vendredi 3 mai 2013
mercredi 1 mai 2013
Initier la transition énergétique
Anticiper, c'est prévoir : lutter contre les gaz à effet de serre et le réchauffement climatique, en remplaçant les énergies fossiles par les énergies renouvelables et en assurant l'isolation thermique des bâtiments. Ces actions sont nécessaires pour prévenir l'augmentation des dépenses d'énergie et la précarité énergétique qui en résulte pour les personnes à faibles revenus.
Si nous ne pouvons agir directement sur la rénovation des bâtiments privés, il nous a paru important d'apporter des éléments d'information et de conseils aux Saint-Orennais.
La thermographie aérienne de St-Orens
Une thermographie aérienne réalisée par la municipalité, en collaboration avec le Sicoval, en février va permettre de connaître les déperditions de tous les bâtiments de la ville au niveau des toitures, ce qui représente grosso modo 30% des pertes thermiques d'un bâtiment.
Exemple de carte de thermographie aérienne
Les données du levé aérien seront disponibles en mai/juin. Chacun pourra juger du niveau d'isolation de ses combles, lors de réunions de quartier organisées en septembre et octobre, et bénéficier des conseils des experts des points Info-Energie, concernant les techniques d'isolation et les différentes aides dont on peut bénéficier. Un salon sur l'isolation organisé à Diagora en octobre permettra une mise en relation avec des professionnels du bâtiment.
Des études thermiques plus fines vont être menées sur les bâtiments communaux, dont certains sont de vraies passoires énergétiques, pour déterminer les actions d'isolation les plus efficaces.
Si des améliorations ont été apportées ces dernières années, avec l'installation de chaudières gaz à condensation, qui permettent des économies de consommation de 25-30%, ou le remplacement d'huisseries mieux isolantes dans les écoles, il n'y a jamais eu d'analyse sur les ratios économie réalisée par rapport à l'investissement engagé. Il nous parait important quand nous engageons de l'argent public de veiller à son utilisation optimale.
Nous regrettons qu'il n'y ai pas à ce jour de plan pluriannuel de rénovation énergétique des bâtiments communaux. L'accent a été porté au budget 2013 sur l'embellissement de ces bâtiments, notamment des écoles, avec réfection des peintures intérieures et extérieures. Était-ce bien la bonne priorité à avoir ?
Un projet de réseau de chaleur à l'étude
Une première étude a été menée concernant la possibilité de créer un réseau de chaleur bois vers l'Orée du Bois. Il s'avère en effet possible de relier différents équipements public (lycée, collège, piscine) et les futurs bâtiments de la 3e tranche de la Zac de Tucard.
Les réseaux de chaleur ont eu leur vogue dans les années 50 pour assurer la fourniture de chaleur dans les grands ensemble. Ils retrouvent un intérêt actuellement avec le développement de la filière bois en Midi-Pyrénées, qui permet de fournir une énergie renouvelable. Ils s'avèrent rentables (5 à 10% d'économie attendue sur la facture de chauffage) même si les investissements initiaux, pour mettre en place le réseau de tuyaux, sont plus importants que les systèmes de chauffage individuels.
Reste à convaincre le Conseil régional, le Conseil général, la Sem Oppidea, le Sicoval de l'intérêt de ce projet, pour aller plus avant dans l'étude technique.
Nota : pour ceux qui s’inquiéteraient d'avoir à financer via leurs impôts ce gros investissement, précisons qu'une délégation de service public (DSP) impliquant un opérateur privé, qui assure l'investissement, peut être mise en place.
lundi 1 avril 2013
Budgéconome ?
Nous portons, en tant qu'écologistes, un intérêt particulier aux budgets de la commune, car s'ils assurent le fonctionnement quotidien des services de la collectivités, du scolaire au social, de l'état civil à la sécurité, ils conditionnent à travers les études réalisées et les investissements effectués l'avenir de notre territoire.
Tout territoire, bassin de vie doit être résilient face aux crises à venir et aux menaces possibles. La résilience est la capacité d'un organisme, d'un groupe ou d'une structure à s'adapter à un environnement changeant. Or nous savons que nous serons confrontés au changement climatique, au "peak oil", qui se traduit par l'augmentation du cours des énergies fossiles, sans parler d'une situation économique et financière difficile et incertaine en ce temps de mondialisation généralisée. La recherche de la plus grande autonomie possible en terme alimentaire, énergétique y concourt.
