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lundi 9 juin 2014

Ras la moquette ...




La gestion différenciée dans le collimateur de la nouvelle équipe municipale de St-Orens de Gameville ?

Cela ne serait pas outre mesure surprenant vu la proximité politique de l'équipe avec celle de Jean-Luc Moudenc, le nouveau maire de Toulouse, qui dans son programme électoral a promis de "supprimer les herbes folles".

Pourtant, à la lecture du programme électoral de Dominique Faure, les affirmations sur la nécessité de préserver l'environnement sont nombreuses :
- le développement urbain, inscrit dans le développement durable, "ne doit pas détruire notre cadre de vie",
- une "démarche concrète et efficace visant l'excellence écologique en conduisant des actions de terrains en faveur de la biodiversité",
- la "préservation des zones vertes et boisées, poumons verts de la commune, sera le premier 
maillon de notre politique environnementale."

Quel écologiste ou défenseur de l'environnement ne saurait applaudir à ces propositions, s'inscrivant dans le prolongement des actions que nous avions initiées et menées au sein de la précédente équipe municipale ?

Cela semblait bien démarrer avec la création d'une commission extra-municipale, avec la présence en son sein de membres de l'association environnementale Saint-Orens Nature Environnement, et la création de groupes de travail sur l'entretien des zones enherbées et la communication sur la gestion différenciée.



Rappelons que la gestion différenciée est une gestion "écologique" des espaces verts de la commune, permettant de réduire la consommation d'eau, d'engrais, de supprimer les produits phytosanitaires en mettant en oeuvre des techniques biologiques sans impact sur la santé et de favoriser une plus grande biodiversité, à l'heure où la disparition d'espèces du fait des pratiques humaines devient très inquiétante. Tout en adaptant cette gestion en fonction des usages de ces espaces par la population.
Mais nous constatons que la gestion différenciée des espaces verts, initiée depuis trois ans, est profondément remise en cause.

Avec une présence humaine relativement forte dans la partie urbanisée de notre commune, la protection de la flore et de la faune peut sembler difficile ou non réaliste, pourtant il a été possible de trouver un équilibre entre des zones refuges et des biotopes équilibrés et les activités de loisirs et de détente nécessaire à la population, et c'est ce qui a été recherché lors de l'expérimentation de la gestion différenciée sur la commune, avec une cartographie qui a évolué pour tenir compte des demandes des habitants.

Cette approche est fortement remise en cause avec une approche des plus limitatives : uniquement la protection de plantes emblématiques telles les orchidées, alors que les naturalistes insistent sur la protection de la nature ordinaire, en permettant la reproduction des plantes avec le retour de parcelles de prairie entretenues par des fauches tardives en juillet. Les nouveaux élus privilégient également le retour aux pelouses tondues et les fauches ont déjà eu lieu, avant même que les groupes de travail des commissions aient rendu un avis. Des choix faits d'ailleurs sans la moindre expertise technique.

Le rôle des continuités écologiques est occulté, comme celle de la "coulée verte", sous la ligne haute tension ou celle qui devrait s'appuyer sur le futur parc urbain du Tucard, pour éviter que des zones vertes se retrouvent isolées du fait de l'urbanisation, ce qui entraîne à terme une réduction du nombre d'espèces présentes.

L'évolution des pratiques de gestion des espaces verts entraîne certes des réactions d'usagers ou de riverains, en lien avec des craintes qui s'avèrent le plus souvent infondées (serpents, allergies, rats, tiques, ...) ou avec des appréciations esthétiques concernant les "herbes folles", liées à un regard forgé par 50 ans de coupes rases. 

Il est plus facile de surfer sur les critiques de quelques habitants en revenant aux anciennes pratiques que de chercher à communiquer pour expliquer que les nouvelles démarches environnementales visent à maintenir une plus grande variété d'espèces sur notre territoire & à varier les ambiances paysagères, alors que c'est pourtant de notre point de vue la seule démarche d'avenir.

