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lundi 1 février 2016

On est mal lotis !

Le Plan Local d'Urbanisme (PLU) est l'objet d'une modification, soumise à enquête publique jusqu'au vendredi 5 février. Nous désirons vous alerter sur les impacts des projets d'urbanisation sur le secteur du Bousquet.

Ce secteur était « gelé » depuis 2013 dans l'attente de la définition de règles d'aménagement, pour éviter que des promoteurs ne fassent n'importe quoi sur leurs lotissements.

La modification proposée prévoit d'accueillir 270 logements au voisinage du château du Bousquet et en limite de Labège, du côté de la rue de la Pradelle (à La Débalade).

Orientations d'aménagement sur les secteurs Bousquet & Débalade

Cette urbanisation aura deux conséquences :
  • en terme de circulation, cela va augmenter le trafic automobile sur la rue de Lalande (avec environ 350-450 véhicules de plus),
  • en terme de protection de l'environnement, l'urbanisation va conduire à isoler totalement le bois du Bousquet, conduisant à réduire les espèces présentes dans le bois (les mesures proposées pour maintenir une trame verte sont proprement inefficaces : l' « espace vert structurant » envisagé n'est en fait qu'un parc de stationnement mutualisé !
Cette urbanisation nous paraît anticipée, alors que rien n'est décidé concernant le Prolongement de la Ligne B du métro (PLB) et que le maire de Toulouse, la ville centre, veut privilégier sa 3e ligne de métro au détriment des autres équipements concernant les banlieues. On ne peut que regretter que la nouvelle municipalité s'aligne sur la position du maire de Toulouse, alors que le PLB offre une alternative utile pour les St-Orennais, avec des stations de métro proches, qu'il est financé et qu'il ne reste plus qu'à lancer les appels d'offre pour sa réalisation.

Pour nous écologistes, la construction de nouveaux logements doit être couplée avec la mise en place de transports en commun performants, pour notamment réduire la pollution atmosphérique, la production de gaz à effet de serre & nous faciliter la vie. Le secteur du Sud Est toulousain est saturé au niveau du trafic automobile, n'allons pas en rajouter !


Le Plan Local d'Urbanisme actuel : en haut à droite le bois du Bousquet, en dessous de la résidence des Magniolias l'emplacement réservé pour la déviation de la rue de Lalande, un projet en sommeil de puis plus de 20 ans, juste au dessus l'emplacement de bassins pour les eaux pluviales.


Nos propositions :
  • Réaliser le Prolongement de la Ligne B du métro (si la décision n'est pas prise avant le 7 mars, le projet tombe à l'eau et 15 millions d'€ consacrés à son étude auront été dépensés en pure perte !).
  • Réaliser la déviation de la rue de Lalande entre l'embranchement de la rue de la Pradelle et le rond point de la route de Labège (un emplacement réservé sur le PLU le permet), avec piste cyclable, pour redonner de la tranquillité au quartier de Lalande.
  • Réaliser une réelle continuité écologique pour le bois du Bousquet, qui pourrait être située en bordure du lotissement existant de la Chênaie.
Vous pouvez consulter les documents de Modification du PLU au Centre Technique Municipal, 10 rue du Négoce, du lundi au jeudi de 8h30 à 12h00 et de 13h30 à 17h30 et le vendredi de 8h30 à 12h00 et de 13h30 à 16h30 ou sur internet : http://www.toulouse-metropole.fr/services-proximite/plan-local-d-urbanisme/saint-orens-de-gameville (cf tout particulièrement les pages 35 à 39 de la Notice de présentation).

Vous pouvez envoyer vos observations par mail à : PLU_enquetes-publiques@toulouse-metropole.fr , en précisant dans l'objet Modification du PLU de St-Orens.

Attention : la date limite pour faire part de vos observations est le vendredi 5 février à 16h30 !


jeudi 31 décembre 2015

Réchauffement climatique, il est urgent d'agir ... localement !

L'actualité récente, avec la COP 21, a rappelé l'urgence de l'action en vue de réduire l'élévation des températures, due à l'activité humaine.