Nous ne croyons pas à une croissance infinie, Nous ne pouvons donc plus nous permettre d'accumuler déficits sur déficits au niveau de l'état, ou d'emprunter à tout va et faire supporter les charges qui en résultent aux générations futures.
Au moment où les axes stratégiques de l'Agenda 21 vont être définis, il nous apparait important d'analyser les grands axes du budget, dans ses aspects positifs vis à vis d'un développement soutenable (le mot durable est par trop ambigu), comme dans ses faiblesses ou ses contradictions.
Rappelons au niveau des recettes que les dotations de l'état et les subventions du Conseil Général sont à la baisse, et que nous devons contribuer à la péréquation entre communes riches et pauvres (la solidarité doit aussi s'appliquer entre territoires). Les recettes provenant de Toulouse métropole se maintiennent, grâce au maintien de l'activité économique sur l'agglomération. Quant aux taxes perçues par la commune, elles restent à niveau constant (hors inflation).
Nous constatons sur notre commune au niveau financier, une réduction progressive de l'autofinancement (la différence entre les recettes et les dépenses et annuités d'emprunt), seule possibilité d'investir sauf si on fait appel à l'emprunt. Et nous alertons sur l'effet ciseau qui en résulte.
Cet réduction des marges de manœuvre va être accentuée par l'augmentation des effectifs, avec la création de nouveaux postes, dont l'impact financier se mesurera pleinement en 2014. Les projections intégrant les effets du GVT (Glissement Vieillesse Technicité), qui fait évoluer la masse salariale, même en l'absence d'évolution du point d'indice) sont inquiétantes à moyen terme.
Le résultat positif du compte administratif masque en partie cet effet, mais il devrait nous interroger sur la capacité des services à engager tous les projets prévus lors du budget précédent.
Et si la capacité d'investissement reste conséquente, c'est grâce aussi à l'emprunt de 1,5 M €, qui sera levé.
Nous ne sommes pas opposé à une politique d'emprunt (le montant de la dette ayant été ramené à un niveau relativement acceptable pour une commune de notre strate), mais à condition que les investissements ainsi financés soient des investissements réellement durables, permettant soit de réduire les coûts de fonctionnement de nos services, soit résultant d'une demande sociale clairement identifiée.
Des signes existent d'un intérêt pour assurer la transition énergétique :
- un support au services pour définir les actions de la collectivité pour réduire les gaz à effets de serre - rappelons l'engagement de notre collectivité de réduire de 5% par an ces émissions ;
- une thermographie fine des bâtiments et des préconisations en terme d'isolation et de chauffage (mais l'étude sur le potentiel énergétique de notre territoire n'a pas été retenue lors des arbitrages budgétaires).
Cependant nous nous interrogeons sur la méthode d'arbitrage des différents projets :
- des actions de rénovation sont programmées sans étude préalable quant à leur efficacité ;
- des sommes conséquentes sont consacrées cette année au ripolinage extérieur et intérieur des écoles ; nous pensons que des travaux d'entretien sont toujours nécessaires pour maintenir le bon état des bâtiments et éviter la dégradation de ce patrimoine, mais nous nous interrogeons sur l'urgence de certains de ces chantiers, ces sommes ayant surement été à notre avis mieux employées pour des chantiers d'isolation thermique.
- pas de réflexion de fond sur la réduction des coûts de l'éclairage public (voirie, terrains de sports), alors que des communes comme Lacroix-Falgarde, Quint-Fonsegrives, Villeneuve-Tolosane sont engagées dans des démarches fortes en ce domaine.
Peut-être faisons nous erreur dans notre appréciation ? Mais nous le saurons sous peu, grâce à la thermographie aérienne réalisée sur notre commune, nous permettant d'avoir une meilleure connaissance des déperditions thermiques, notamment des bâtiments communaux.
Mais revenons à une analyse plus générale, quant aux méthodes d'évaluation et d'arbitrage budgétaire :
- nous notons l'absence d'analyse du budget de fonctionnement existant, qui est reconduit, notamment en terme d'économies possibles, avec une analyse portant uniquement sur les projets nouveaux,
- une absence de règles claires d'attribution des subventions aux associations,
- une absence d'indicateurs économiques, sociaux concernant les projets d'investissements.
Alors que l'Agenda 21 va dans son plan d'actions mentionner des indicateurs de suivi et d'évaluation, nous en restons dans notre collectivité dans les arbitrages budgétaires à un simple équilibre comptable, où naturellement chaque service, chaque adjoint naturellement défend au mieux ses propositions, loin de critères réellement objectifs et concertés concernant les choix à opérer.