Il est toujours plus facile de faire du populisme ou du clientélisme que de définir une politique claire en matière environnementale, de l'expliquer et de la confronter  aux critiques.

Pour aider les nouveaux décideurs de la commune, voici notre contribution pour ce travail d'explication :

Pourquoi diversifier les espaces verts ?
On assiste à une homogénéisation des paysages naturels, à la disparition des milieux et d'espèces animales et végétales dues à l'augmentation des milieux artificialisés que sont :
• les surfaces d’agriculture intensive (seules subsistent quelques bandes de végétation
sauvage subsistant entre les parcelles, le long des clôtures ou des haies,
• les lotissements,
• les zones industrielles,
• l'urbanisation en général et les infrastructures autoroutières …
Devant cette expansion, les milieux « naturels » et, plus particulièrement les milieux ouverts,
régressent fortement (pelouses naturelles, prairies humides, friches…). Face à ce phénomène, le fauchage tardif et la protection des milieux constituent des moyens de préservation de la flore spontanée et permettent, parfois, le retour d’espèces rares sur des espaces non rentabilisés.
Les mauvaises herbes, ça fait sale ! On paye des impôts pour que la commune soit propre ; alors il faut éliminer les mauvaises herbes !
En quoi sont-elles sales ? Qu'est-ce qui est le plus sale : les herbes ou les herbicides ? Les herbicides se retrouvent dans l'eau, le sol et dans l'air, ils menacent la biodiversité et sont en plus dangereux pour notre santé. Lorsqu'on voit une "mauvaise herbe", c'est un indicateur de bon état sanitaire de la zone et non de la saleté, en effet sa présence indique qu'aucun herbicide n'a été récemment appliqué à cet endroit. Sans parler du fait que l'usager paye la dépollution de l'eau qu'il consomme.

La nature c'est bon pour la campagne, la ville doit être propre et soignée !

La nature a pourtant toute sa place en ville. Premièrement, pour notre bien-

être : il est prouvé que la présence d'espaces verts en milieu urbain améliorent notre 

qualité de vie. Deuxièmement, car la nature se fait de plus en plus rare à la 
campagne. Les abeilles se portent mieux en ville qu’à la campagne, probablement parce qu’à la campagne, la pollution par les pesticides est plus importante, suite aux activités agricoles. L’Homme fait partie de la nature, de la biodiversité, mais elle est aujourd’hui hautement menacée. Il en va de notre propre intérêt de la préserver, et cela passe par le développement de la nature en ville.

Le fauchage tardif ne fait que disperser les chardons, les ronces et les orties !
Nous apprécions peu ces espèces car elles piquent, ne sont pas spécialement 
esthétiques et ont une tendance “envahissante”, mais les animaux, eux, 
en ont besoin ! Plusieurs espèces de papillons et d’oiseaux, par exemple, se 
nourrissent essentiellement de ces plantes. Bien sûr, il faut contrôler leur caractère 
envahissant, et le fauchage tardif annuel permet justement d'éviter leur extension.
Ces grandes herbes, ça cache des serpents, ça donne des allergies et il y en a qui y jettent leurs ordures !
Il est vrai qu'il y a trente ans, des vipères étaient présentes dans le secteur des Chanterelles, mais les recensements récents n'indiquent plus sa présence, c'était le dernier foyer de cette espèce en région toulousaine. Il y a encore des couleuvres sur le territoire de St-Orens, souvent confondues avec les vipères. Rappelons que les serpents appartiennent aux espèces protégées. Si vous avez un souci dans ce domaine, contactez Nature Midi-Pyrénées, qui a mis en place une opération SOS Serpent.
Concernant les allergies, certes les graminées y contribuent en partie par leur pollens, mais les surfaces de prairies concernées par la gestion différenciée par rapport aux surfaces de champs cultivés sont très faibles. Savez vous que le vent peut transporter les pollens sur des distances importantes allant de 50 à 80 km ? Il serait surement plus urgent d'agir sur la pollution due aux véhicules notamment diesel, car on sait maintenant que les phénomènes d'allergie sont amplifiés par les particules toxiques qui sont transportées par les pollens.
Quant aux canettes et autres déchets qu'on retrouve dans les herbes hautes, la faute en revient au manque de civisme de certains.