La COP21 s'est conclue par la signature d'un accord de 195 nations en vue de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Mais cet accord n’est pas véritablement « contraignant » sur le plan du droit international, dans le sens où le texte ne prévoit pas de dispositifs sanctionnant le non-respect des engagements que chaque Etat fixe lui-même, notamment concernant les promesses de financement, pour aider les pays les plus vulnérables et pour l’adaptation au changement climatique.

Les propositions des états ne permettent pas en l'état de limiter le réchauffement à + 2°, nous plaçant toujours sur une trajectoire autour de 3°C.
Marche pour le climat, à Toulouse

La crainte principale des organisation non gouvernementales (ONG), spécialistes du climat, est le risque d’un affrontement et d’une nouvelle déconvenue lorsqu'il s’agira de discuter, mais seulement en 2020, d’une révision à la hausse des engagements financiers permettant des réductions suffisantes des émissions de gaz à effet de serre.

Le Réseau Action Climat, qui fédère les associations impliquées dans ce combat, est resté sur sa faim : « C'est un point de départ indispensable, mais insuffisant si l'on veut enrayer le péril climatique. » Nous vous recommandons de lire son analyse.

Mais l'action ne se limite pas à celle des états. C'est à chacun de nous, à chacune de nos collectivités d'agir sur nos territoire.
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A St-Orens, fin 2012, après avoir fait réaliser un Bilan Carbone, le Conseil Municipal s'était engagé unanimement à réduire de 20% la consommation d'énergie et la production de gaz à effet de serre, & de produire 20% d'énergie renouvelable.

Force est de constater que, depuis 2014 date du changement d'équipe municipale, aucun plan d'action n'a été mis en place concernant la transition énergétique. Absence tout autant d'évaluation et de suivi des émissions de CO2 générées par la collectivité (un Bilan Carbone est révisé normalement tous les 3 ans). Et on attend toujours une étude thermique des bâtiments municipaux, pour définir au mieux les investissements pour les rénover.

Au niveau de Toulouse Métropole, ce n'est guère plus encourageant  : un Plan Climat 2012-2010, avec les mêmes engagements unanimes des élus, avait été adopté, avec 130 actions à la clé. De nombreux techniciens, associations et citoyens avaient participé à son élaboration.
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Mais quand on interroge Mme Toutut Picard, l'élue communautaire de l'équipe de Mr Moudenc en charge du Plan Climat, pour savoir si on est à même d'atteindre les objectifs visés - on est presque à mi parcours-, on n'obtient qu'une réponse dilatoire ! Et la communication dans le journal de Toulouse Métropole en est presque caricaturale, quand on met en avant les +21% de Gourmet bags distribués dans 8 restaurants toulousains pour lutter conter le changement climatique ! De même quand le Défi Famille à énergie positive est supprimé en 2016 !

Si les élus St-Orennais ou de la Métropole connaissent parfaitement les éléments de langage (les 3x20, par exemple !), ils en restent le plus souvent au niveau des mots !

On sait pourtant dans quels domaines agir, pour être efficace :
- Favoriser les transports en commune ou les modes actifs (vélo, marche à pied), réduire le gaspillage énergétique permettraient d'agir efficacement, or on constate que l'équipe de Mme Dominique Faure continue à privilégier la voiture individuelle (les nombreux projets de parkings en sont un exemple) et à retarder la réalisation de transports collectifs comme le PLB.

- Le renouvellement, très progressif, des éclairages publics, avec des lampes plus économes, réduit la consommation d'électricité ; mais en pourrait faire beaucoup mieux en accélérant les remplacements, en réduisant l'intensité lumineuse en pleine nuit (les nouvelles installation le permettent), et ainsi faire des économies substantielles, comme le pratiquent plusieurs communes de l'agglo.

La liste des actions à mener dans ce domaine seraient longues (nous vous invitons à prendre connaissance des 130 actions du Plan Climat et des 7 cibles prioritaires).

