plan de Déplacement Urbain (PDU) a été finalisé en décembre 2009, après l'avis donné par les collectivités concernées (dont St-Orens). Des études environnementales doivent être menées pour étudier la conformité du projet avec la loi sur l'air, car ne l'oublions pas l'objectif n'est pas seulement le renforcement des transports en commun, mais aussi l'amélioration de la qualité de l'air ambiant. Ces études seront normalement rendues fin mai. L'enquête publique devrait ensuite se dérouler. Mais les retards, voulus ou non voulus, risquent de s'accumuler et la version finalisée du PDU risque de n'être adoptée qu'en 2011 (10 ans après le démarrage de sa révision !).
La desserte de St-Orens
L'axe tramway St-Exupéry-Saint-Orens ne semble pas envisageable avant 2020 ! Mais la mise ne place d'une ligne de bus en site propre pourrait être une solution provisoire. L'option métro à Labège reste une option et rien n'est décidé (le consensus affiché entre le GT et le Sicoval est un consensus de façade, avant les élections régionales) ; attendons le résultat des études complémentaires, concernant notamment le surcoût de ce choix par rapport au tramway.
La réalisation de la LMSE en 2012 est la seule lueur d'espoir à court terme. Elle permettra aux bus venant de St-O (ligne 78) de rejoindre la ligne B à la station Pharmacie, une partie du trajet étant en site propre. La ligne 10, qui dessert l'avenue St-Exupéry, serait prolongée jusqu'à la D16 pour permettre la connexion avec le 78. La réflexion sur le réaménagement des lignes de bus du secteur est en cours : faut-il prévoir une navette circulant dans la commune pour rejoindre les lignes de bus à forte fréquence (un bus 78 toutes les 10' en heure de pointe) ? Mais n'attendez pas une amélioration du trafic automobile sur la RD2.
Le tram à Toulouse dans les années 1900
Mais que faire ?
La tentation est grande pour les gestionnaires de Tisseo, vu les difficultés financières, de retarder autant que faire se peut les investissements qui sont pourtant nécessaires, si on ne veut pas aller vers un engorgement généralisé de l'agglomération, avec la croissance de la population.
La tentation est grande pour le président de Tisseo, également maire de Toulouse, de privilégier les intérêts de la ville centre, comme l'ont fait ses prédécesseurs (les lignes de métro s'arrêtant aux limites de la ville), pour présenter un bon bilan en 2014, à l'issue de son premier mandat.
Un Grenelle des transports toulousains devrait être organisé associant les différentes collectivités (Etat, région, département, Grand Toulouse) pour qu'au final les contributions de chacune soit clairement affichées de même que le calendrier des aménagements prévus.
lundi 15 février 2010
Les raisons d'une éviction
Le président du Grand Toulouse-député-maire de Toulouse, Pierre Cohen, explique les raisons de l'éviction de Stéphane Coppey, de la présidence de TISSEO-SMTC, en charge de la compétence transport dans l'agglomération toulousaine dans CE COURRIER
Ce courrier nécessite plusieurs correctifs. Nous souhaitons donc vous apporter un éclairage différent, vérifiable, que nous considérons plus proche de la vérité.
En premier lieu, il est important de rappeler que le fonctionnement de TISSEO est démocratique et que le Président ne peut prendre (ou refuser de prendre) aucune décision sans l'aval du Conseil Syndical composé de 12 élus issus du Grand Toulouse, du SICOVAL et du SITPRT. Parmi ces élus, il n'y avait jusqu'en décembre que deux élus Verts, Michèle Bleuse et Stéphane Coppey.
Pierre Cohen
Les blocages évoqués par Pierre Cohen prennent notamment leur source lorsque, entre autre, il a décidé de manière unilatérale de refuser le lancement de la consultation publique sur le prolongement de la ligne B du métro vers Labège, alors qu’il s’était engagé pour sa réalisation le jour de l’inauguration de la ligne B. Cette décision prise en septembre 2008 contrariait les décisions antérieures prises dès 2006, et a généré, en conséquence, des tensions entre les trois collectivités membres de Tisséo.
De cet épisode malheureux, est ressorti un malaise et, effectivement, des difficultés dans la gouvernance de Tisséo. Mais en aucun cas, la présidence de Stéphane Coppey ne peut en être rendue responsable.