Concluons avec cette enquête qui relativise les critiques sur la gestion différenciée
"D'après une enquête réalisée à Toulouse, les personnes s’étant déjà plaintes de la présence de mauvaises herbes auprès de leur commune représentent seulement 2% de la population. Cette même enquête a par contre révélé que 77% des enquêtés se disent prêts à accepter plus de mauvaises herbes en ville." Source : Guide de communication adapté à la gestion différenciée

... et quelques ouvrages pour découvrir la nature à nos pieds :

Sauvages de ma rue, guide des plantes sauvages des villes de France, Muséum national d'Histoire naturelle et LePassage.

Un jardin pour les insectes, les connaître et favoriser leur présence, Delachaux & Niestlé.

Encyclopédie poétique et raisonnée des herbes, Denise Le Dantec, Bartillat.











samedi 1 mars 2014

Alimenter la ville ...


Plus de la moitié d’entre nous, les Terriens, vivons en ville. Et ce n’est qu’un début. Les Nations unies prévoient que, en 2050, deux tiers des êtres humains vivront en milieu urbain. La mégalopole de Tokyo (Japon) concentre déjà, à elle seule, 37 millions d’habitants. C’est 56 % de la population française, sur un territoire étendu comme trois fois l’Ile de France ! Il serait cavalier de comparer les destinées de la capitale nippone à notre métropole toulousaine de 800 000 habitants. Pourtant, c'est dans ces creusets urbains que se joue la métamorphose de notre société. Puisque l’humanité s’y agglutine, c’est au sein de la ville qu’il faut relever les défis de la transition énergétique, des circuits courts alimentaires, de la mobilité active, de la répartition des revenus, ... 

Consultez la synthèse du colloque 'Quelles ressources pour nourrir les villes ?'

Mais si la ville est créatrice de richesse, ce qui explique son attractivité, elle est de moins en moins autonome et dépend de sources d'approvisionnements de plus en plus éloignées. En cas de pénurie de pétrole, Paris ne disposerait que de quelques jours d'autonomie alimentaire : en effet, seuls 20% de l'approvisionnement alimentaire en Ile-de-France viennent de la région parisienne.

Pourtant, encore au XIXe siècle, l'approvisionnement des villes en denrées alimentaires était assuré par une agriculture de proximité formant une ceinture maraîchère autour des centres urbains. Ces ceintures constituées de maraîchers, de vergers et d'élevage pour le lait, assuraient l'accès aux citadins à ces denrées périssables indispensables.

Aujourd'hui ces ceintures ont disparu sous le béton de l'étalement urbain pour être remplacées par un va-et-vient incessant de camions et d'avions venant des quatre coins  du monde. Si bien que la frange qui sépare l’espace urbain de l’espace rural a pris des proportions sans commune mesure avec ce qu’étaient les limites urbaines du XIXe siècle.



Quel impact sur le territoire et quelles solutions ?

Modèle actuelModèle proposé
Dépendance vis-à-vis de la grande distributionParticiper à une répartition équitable des richesses
Interdépendance et mondialisation
Autosuffisance alimentaire
Destruction d'emploiCréer et multiplier des emplois
PollutionRéduire les transports de produits et minimiser les changements climatiques
DélocalisationRelocalisation de l'économie







Des étudiants ont pris le cas de la ville de Rennes se sont penchés sur les mutations "nécessaires" d'ici 2020-2030 au niveau de la production (plus économe, écologique, mobilisant davantage les espaces verts disponibles) et de la consommation (moins carnée, moins gaspilleuse) pour aller vers l'autonomie. D'après ce scénario, les terres de Rennes Métropole permettraient de couvrir près de 40 % des besoins. Augmenter les surfaces des jardins privés et publics (de 15 à 40 %), des forêts (cultivées à 30 %) et des espaces verts urbains (utilisés à 46 %) permettrait de "produire cinq fois la demande en fruits et légumes".