Alors que nombre d'entre vous ont engagés des travaux de rénovation thermique, ont équipé leurs toitures de panneaux photovoltaïques, nous ne pouvons que regretter que notre municipalité ne soit pas plus exemplaire ou ambitieuse, et surtout que les actes soient loin des engagements pris.
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La majorité actuelle préfère consacrer la plus grande part de l'investissement à la rénovation du centre ville, l'examen du budget lors du dernier conseil municipal l'a encore montré. Est-ce bien responsable vis à vis des générations futures, en "oubliant" les impacts négatifs, dont nous commençons à ressentir les effets, en terme social, économique, ..., du réchauffement climatique ?

Nous sommes d'autant plus critiques que nous avons l'exemple de collectivités proches, comme celle du Sicoval, où de nombreuses actions dans le domaine de la transition écologique sont engagées.

dimanche 1 novembre 2015

Transports dans le Sud-Est : faire et défaire, l'art de la politique ?

On peut s'interroger sur la volonté de certains élus politiques de résoudre les difficultés de transports dans le Sud-Est toulousain !

L'histoire du projet de prolongement de la ligne B (PLB) du métro est un bon exemple pour illustrer ce propos.

Rappelons tout d'abord que la ville centre de l'agglomération avait réduit la mise en place de lignes de métro aux limites communales. Ce projet de prolongement de la ligne B a subi de nombreuses vicissitudes, notamment sur des choix techniques, et dus également à des revirements d'élus quant à leur choix initiaux :
- le maire PS de Ramonville Pierre Cohen, une fois élu à la tête de l'agglomération toulousaine, est revenu sur sa position initiale de prolongement du métro en métro. Cette solution, la plus intelligente et qui avait déjà été adoptée pour le prolongement de la ligne A de Jolimont à Balma, évite un changement de mode de transport, avec la perte de temps et l'effet dissuasif qu'elle entraîne quant à l'utilisation des transports en commun. Une solution bâtarde de bus en site propre a été proposée, par le Syndicat Mixte des Transports en Commun, contrôlé par Pierre Cohen, et également soutenue par le maire de St-Orens, Christian Sempé . L'action du Sicoval a permis, après d’âpres négociations de revenir au choix du prolongement en métro : le Sicoval s'engageant à supporter le surcoût lié à cette solution.
L'étude du projet a pu reprendre pour se conclure par l'enquête publique portant sur les aspects financiers, techniques, environnementaux. Les commissaires enquêteurs ont rendu leur rapport mi-septembre, par un avis favorable avec des réserves.

Voici l'avis en question extrait de Conclusions et avis de la commission d'enquête, dans lequel vous pourrez lire les réserves et recommandations qui sont faites p.19 à 21 :

"La commission d’enquête constate que ce projet, porté par le SMTC en charge du développement des transports en commun de l'agglomération, est en cohérence avec les objectifs visés par la législation sur les transports de voyageurs, consécutive au Grenelle de l'environnement et qu’il est conforme au PDU opposable. Il répond en outre au contrat d’axe n°9 mis en œuvre dans le cadre du SCOT et devrait contribuer à assurer une cohérence entre développement de l’urbanisation et desserte en transports en commun.

L’enquête publique a révélé un fort soutien du public au projet dans la zone concernée.

La commission d’enquête considère que ce projet malgré certains inconvénients, notamment les nuisances induites par le choix du métro aérien, les expropriations nécessaires à sa réalisation, le coût du projet et son financement, présente toutefois des avantages certains, comme l’amélioration de la desserte de Labège, la dynamisation du développement économique du secteur, la réduction du trafic automobile à la mise en service du projet, une réduction de la pollution atmosphérique induite, et enfin un gain de temps pour les usagers.

La commission décide, en toute indépendance et à la majorité de ses membres, de donner un AVIS FAVORABLE à la déclaration d’utilité publique des travaux nécessaires à la réalisation au projet de prolongement de la ligne B du métro jusqu’à Labège, sous les réserves suivantes, qui, selon elle, devraient être levées avant l’éventuelle Déclaration d’Utilité Publique."

L'ensemble des rapports et annexes est disponible sur le site de la préfecture de la Haute-Garonne.