Stéphane Coppey
Les autres prétextes pour justifier le "débarquement" autoritaire de Stéphane Coppey nécessitent des corrections :
- Il est évoqué ainsi un refus de la création d'une régie autonome. Ceci est faux. Stéphane Coppey s'est prononcé dès le mois de juillet 2008, comme l'ensemble du Conseil Syndical, pour la création d'un EPIC mais souhaitait, avant sa mise en oeuvre, en définir les contours afin d'éviter par la suite une privatisation via une DSP (délégation de service public à un exploitant privé) conformément d'ailleurs aux décisions prises par le PS départemental en 2005 lorsque ce dernier a souhaité remplacer la SEMVAT par une régie directe publique !
- Il est affirmé ensuite qu'il aurait fallu un "bras de fer" avec Stéphane Coppey pour mettre en place l'abonnement jeune à 10€. Egalement faux. Pierre Cohen a pris cette décision seul, sans consultation des deux autres collectivités membres de Tisseo. Malgré cette inélégance de la part de Pierre Cohen, TISSEO, à la dermande de son Président, a tout mis en oeuvre pour que cela soit effectif dès la rentrée de septembre, ce qui fut fait.
- Il est indiqué que Stéphane Coppey n'aurait pas pris position contre la tentative de blocage du vote du budget 2009 par le SICOVAL et aurait, par ailleurs, inscrit une augmentation de 25% du budget de fonctionnement. Faux encore. Pour le premier point, une lecture de la presse de cette époque démontre le contraire. Le président de TISSEO a essayé de tenir un point d'équilibre et de consensus entre les trois collectivités membres du SMTC pour éviter l'éclatement. Sur le deuxième point, comme toutes instances démocratiques, des propositions ont été faites et des choix opérés par le conseil syndical. Le budget présenté par Stéphane Coppey lors de celui de mars 2009 est le fruit de ces discussions. Il a été voté par l'ensemble des représentants du Grand Toulouse.
- Il est insinué des "actions de communication superflues". Il convient de noter que le budget de communication de TISSEO représentait en 2009 0,42% du budget global et qu’il a été réduit en valeur absolue d'un tiers par rapport à 2008, et de moitié par rapport à 2007.
- Il est avancé une mauvaise gestion du conflit social. A noter que les diverses annonces par voix de presse de Pierre Cohen sur la gouvernance de TISSEO, et les rendez-vous impromptus pris par ce dernier avec les syndicats de TISSEO, ont créé un malaise social au sein de l'entreprise, délégitimant le Président en place au moment où des négociations salariales complexes commençaient, ce qui constitue une faute grave dans le cadre d’une nécessaire solidarité entre responsables politiques chargés de la gestion d’un tel organisme public.
Cette crise que traverse TISSEO n’est à ce jour en rien réglée, malgré les annonces faites, puisque nous considérons qu’elle nait de la volonté du Président du Grand Toulouse de prendre l’ascendant sur toutes les décisions du syndicat, au profit de la seule Communauté Urbaine, voire de la seule Ville de Toulouse, et que rien aujourd’hui prouve qu’il ait changé de posture politique.
Les Verts dans leur ensemble, considèrent que cet acte majeur d’éviction de deux élus Verts est, à lui seul, générateur de division et de tensions entre les forces de gauche et écologistes au moment même ou elles ont l’impérieuse nécessité de consolider leur partenariat et leur capacité à coopérer face aux attaques sans précédents de la droite sur les acquis sociaux et les acquis démocratiques.
Les Verts dans leur ensemble, considèrent que cet acte majeur d’éviction de deux élus Verts est, à lui seul, générateur de division et de tensions entre les forces de gauche et écologistes au moment même ou elles ont l’impérieuse nécessité de consolider leur partenariat et leur capacité à coopérer face aux attaques sans précédents de la droite sur les acquis sociaux et les acquis démocratiques.
Les Verts appellent donc l’ensemble des élus et militants socialistes, communistes et radicaux, à s’interroger sur ces pratiques politiques, générés par le Maire de Toulouse et ses proches. Ils les appellent à un sursaut de démocratie locale et de responsabilité politique, au risque de devoir assumer, aujourd’hui et demain, les conséquences du message négatif envoyé aux militants et à l’électorat de gauche.
lundi 1 février 2010
Voyage en eau trouble ...