« Cultiver des légumes sur l’espace public pour tendre vers l’autonomie alimentaire », tel fut le mot d’ordre d’une démarche inspirée des « Incroyables comestibles », mouvement initié en 2008 en Grande-Bretagne.? - photo m. t.

En recréant une ceinture maraîchère autour de notre ville, nous :

  • Participons à une répartition équitable des richesses et encourageons les agriculteurs locaux car nous privilégions leurs produits plutôt que ceux vendus par l'industrie agro-alimentaire.
  • Favorisons l'autosuffisance alimentaire car en mettant en place une ceinture maraîchère nous devenons, dans une certaine mesure, indépendant vis-à-vis de  l'industrie agro-alimentaire.
  • Maintenons les emplois et favorisons la création de nouveaux car en consommant des produits issus de circuits courts nous dynamisons l'économie locale.
  • Proposons un prix juste et sans dépendance vis-à-vis de la grande distribution. En effet, du fait de l'absence d'emballage, de gâchis et d'intermédiaire, l'agriculture peut dégager un revenu décent, tout en appliquant un prix abordable.
  • Réduisons notre empreinte écologique car nous valorisons les produits issus de circuits courts et par conséquent diminuons le transport des marchandises.
  • Créons un pont, un lien entre les citoyens des villes et ceux des campagnes.
Pour en savoir plus : nous vous recommandons cette émission d'Arte "Nourrir les villes - Un enjeu pour demain" :
 

A lire aussi
 "Moins nombreux, plus heureux", un ouvrage collectif dirigé par Michel Sourrouille, aux éditions Sang de la terre, 176 p., 16 €, dont vous découvrirez une critique très fouillée sur le site Biosphère.

Egalement, sur le contrôle de la démographie, "Compte à rebours", de Alan Weisman, chez Flammarion, 426 p., 23,90 €, vous pouvez en consulter un résumé sur le site Economie durable et une interview de son auteur.

vendredi 21 février 2014

Cap au centre (ville) ?


Le débat est lancé, doit-on transformer le centre ville de St-Orens, "vétuste, inadapté, sans âme" en un "cœur de ville aéré et convivial " ?
Grâce à Sim city, construisez une ville !

Rien de mieux que la réalité virtuelle pour rêver et faire rêver. La liste Union & Avenir s'y essaie.

Le projet proposé par la liste Union & Avenir Saint-Orens de Gameville

Gros sous
Mais revenons à dure réalité financière. Créer une halle et de nouveaux parkings, c'est tout de suite 2 millions d'Euros pour la halle (nous reprenons tout simplement le coût de la halle de Castanet), plus la réalisation des nouvelles places de parking (entre 5000 et 10000 € l'emplacement).

Mais il faut aussi reconstruire les équipements existants sur le site de cette future halle : la salle polyvalente du Lauragais, les salles pour le judo et l'aikido, Mix'Ado, le Club des Ainés, le petit Lauragais, sous peine de priver les clubs sportifs, les associations de lieux adaptés à leurs activités.
Supposons que nous disposons des terrains d'accueil, il faut alors financer la reconstruction de l'ensemble de ces équipements.
Le calcul est simple, nous nous sommes basés sur le coût de salles polyvalentes de différentes tailles, un coût qui varie en fonction du niveau d'équipement, mais qui permet d'obtenir un coût moyen en fonction de la surface de la structure :

Coût en € d'une salle polyvalente en fonction de sa surface en mètres carrés

Cela nous permet de chiffrer aux alentours de 6 millions d'€ le coût de ces bâtiments, qui représentent 2400 m2 couverts.
Nous n'avons pas compté les coûts de démolition, de réalisation de l'esplanade, de remplacement de l'éclairage public, des fosses de plantation d'arbres, ... A minima 9 à 10 millions d'€ à financer, principalement avec les ressources communales, car les subventions tendent à fondre comme neige au soleil : le Conseil Général demande aux communes de ne soumettre qu'un projet "phare" par an et le pourcentage de subvention diminue et on ne peut compter sur des subventions exceptionnelles obtenues lors de la réfection des terrains de grand jeu des fédérations sportives ou du Centre National du Développement du Sport.
Doit-on consacrer autant d'argent à un équipement de prestige, quand on constate ses impacts financiers indirects ?