On pouvait donc penser que le projet était enfin sur les rails, après avoir levé certaines des réserves émises,  que le appels d'offres pouvaient être lancés, les travaux engagés pour une ouverture de la ligne en 2021.

Mais non, vous rêvez ! Entre temps Jean-Luc Moudenc (LR) a remplacé P.Cohen en 2014 à la mairie de Toulouse et ce même J-L Moudenc qui était au début favorable au PLB, a proposé dans son programme électoral une 3e ligne de métro. Le fait pour lui de s'opposer à la réalisation du PLB a deux avantages : récupérer les fonds qu'aurait du verser le SMTC et favoriser la ville centre dans le cadre de la compétition économique entre les différents territoires de l'agglomération toulousaine. En effet l'installation d'une entreprise sur l'une des communautés de commune entraîne des recettes fiscales non négligeables.

Jean-Michel Lattes, président du SMTC (LR), met en avant le fait que cette 3e ligne de métro serait réalisée en 2024, 2 ans seulement après l'ouverture du PLB. Il faut être bien crédule pour croire que ce projet puisse être réalisé à cette date, car on n'en est qu'à la définition de fuseaux de tracé, que ce projet n'est pas financé (or il faut réunir différents partenaires : état, région, département, agglo, dans une période de restrictions budgétaires), que son coût parait nettement sous estimé.

La position de l'équipe municipale de St-Orens est d'un suivisme aveugle derrière J-L.Moudenc, concernant ce projet. Si D. Faure, le maire, affirme en public être pour le métro à Labège, se dire pragmatique, "ne pas vouloir rentrer dans le débat politique" (sic), l'équipe majoritaire soutient J-L Moudenc dans son choix de la 3e ligne de métro au détriment du PLB, par son représentant au sein du SMTC.

Nous considérons, nous écologistes, et nous sommes constants dans notre position depuis le début, que le prolongement de la ligne B est utile pour une partie des St-Orennais, notamment ceux habitant au sud de la commune, de par la faible distance vis à vis des stations de métro envisagées. Nous avons demandé lors de l'enquête publique que des rabattements soient prévus pour faciliter leur accès, par navette, pistes cyclables et aménagement de parking relais.


Ne pas réaliser le prolongement de la ligne B serait un gâchis en terme financier (le coût de l'ensemble des études), une perte de temps supplémentaire pour solutionner nos difficultés pour nous déplacer dans le Sud-Est.




mercredi 29 avril 2015

Intervention sur le vote du budget au conseil municipal du 31 mars 2015

Madame le Maire,

Dans votre programme lors des élections municipales de 2014 vous affirmiez, je cite : « Parce que nous savons maintenant que nos modes de vie doivent obligatoirement évoluer au regard de la transition énergétique, nous engagerons la collectivité dans une démarche concrète et efficace visant l'excellence écologique en conduisant des actions de terrain en faveur de la biodiversité, en élaborant une véritable politique énergétique communale et en étant innovants sur les solutions de production décentralisées d’énergie renouvelable. »

Or je constate que les orientations du budget 2015 ne présentent pas de priorité environnementales.

Les 15000 € prévus au BP pour l'Agenda 21 ne permettent pas réellement de réaliser les 22 actions prévues pour 2015 (le montant -approximatif- des actions 2015 est de 250 000 €, pour celles dont le coût est mentionné, celui des actions 2014 était de 100 000 € alors que 3000 € ont été engagés !),

La transition écologique et énergétique est invisible : la légère réduction des coûts de carburant ou de chauffage, observée dans le compte administratif 2014,  résultent  des conditions climatiques favorables de 2014 ou de la baisse à court terme du prix du pétrole.

Le développement du nombre de parkings sur la commune est contradictoire avec l'idée de développer les modes doux ou les transports en commun. Il ne repose de plus que sur des affirmations a priori concernant le manque de place de stationnement, alors que le Plan Local de Déplacement Urbain offre un moyen de définir des solutions alternatives : zones bleues.