L'opacité des entreprises de distribution d'eau est à l'image de leur manque d'intérêt pour la gestion d'un bien commun - Danielle Mitterrand, dans un appel aux maires de FranceFin 1991, la distribution de l'eau à St-Orens a été confiée à la Lyonnaise des Eaux. Dans les formes actuelles de la délégation de ce service public à des entreprises privées, des pans entiers de la gestion comptable échappent au contrôle des usagers, comme le souligne la Chambres Régionale des Comptes. Cela favorise des surfacturations, d'où un prix de l'eau pour les usagers bien supérieur à celui des Régies.
En février 2009, un audit a été lancé sur la gestion de l'eau par la Lyonnaise, les cabinets en charge de l'audit avaient 4 mois pour rendre leur rapport. Nous pensions donc pouvoir vous rendre compte des conclusions de l'audit.
Las, l'audit a pris du retard, la Lyonnaise semblant peut pressée de communiquer les informations indispensables à l'audit. Suspension, reprise ... cela nous mène à la mi novembre 2009, date à laquelle un "pré rapport" est remis à un cercle très restreint : Mrs Cohen, Raynal et Mahé, ce dernier est le directeur général des services du Grand Toulouse. Les élus de St-Orens, pourtant concernés au premier chef, n'ont droit à aucune information, les dossiers de l'eau sont tellement sensibles que la confidentialité et les négociations avec les "fermiers" de l'eau (les grand groupes Veolia, Suez, Saur) nécessiteraient cette discrétion.
Aux dernières nouvelles, après avoir posé la question lors de la tenue de la dernière commission Eau & Assainissement du Grand Toulouse, les conclusions de l'audit devraient être présentées le 24 février.
Alors patience ?
Parallèlement à cet audit technique, financier et juridique, un audit similaire était mené sur le contrat de Toulouse avec Veolia.
Mais là aussi, on observe la même difficulté à avoir accès aux rapports des auditeurs. L'information de première main est limitée aux quelques décideurs cités ci-dessus, et on diffuse auprès des différents groupes politiques qu'un "powerpoint" démontrant que le maintien de la délégation de service public, associé à une réduction du prix de l'eau négociée avec l'opérateur avec Veolia, est préférable au retour en Régie publique en 2015.
L'audit démontre un grand nombre d'irrégularités dans le contrat, avec des surfacturations importantes (1,7 M€ en 2007), ce qui justifie en soi un retour rapide en Régie, pour être maître des coûts.
Mais le système de contrat mis en place est des plus pervers : en plus des droits d'entrée payés par Veolia pour avoir la concession de l'eau, cette société reverse chaque année 5 M€ de redevance, reversée au budget de la Communauté Urbaine. Cette situation est anormale et illégale, l'usager doit payer pour le prix de l'approvisionnement et du traitement, et non payer un impôt déguisé. Mais certains politiques en bons gestionnaires semblent préférer ne rien changer à cette situation !
Les résultats de l'audit à Toulouse montrent également la nécessité de mener un audit similaire sur l'assainissement, là aussi contrôlé par Veolia, et où là aussi les surfacturations seraient très élevées, au dire de certaines personnes bien informées.
A ne pas manquer !
Avant la prise de décision de la CUGT sur les suites de l'audit sur l'eau de
la ville de Toulouse, l'association Eau Secours 31 vous invite à la réunion publique sur
la gestion de l'eau, le 4 février à 20h30, salle Castelbou, 22 rue Léonce Castelbou, Quartier Arnaud-Bernard, à Toulouse.
Cette réunion sera animée par Raymond Avrillier, maire adjoint honoraire de
la ville de Grenoble, auteur du livre "le système Carignon".
Raymond Avrillier est à l'heure actuelle, un des meilleurs spécialiste
français de la gestion de l'eau et de l'assainissement.
Plus d'infos sur l'audit de l'eau à Toulouse:
Gestion de l’eau : le débat démocratique boit la tasse
et notamment l'interview de Jean-Luc Touly, auteur de "L'eau de Vivendi, les vérités inavouables", publié en 2003, et de "L'eau des multinationales", Fayard, 2006.
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