La Halle de Revel

Une halle, est-ce bien utile ?
Dominique Faure s'est surement inspirée dans sons projet de la halle de Revel, où réside son mentor, Alain Chatillon. Nous avons tous en tête l'image de ces bastides regroupées autour de leur halle. Mais nous, écologistes, avant de céder au charme légèrement désuet de ces villes neuves d'un autre temps, nous posons toujours la question du besoin quand nous abordons la question d'un investissement. Pourquoi construire une halle ?

Pour abriter le marché de plein vent qui porte bien son nom ? Pourquoi pas ! Mais pour un marché de fréquence hebdomadaire, est-ce bien nécessaire ?  On doit constater que la création de la halle de Castanet n'a pas généré l'animation et l'activité commerçante attendue.

Doit-on renforcer l'activité commerçante en "coeur de ville" ? Un sondage réalisé, en 2013, par des étudiants de l'Université du Mirail auprès d'habitants de St-Orens a montré l'attachement à leur quartier et montré que le centre n'a pas beaucoup de sens  en soi pour eux. C'est dû à la structure de notre ville, une ville allongée le long de sa rue principale.

On doit donc parler plutôt de polycentralité, avec des petits centres commerciaux, des équipements publics répartis. Cette vision correspond aux idées que nous défendons, pour des commerces de proximité, où on puisse aller chercher son pain ou son journal à pied ou en vélo, pour des écoles à moins d'un kilomètre de chez soi, ... Pourquoi vouloir regrouper les commerces au "centre", avec les problèmes de déplacements et de stationnement que cela générera ?




mercredi 19 février 2014

Du désherbant dans la nappe phréatique

C'est bien souvent incidemment qu'on découvre les problèmes environnementaux. Suite à un problème de pollution à l'arsenic de l'eau d'arrosage constatée aux jardins partagés de Castanet en 2010, il était apparu utile de contrôler la qualité de l'eau des puits des jardins partagés d'En Prunet. Une première analyse d'eau a montré l'absence d'arsenic et de métaux lourds, mais une deuxième portant cette fois sur la présence de pesticides, herbicides est plus inquiétante :
Glyphosate : 0,58 microgramme par litre
Ampa : 0,40 microgramme par litre
Pesticides : 1,039 microgramme par litre
Glyphosate Roundup de Monsanto
Certes l'eau pompée dans la nappe phréatique de la Saune ne sert qu'à l'arrosage des parcelles cultivées,  l'eau que nous buvons provenant principalement de la Montagne noire et une petite part de la Garonne.

Mais on constate que, si la qualité des eaux des rivières est de mauvaise qualité, sur tout le bassin de l'Hers, à cause des pratiques de l'agriculture intensive (nitrates, produits phytosanitaires, fongicides, herbicides), le problème s'étend aux nappes phréatiques, qui constituent nos réserves en eau.

Revenons sur l'analyse : le glyphosate est plus connu sous un de ses noms commerciaux, le Roundup. Il était sensé être inoffensif au dire de Monsanto, son inventeur, mais il est en fait responsable de malformations fœtales. Il est suspecté de provoquer l'intolérance au gluten.
L'Ampa est un métabolite issu de la dégradation du glyphosate, il est considéré comme plus dangereux pour l'environnement que la molécule-mère.
Pour l'eau dite potable, le seuil maximum autorisé pour chacun des ces produits est de 0,1 microgramme par litre d'eau.