De même offrir un ramassage scolaire à moins d'un km des écoles, est une proposition aberrante  alors qu'il est possible d'organiser des pédibus : à Escalquens, il y en a un qui amène des enfants dont certains sont à plus d'un km de l'école. Et que dire de l'utilisation permanente de la place Altigone comme parc de stationnement, alors que  vous vouliez en faire un espace de détente et de loisir.

La rénovation thermique des bâtiments communaux est au point mort : l'opération thermographie aérienne a incité de nombreux particuliers à rénover leur habitation, mais aucune analyse ni audit fin, pour définir les actions les plus efficaces, n'ont eu lieu sur le patrimoine communal.

Si vous possédez l'art de la mise en récit et et maîtrisez le vocabulaire ad'hoc, concernant la communication sur le développement durable, je pense que le logiciel de mise en oeuvre lui est périmé, datant plus du XXe que du XXIe siècle et que notre collectivité n'est pas un exemple à suivre dans ce domaine. Il n'est pas besoin d'aller très loin, par ex à Labège, pour voir que dans de nombreux domaines, le bio dans les cantines, le transport des personnes âgées, il est possible d'agir réellement pour cette transition. Labège a été labellisé Territoire Bio Engagé (10 ha cultivés en bio soit 23%, 22% d'approvisionnements en bio dans les services de restauration. Je ne parle que de ces actions, car elles figurent dans l'Agenda 21 de notre commune.

Je m'inquiète également des projets de réaménagement du centre ville, d'une part par l'absence de vision d'ensemble sur les coûts d'une telle opération, sachant en plus que différentes options sont envisagées. Je demande donc une clarification, tout particulièrement à l'intention des Saint-Orennais . La politique d’aménagement urbain doit être menée de façon transparente, la commission Urbanisme doit être pleinement impliquée et participer au travail de réflexion, elle ne doit pas se limiter à une validation 15 jours avant des délibérations soumises au CM.

mardi 3 mars 2015

Une politique des transports du 20e siècle pour le 21e ?

Avec le retour de la droite à la mairie de Toulouse et à la métropole, on constate une réduction de l'investissement en faveur des transports en commun et l'abandon du prolongement de la ligne B du métro, au profit d'une hypothétique 3e ligne de métro pas avant 2025 !
Bonjour bouchons et pollution en attendant !

La réduction des budgets prévus en faveur des transports
En décembre dernier, Jean-Luc Moudenc le maire de Toulouse à mis fin à la contribution supplémentaire versée par la ville à Tisséo.
Cette décision a pour effet d'amputer de 90 Millions d’Euros les finances du SMTC sur les 6 prochaines années. Décision surprenante quand on sait que Jean-Luc Moudenc et Jean-Michel Lattes, son adjoint en charge des transports, peinent à trouver les financements pour le projet de 3ème ligne de métro !
L'abandon du prolongement de la ligne B (PLB)
Le prolongement de la ligne B du métro fait l'effet d'un mirage, plus vous rapprochez de la date de sa réalisation, plus il s'éloigne ! Si chacun à droite ou au PS se vante d'avoir été le premier à le promouvoir, constatons que les chausses-trappes, les coup fourrés ont été nombreux sur ce dossier, avec en arrière plan la lutte pour récupérer la manne financière des entreprises (Toulouse vs Sicoval).
Le dernier coup de théâtre provient de Jean-Luc Moudenc qui devant l'OTIE (l'Observatoire toulousain de l'immobilier d'entreprise), dont le forum annuel s'est tenu le 3 février a affirmé "Le prolongement de la ligne B ne se fera pas".» Des propos auxquels s'ajoutent ceux de Jean-Michel Lattes, adjoint au maire en charge des transports et président de l'autorité organisatrice Tisséo-STMC, pour qui «le prolongement de la ligne B est en réflexion», son idée étant  d'intégrer ce projet à celui de la ligne Toulouse Aerospace Express, qui figurait dans les engagements de campagne de Jean-Luc Moudenc.
Depuis ces propos, le SMTC (Syndicat Mixte des Transports Toulousains) qui définit la politique des transports sur la grande aire toulousaine a voté le lancement de la révision du Plan de Déplacement Urbain (PDU), révision nécessaire pour y intégrer avant tout la 3ème ligne de métro voulue par la nouvelle majorité. Le seul représentant écologiste H.Arevalo a voté contre car la délibération votée ne fait nullement référence au PLB, et pas plus au projet de tramway ou de BHNS en site propre à destination de St-Orens.
Il paraît quand même particulièrement inconséquent d'abandonner le projet de prolongement de la ligne B depuis Ramonville, finalisé au niveau des différentes études (leur coût est de 15 M€) et dont le financement est assuré par le SMTC, le Conseil général, le Sicoval et l'Etat.
Ce projet a déjà pris plusieurs années de retard et ne sera opérationnel qu'en 2020/2021. Le projet de 3e ligne de métro n'est qu'une esquisse, aucune étude, aucune estimation précise de son coût, et l'annonce de sa réalisation pour 2025 tiens de l'annonce publicitaire.
L'urgence est de réaliser ce qui est prêt à être réalisé. Si la 3e ligne de métro voit le jour, il sera toujours temps de la raccorder aux lignes existantes !