Nous savons que ces propos pourront paraître dérangeant à nos collègues de la majorité municipale, mais notre devoir de sincérité et notre volonté de transparence nous l'imposent.
vendredi 22 mars 2013
Massacre à la tronçonneuse
De la théorie :
"L’aménagement de la Zac de Tucard a été conçue dès l’origine dans un souci de maintien des trames verte et bleue (corridors écologiques). Ainsi, le projet protège et renforce les éléments remarquables du paysage (haies, chemins creux, etc.), abritant une biodiversité intéressante en milieu urbain (inventaires naturalistes réalisés préalablement).L’aménageur de la ZAC (OPPIDEA) s’est adjoint les services d’un bureau d’études spécialisé dans les domaines environnementaux pour l’accompagner dans la rédaction des cahiers des charges des lots à construire. "
... à la pratique aux Jardins de Tucard :
Mercredi 20 mars 2013 en début d'après midi, des voisins alertent : le conducteur d'une pelleteuse tente d'abattre un chêne tricentenaire.
Traces de pelleteuses sur le chêne
Des contacts sont pris pour en savoir plus auprès des opérateurs, alors que les haies du secteur sont protégées dans le Plan Local d'Urbanisme (PLU). Intervention sur place, tout le monde pense que le chantier est stoppé.
Les points verts indiquent sur la carte du PLU (secteur des Jardins de Tucard) la trame végétale existante à protéger au titre de l'article L. 123.1.5.7° du Code de l'urbanisme
Jeudi 21 mars 2013, à 8h30, nouveaux appels signalant que les bûcherons sont sur place et abattent les arbres !
mercredi 27 février 2013
Plus de densité et plus d'urbanité ?
La révision du Plan Local d'Urbanisme, dont l'enquête publique vient de s'achever lundi 23 mars, cherche à satisfaire des enjeux contradictoires : accueillir plus d'habitants tout en préservant les espaces agricoles et naturels.
La croissance de la population toulousaine continue, même si elle est bien moins forte que celle prévue de 15 000 habitants/an. Toulouse s'est développée, dans les décennies passées, par un grand étalement urbain. Il convient de limiter très fortement cet effet tache d'huile, pour éviter de consommer des terres agricoles ou maraîchères de bonne qualité ou d'avoir à gérer des espaces publics (routes, réseaux) coûteux à entretenir dans les zones peu denses.
Le Plan Local d'Urbanisme n'ouvre pas de nouvelles zones d'urbanisation (à court terme, précisons le !), en dehors de la ZAC de Tucard. Les nouvelles opérations qui voient le jour remplacent le plus souvent un pavillon par un petit immeuble collectif. Même si cet accroissement de nombre de logements n'entraîne actuellement qu'une légère augmentation de population, la question des déplacements dans notre secteur est loin d'être résolue et suscite de nombreuses interrogations et craintes.
Des améliorations concernant les transports en commun vont être apportées, à partir du 11 mars, en terme de fréquence (la ligne 78, qui va utiliser la Liaison Multimodale Sud-Est (LMSE) pour rejoindre la ligne B du métro, aura une fréquence de passage des bus toutes les 10 minutes en heure de pointe et une meilleure régularité) et d'amplitude (de nouvelles dessertes le soir et le dimanche).
Des usagers se sont plaints de ne plus avoir de liaison directe vers le centre ville, assurée jusque là par le 78. Cela est vrai et oblige soit à changer de moyen de transport : soit du bus vers le métro (à Grammont ou à Pharmacie) , soit de changer de bus à la gare de la LMSE (du 78 ou du 83 vers le 10), mais les temps d'attente devraient être faibles.

Nos critiques porteront sur des questions d’aménagement :
- la ligne 10 étant prolongée jusqu'à la LMSE, ses bus vont se retrouver dans les bouchons des heures de pointe. Une étude montrait que des aménagements légers pour faciliter la circulation des bus étaient amortis en 3 ans (ce qui est exceptionnel concernant des investissements transports !), pas de décision d'engager ces travaux ! Des arguments "écologiques" auraient freinés les décideurs ! Nous en rions encore.
- l'aménagement routier qui prolonge la LMSE au delà de la route de Revel ne prend pas en compte le futur site propre pour les bus pour rejoindre la route de Castres (cela n'était pas prévus dans le précédent Plan de Déplacement Urbain). On recassera donc ce qu'on a réalisé, ça fait marcher les entreprises de BTP !