Les Amis de la Terre France ont fait faire des analyses qui ont décelé du glyphosate dans les urines de volontaires de 18 pays européens. Sur les 10 Français qui avaient accepté de faire ces analyses, 3 étaient contaminés.

Il est particulièrement choquant, quand nous constatons cette pollution insidieuse via les aliments ou l'eau que nous consommons, de voir les agriculteurs de la FNSEA protester à Toulouse contre la directive "nitrate", de voir le préfet des Hautes-Pyrénées signer une autorisation de dépassement des seuils de pollution !

L'état est incapable de faire respecter la directive européenne obligeant à avoir une bonne qualité des eaux de surface en 2015 ! On retarde, on retarde les échéances ... au détriment de notre santé.

On peut s'inquiéter de l'évolution des pratiques agricoles incitant au non labour, évolution intéressante en soi mais tant qu'on n'utilise pas des désherbants à haute dose pour tuer les adventices !

Alors que la FNSEA organise des états généraux de l’agriculture afin de faire pression sur l’Etat pour affaiblir ce que le syndicat nomme « la lourdeur de la règlementation », un sondage IFOP effectué pour le compte d’Agir pour l’Environnement et Générations Futures relève que pour 68% des français, l’Etat n’en fait pas assez en matière de règlementation écologique pour garantir une agriculture et une alimentation de qualité.

Mais on peut s'interroger aussi sur les pratiques de nombreuses collectivités, grosses consommatrices de désherbant, Toulouse Métropole en fait partie. Il est tellement simple de désherber à la main le trottoir qui est devant chez soi ! Agissons pour que notre commune soit classée "zéro phyto" !







mercredi 29 janvier 2014

Agenda 21 : action !

Le plan d'actions de l'Agenda 21 a été adopté mardi 28 janvier par le conseil municipal.
Les actions retenues concernent : 
- la solidarité, l'entraide sur notre territoire,
avec des actions très variées, telles que favoriser les échanges de services non marchands, les groupements d'achat éco-citoyens, créer un restaurant solidaire et un observatoire de la précarité, soutenir les associations humanitaires, ...

- un aménagement soucieux de la qualité de vie et de l'environnement,
en créant des jardins partagés dans de nouveaux quartiers, en inventoriant la flore et la faune locale et en la faisant connaître, en étudiant la mise en place d'une navette pour les petits déplacements au sein de la commune, en favorisant et en sécurisant les déplacements à pied ou en vélo, ...

- la dynamisation de l'économie locale,
en agissant pour mieux faire connaître les entreprises locales, même si la commune n'a pas de compétence particulière en matière économique, du ressort de Toulouse métropole et de la région, en favorisant l'installation de maraîchers  pour assurer une production au plus près des consommateurs, et pourquoi pas d'une exploitation agricole municipale, comme cela se fait à Toulouse, pour alimenter la restauration scolaire et avoir plus de produits bio dans les assiettes. 

- la transformation des modes d'action et de participation,
en favorisant la participation des habitants, aussi bien à la réflexion sur les grands projets de la ville qu'à des actions citoyennes, par exemple des plantations dans les espaces verts,
en mettant en place un comité local de concertation ou des commissions thématiques.

- les pratiques de la collectivités qui puissent servir d'exemples à tous,
en rénovant les bâtiments communaux ou en modernisant l'éclairage public, pour réduire la consommation d'énergie et donc les coûts de fonctionnement, en améliorant la gestion des projets avec la mise en place de tableaux de bord, en améliorant l'information des usagers qui ont du mal à s'y retrouver entre les compétences des différentes collectivités, ... 

La prochaine équipe municipale, qui sera élue le 23 mars (il n'y aura qu'un seul tour, puisqu'il n'y a que deux listes concurrentes), aura pour tâche de mener à bien la réalisation de ces actions.











dimanche 26 janvier 2014

Agir ensemble pour l'écologie à Saint-Orens

Le groupe des écolos de Saint-Orens, adhérents ou sympathisants Europe-Ecologie-Les Verts, a initié la campagne de l'élection municipale en consultant cet automne les Saint-Orennais-es. Aujourd'hui, notre groupe a décidé de présenter des candidats pour les élections municipales 2014 au sein de la liste "Agir ensemble pour St-Orens", conduite par Christian Sempé.