mercredi 29 octobre 2014

Des caméras de surveillance à St-Orens ? Est-bien utile ?

Le dernier conseil municipal du 30 septembre 2014 a eu à se prononcer sur le "principe" de l'installation de caméras, pour contribuer (sic) "à la sécurité routière et à la lutte contre la délinquance".

Notons tout d'abord un étrange mélange de genre entre les objectifs de sécurité routière et de lutte contre la délinquance.

Pour assurer la sécurité routière, la vidéosurveillance nous paraît inadaptée, sauf dans le cas de caméras d'identification de numéros d'immatriculation permettant de verbaliser le conducteur brûlant un feu rouge. Les efforts d'aménagements pour sécuriser la circulation des piétons et des cyclistes, le développement des zones 30 dans les quartiers, les contrôle de vitesse sont à privilégier en matière de sécurité routière.

Concernant la question de la délinquance, nous nous étonnons de l'absence de présentation aux conseillers municipaux d'un état de la délinquance à St-Orens, par type de délit, son évolution dans le temps, la localisation et l'efficacité des services de police et de gendarmerie. Cela aurait permis de savoir si la mise en place de caméras est adapté ou non.

La nouvelle équipe municipale affirme répondre à l'attente de la population (référence à un sondage d'origine non précisée). Nous avons recherché les sources possibles : en 2008, selon l'Institut Ipsos, 78 pour cent des personnes interrogées sont « très favorables » ou « favorables » au développement de la vidéosurveillance. Cela dit, si on leur donne le choix, les sondés préfèrent avoir des policiers dans la rue plutôt que des caméras. (Source : la revue Pour la Science  N°394 - )

Le seul argument motivant la décision se résume à : "les gens se sentent en insécurité, ils demandent des caméras, donc on leur en offre". Comment d’ailleurs le sait-on, puisqu’il n’y a eu ni sondage, ni référendum à St-Orens ? À Lyon où on a procédé à une réelle enquête concernant l’attente des habitants, la vidéosurveillance vient bien derrière le désir de présence policière, de propreté, de stationnement, de sécurité routière, de prévention, d’éclairage public, de lutte contre le bruit.


La question de l'efficacité de la méthode n'est pas abordée, alors qu'on a du recul sur la mise en place de tels dispositifs, et que les critiques sont nombreuses concernant le rapport coût/efficacité :
"Le rapport cinglant de la Cour des comptes, publié le 7 juillet 2011, [...] fustige « l’absence d’étude d’impact fiable » pour la très coûteuse vidéosurveillance de voie publique." dans La Gazette des Communes.


Les sénateurs s'y sont intéressés à plusieurs reprises :

Le rapport du Sénat "La vidéosurveillance : pour un nouvel encadrement juridique" de décembre 2008 affirme : « Paradoxalement, la question de l’efficacité de la vidéosurveillance qui devrait pourtant être un préalable nécessaire n’a toujours pas été tranchée. Les études disponibles semblent indiquer que la vidéo surveillance n’a qu’un faible impact sur la délinquance dans les espaces complexes et étendus ».