- le parking relais, à proximité de la gare de bus, ne sera réalisé que dans un an, pour un coût très élevé, 500 000 € pour 50 places, soit 10 000 € la place de stationnement !

Pour le plus long terme, peut-être devrions nous faire appel à une voyante extra-lucide, car on y voit toujours aussi peu clair : pas d'étude en cours à notre connaissance concernant le futur site propre pour bus à haut niveau de service ou tram à destination de St-Orens. Si le métro de Labège est programmé pour 2019, son financement n'est pas à ce jour bouclé. C'est peut-être la Jonction Est qui verra le jour (le groupe Capio, qui déplace deux de ses cliniques près de Labordes a du participer à son financement), alors que cet investissement routier fait partie des Grands Projets Inutiles, tout au moins inefficace et très coûteux : son résultat sera d'engorger encore un peu plus la rocade.
Il est préférable à notre avis de financer le maillage du secteur sud-est par des transports en commun efficaces, rapides et moins polluants.

Nous ne sommes pas seuls à le penser, la Chambre régionale des comptes dans son rapports de février 2013 pointe sans équivoque l’insuffisance de la politique transports de notre agglomération : « Les investissements réalisés lors des trois dernières décennies n’ont que pour partie répondu aux besoins de la population. La saturation du réseau routier et les difficultés de mobilité de la population active deviennent aujourd’hui un enjeu majeur ».
La croissance de la population toulousaine continue, même si elle est bien moins forte que celle prévue de 15 000 habitants/an. Toulouse s'est développée, dans les décennies passées, par un grand étalement urbain. Il convient de limiter très fortement cet effet tache d'huile, pour éviter de consommer des terres agricoles ou maraîchères de bonne qualité ou d'avoir à gérer des espaces publics (routes, réseaux) coûteux à entretenir dans les zones peu denses.
Le Plan Local d'Urbanisme n'ouvre pas de nouvelles zones d'urbanisation (à court terme, précisons le !), en dehors de la ZAC de Tucard. Les nouvelles opérations qui voient le jour remplacent le plus souvent un pavillon par un petit immeuble collectif. Même si cet accroissement de nombre de logements n'entraîne actuellement qu'une légère augmentation de population, la question des déplacements dans notre secteur est loin d'être résolue et suscite de nombreuses interrogations et craintes.
Des améliorations concernant les transports en commun vont être apportées, à partir du 11 mars, en terme de fréquence (la ligne 78, qui va utiliser la Liaison Multimodale Sud-Est (LMSE) pour rejoindre la ligne B du métro, aura une fréquence de passage des bus toutes les 10 minutes en heure de pointe et une meilleure régularité) et d'amplitude (de nouvelles dessertes le soir et le dimanche).
Des usagers se sont plaints de ne plus avoir de liaison directe vers le centre ville, assurée jusque là par le 78. Cela est vrai et oblige soit à changer de moyen de transport : soit du bus vers le métro (à Grammont ou à Pharmacie) , soit de changer de bus à la gare de la LMSE (du 78 ou du 83 vers le 10), mais les temps d'attente devraient être faibles.
Les nouvelles lignes de bus
Nos critiques porteront sur des questions d’aménagement :
- la ligne 10 étant prolongée jusqu'à la LMSE, ses bus vont se retrouver dans les bouchons des heures de pointe. Une étude montrait que des aménagements légers pour faciliter la circulation des bus étaient amortis en 3 ans (ce qui est exceptionnel concernant des investissements transports !), pas de décision d'engager ces travaux ! Des arguments "écologiques" auraient freinés les décideurs ! Nous en rions encore.
- l'aménagement routier qui prolonge la LMSE au delà de la route de Revel ne prend pas en compte le futur site propre pour les bus pour rejoindre la route de Castres (cela n'était pas prévus dans le précédent Plan de Déplacement Urbain). On recassera donc ce qu'on a réalisé, ça fait marcher les entreprises de BTP !
- le parking relais, à proximité de la gare de bus, ne sera réalisé que dans un an, pour un coût très élevé, 500 000 € pour 50 places, soit 10 000 € la place de stationnement !
Pour le plus long terme, peut-être devrions nous faire appel à une voyante extra-lucide, car on y voit toujours aussi peu clair : pas d'étude en cours à notre connaissance concernant le futur site propre pour bus à haut niveau de service ou tram à destination de St-Orens. Si le métro de Labège est programmé pour 2019, son financement n'est pas à ce jour bouclé. C'est peut-être la Jonction Est qui verra le jour (le groupe Capio, qui déplace deux de ses cliniques près de Labordes a du participer à son financement), alors que cet investissement routier fait partie des Grands Projets Inutiles, tout au moins inefficace et très coûteux : son résultat sera d'engorger encore un peu plus la rocade.