Si nous avons rejoint la liste "Agir ensemble" c'est parce qu'elle prend en compte dans son projet les axes forts que nous portons depuis deux mandats : un aménagement de la ville préservant notre environnement, une transformation écologique nécessaire, tout comme le renforcement des solidarités notamment entre les générations, et évidemment la mise en œuvre des actions de l'Agenda 21, issu des idées de nombre d'entre vous, sans oublier la culture occitane. Nous nous engageons avec la majorité actuelle pour porter nos valeurs et idées écologiques.

Nous agirons, si vous nous apportez votre confiance, pour une gestion économe, assurant une stabilité des impôts locaux et une dette maîtrisée, en évaluant la qualité et le coût des services publics, pour que notre commune se développe sans hypothéquer son avenir.

mercredi 1 janvier 2014

Passoire ou cocon ?

Habitants de St-Orens, vous n'êtes pas seuls à être concernés par la rénovation énergétique de vos logements. La municipalité se doit, surtout en période de restrictions budgétaires, de rechercher les sources d'économies notamment en matière énergétique afin de réduire ses charges de fonctionnement.

L'envolée prévisible des prix de l'énergie
La Commission de Régulation de l'Energie (CRE) prévoit une hausse des prix de l'électricité de 30% d'ici 2017.
Le rapport d'une commission d’enquête du Sénat table elle sur une hausse de 50% d'ici 2020 !
Ainsi la facture annuelle d'un ménage type ayant souscrit l'option heures pleines-heures creuses - et a priori équipé d'un chauffage électrique - atteindrait 1 307 euros en 2020 contre 874,5 euros en 2011.
Cette évolution risque d’aggraver la précarité énergétique de nombreux ménages.
Réduire la consommation d'énergie par la rénovation des bâtiments communaux
Après la réalisation de la thermographie aérienne de l'ensemble des bâtiments de la commune, l'audit énergétique des bâtiments municipaux permettra de définir les actions les plus efficaces pour par exemple mieux isoler ces constructions, déjà anciennes, dont le chauffage grève le budget de fonctionnement de la ville, ou pour mieux programmer le chauffage en fonction de l'usage.

Pour éviter que ces charges croissent et conduisent soit à réduire les services offerts par la ville, soit à augmenter les impôts locaux, il sera préférable soit de rénover, soit de remplacer les bâtiments  les plus énergivores.

Les différentes possibilités d'action

Revoir les contrats d'approvisionnement en énergie
On constate actuellement que le prix régulé de l'énergie n'est pas forcément le moins cher ! Si ce n'est pas le cas pour l'électricité dominée par EDF, l'ouverture du marché de l'énergie a introduit  une plus grande concurrence entre fournisseurs concernant le gaz. Ainsi pour les particuliers, l'union de consommateur UFC-Que choisir a obtenu de Lampiris, un opérateur belge, un tarif inférieur de 15,5 % à celui de GDF ! 100 000 foyers pourront bénéficier de cette offre, apportant une économie de l'ordre de 190 € sur l'année.
Les collectivités aussi peuvent jouer de cette concurrence, ainsi un premier marché passé par Toulouse Métropole, auquel 8 communes de l'agglomération se sont associées, leur a permis un gain tarifaire de 15% sur la fourniture de gaz.
L'UGAP, une centrale d'achat public, propose également aux collectivités des gains entre 10 et 13% par rapport au tarif réglementé.
Il faut naturellement être attentif aux formules de révisions des tarifs proposés, mais des groupements d'achat au niveau de nos collectivités peuvent être un bon moyen de ne plus être dépendant de l'opérateur privé dominant (GDF-Suez) et de ses tarifs "réglementés".