Il est préférable à notre avis de financer le maillage du secteur sud-est par des transports en commun efficaces, rapides et moins polluants.
Nous ne sommes pas seuls à le penser, la Chambre régionale des comptes dans son rapports de février 2013 pointe sans équivoque l’insuffisance de la politique transports de notre agglomération : « Les investissements réalisés lors des trois dernières décennies n’ont que pour partie répondu aux besoins de la population. La saturation du réseau routier et les difficultés de mobilité de la population active deviennent aujourd’hui un enjeu majeur ».
vendredi 1 février 2013
Mauvaises ondes
Comme enterrement de première classe, on peut difficilement faire mieux. Qu'un texte de loi sur les ondes électromagnétiques proposé au débat à l'assemblée nationale soit renvoyé illico, par un artifice de procédure, en commission en dit long sur le fonctionnement de notre démocratie. Que n'auraient dit certains, du temps de Sarkozy, sur une telle méthode !
Le procédé est d'autant plus honteux quand on apprend que le groupe des députés écologistes n'a qu'un créneau sur l"année pour soumettre de nouveaux projets de loi. Revenez donc l'année prochaine en débattre ! Nous qui pensions que les députés avaient grande liberté au parlement pour soumettre des projets de loi ou réviser certaines, nous tombons de haut. Les groupes majoritaires PS ou UMP font la loi, on est loin de l'appel à idées !
Dans la proposition de loi, les écologistes avaient proposé des mesures pour réduire les seuils d'exposition aux ondes électromagnétiques, l'usage du Wi-Fi, notamment dans les crèches, et appliquer le principe de précaution.
Fleur Pellerin, la ministre chargée de l'Economie, a mis en garde contre les "peurs irrationnelles" (sic) liées aux ondes émises par les téléphones portables ou les antennes-relais. Selon elle, la 4G, qui doit prendre le relais de la 3G représente "un investissement de 3 milliards d'euros sur les cinq prochaines années". On constate donc que les opérateurs de téléphonie mobile ont bien fait leur travail de lobbying.
Jean-Vincent Placé, sénateur écologiste, l'a accusée de se préoccuper "plus des opérateurs du secteur de la téléphonie que de la santé des enfants des villes et des campagnes". Pour lui, il est "très inquiétant qu'une ministre reprenne en 2013 des arguments qu'on a pu entendre dans des débats du Médiator, de l'amiante".
Mais il y a quelqu'un qu'on n'a pas du tout entendu sur ce sujet, c'est la ministre de l'Environnement. Rappelez-moi son nom ?
Vous vous interrogez sur l'impact des ondes électro-magnétiques et désirez en savoir plus ?
- Robin des Toits, association nationale,
- CRIIREM, Centre de Recherche et d'Information Indépendant sur les Rayonnements Electromagnétiques, l'équivalent du CRIRAD dans le domaine du nucléaire,
- Antennes 31, association de la Haute-Garonne.
jeudi 31 janvier 2013
Voisins solidaires
Les écologistes ne s'occupent pas que des petites fleurs. L'écologie politique est un projet de société, visant à tisser des solidarités, et pour cela la sécurité des personnes, des biens doit être assurée. Il n'y a pas de contradiction quant à notre volonté de mettre fin à toutes violences tout en s’affirmant non-violent, entre la nécessité d’un cadre étatique, tout en priorisant les solutions locales les plus adaptées, en privilégiant l’action préventive tout en répondant à ses échecs par la sanction.
Les Saint-Orennais, comme tous les Français, aspirent à la sécurité, dans tous les domaines, il importe donc d'agir dans des domaines aussi variés que les atteintes aux personnes, la délinquance, la sécurité routière, les risques majeurs, l'incivisme, les violences familiales.
La sécurité est un bien commun, c’est bien l’affaire de tous.
N'attendons pas tout des services de police ou de gendarmerie ou des nouvelles techniques de surveillance par caméras.
Tout citoyen a un rôle à jouer pour prévenir la délinquance, pour contribuer à la tranquillité publique, pour développer une culture du risque, afin d'éviter de se mettre en danger lui et sa famille.
A ce titre, la question de la sécurité et de la vigilance entre voisins ne peut être traitée à part mais doit être intégrée à un effort global vers plus de lien social (ce qui est vrai pour la surveillance et les risques de cambriolages l'est aussi pour la canicule, les personnes âgées la surveillance des enfants, les cas de force majeure ... ).
Voisins vigilants ou voisins solidaires ?
Il nous parait plus utile et efficace de favoriser les solidarités de voisinage, plutôt que d’encourager de possibles dérives vers des milices et une paranoïa permanente uniquement centrée sur la sécurité.
A ce titre, les associations de quartier, les repas de quartiers aident à mieux se connaître et à développer ces actions d'entraide, que ce soit surveiller la maison de son voisin quand il est en vacances et nourrir le chat, aider sa voisine âgée, réprimander un enfant dégradant un jeune arbre, informer son voisin que stationner sur le trottoir c'est bien gênant.
Si vous n'avez pas d'association dans votre quartier et vous sentez isolé : le site Web de Voisins solidaires, les bons côtés d'être à côté, peut vous donner des idées et envie d'agir.
Internet peut aussi offrir de nouveaux moyens au service du vivre ensemble et des relations de solidarité entre habitants d’une même ville, d’un même quartier, d’une même rue, par exemple, Peuplade, " le site qui vous relie à votre quartier et à ses habitants " ou Voisineo, qui invite à la création de véritables " Communautés de Quartier ", mais avec des risques de dérive commerciale, comme on le constate déjà sur ces sites.
Quelle est la situation en matière de délinquance, quelle est son évolution à St-Orens ?
La commune a mis en place un Conseil Local de Sécurité et de Prévention (CLSPD), qui associe de nombreux partenaires, le maire, des élus, des techniciens (police municipale, ..), des représentants de la Préfecture, du Procureur de la République, mais aussi des bailleurs sociaux, des associations.
Un diagnostic a été réalisé sur les questions de sécurité permettant de mieux suivre l'évolution de la délinquance sur les huit dernières années.
On observe un faible nombre de vols avec violences, avec ou sans arme, qui reste stable ; les vols à la tire, à l'étalage et les autres types de vol évoluent à la hausse, mais on ne dispose que d'une série statistique plus courte. Beaucoup ont lieu sur la zone commerciale.
Concernant les cambriolages, un phénomène en dent de scie, avec un pic à l'été 2011 sur le quartier du Corail. Pour les bâtiments commerciaux ou industriels, la tendance est à la baisse.
Concernant les automobiles, deux roues, leurs est en forte diminution de même que les vols à la roulotte, les vols d'accessoires, les destructions ou dégradations de véhicules.
En cas d'absence, pendant les vacances, pensez à prévenir vos voisins mais aussi la police municipale et la gendarmerie (cf Opération Tranquilité vacances), qui effectuent des rondes.
Les infractions à la législation sur les stupéfiants fluctuent, mais est fonction de l'activité des services de gendarmerie ou de la police municipale, et ne représente pas un indicateur de la vente et de la consommation de ces produits.
Les accidents routiers restent stables (mais pas d'accident mortel depuis 2010 sur la commune).
Nous avons abordés les risques et menaces associés à notre société humaine, mais nous avons aussi à considérer les risques naturels et technologiques, à apprendre à nous en protéger et à savoir comment réagir en cas de situation critique.
Les Risques Majeurs
Toutes les communes doivent informer leurs habitants sur les risques majeurs auxquels nous pouvons être exposés. Un document d'information, au nom barbare de DICRIM, est en cours d'élaboration.
Symboles des risques naturels et technologiques
Il décrit les risques d'inondation, de phénomènes climatiques (tempêtes, canicule, grand froid), phénomènes qui risquent de s'accentuer avec le réchauffement climatique, de gonflement/retrait des argiles qui peuvent fissurer les habitations, et également des risques technologiques (risque de rupture du barrage de la Ganguise (retenue de l'Estrade), accident de la route impliquant un camion transportant des matières dangereuses, risque d'accident à la centrale nucléaire de Golfech.
Le barrage de la Ganguise
Les bons réflexes à avoir en cas d'accident ou de catastrophe y sont décrit. Par exemple, ce qui pourra vous surprendre, ne pas aller chercher ses enfants à l'école dans l'urgence, car un Plan de mise en sécurité des enfants a été mis en place dan s tous les établissements scolaires. Autre exemple : ne pas s'engager sur une route inondée (un véhicule peut flotter si la hauteur d'eau est supérieure à 30 cm et être emporté par le courant).
La commune devra ensuite mettre en place un Plan Communal de Sauvegarde, pour alerter et agir en cas de catastrophe et coordonner ses moyens d'action.
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