Un nouveau rapport sénatorial de 2013 conclut qu'aucune étude scientifique indépendante n'avait « pour l'instant apporté la démonstration de l'efficacité » de la vidéosurveillance - que ce soit en France ou à l’étranger - et appelle à l’adoption d’un moratoire relatif aux investissements portant sur ce type de dispositifs, dont le coût est jugé « particulièrement élevé ». cf http://www2.senat.fr/rap/r13-091/r13-0911.pdf

D'autres études récentes concluent de la même façon :
Vidéosurveillance en Europe: très chère et peu efficace cf http://fr.myeurop.info/2013/10/30/vid-osurveillance-en-europe-tr-s-ch-re-et-peu-efficace-12503


La vidéosurveillance réduit-elle la délinquance ? Pour la Science n° 394 août 2010


La nécessite de mise en place d'un réseau de vidéosurveillance interroge alors que le dispositif d'animateurs de rue, qui mène un travail de prévention, est dit être efficace dans une des autres délibérations soumises à l'avis du Conseil Municipal.


Nous nous interrogeons : la nouvelle équipe municipale, sur ce dossier, agit-elle par mimétisme comme la nouvelle équipe municipale de Toulouse et les autres municipalités gérées par la droite, pour des raisons qui apparaissent éminemment idéologiques ?

La nouvelle majorité municipale assure vouloir faire preuve de pragmatisme. Le pragmatisme sur ce dossier consisterait à reprendre le diagnostic réalisé dans le cadre du Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance (CLSPD) et d'analyser l'efficacité des actions engagées (26 actions doivent être mises en œuvre sur la période 2013-2016).

Nous avons proposé que la décision de mise en place de la vidéosurveillance soit reportée et qu'un réel débat public est lieu préalablement, avec un état des lieux et un comparatif des différentes méthodes de prévention et de lutte contre la délinquancegrâce notamment aux premiers travaux menés dans le cadre du CLSPD. 

Nous avons proposé qu'il y ait une consultation publique de la population et pourquoi pas un référendum sur le choix des méthodes de prévention de la délinquance.

Dans le cadre des débats lors de l'élaboration du CLSPD, nous avions proposé de faire chaque année à la population un point objectif sur les aspects sécurité des personnes et des biens à St-Orens, sur les actions et l'efficacité de la police municipale et de la gendarmerie.

Une telle présentation aux habitants de notre commune serait un bon moyen de lutter contre les rumeurs et le sentiment d'insécurité et permettrait d'initier un réel débat démocratique sur les solutions les mieux adaptées pour assurer la tranquillité publique..

lundi 27 octobre 2014

Une mort inutile pour un barrage inutile ... à Sivens

C'est la tristesse qui nous envahit devant le gâchis humain et environnemental constaté ce week-end du 25-26 Octobre, lors du rassemblement organisé contre le projet de barrage de Sivens dans le Tarn.
Plusieurs milliers de manifestants s'étaient réunis pacifiquement dans la vallée du Tescou, pour soutenir :
- les grévistes de la faim qui demandent à dialoguer, sans succès à ce jour, avec le président "socialiste" du Conseil Général du Tarn,
- ce petit éleveur, opposé au barrage, qui se voit retirer par le CG des terres qu'il exploite au bénéfice d'un  propriétaire de 150 ha, et voit son exploitation mise en péril,
- ce naturaliste qui explique que les "mesures de compensation", suite à la destruction de la zone humide occasionnée par le barrage, sont inefficaces dans la plupart des cas (le Conseil Scientifique Régional du Patrimoine Naturel -CSRPN-  avait déjà indiqué en 2012 que ces mesures compensatoires présentent un caractère hypothétique, voire inadéquat),

et pour proposer des solutions alternatives concernant les besoins en eau des agriculteurs autrement plus intelligentes que de faire toujours plus de grands barrages pour irriguer une maïsiculture inadaptée au changement climatique en cours.
Ambiance musicale



Marche au milieu du bois broyé dans le fond de vallée

Plateforme en cours de construction pour s'opposer au chantier

Des manifestants se déguisent en arbres, pour remplacer ceux abattus

Le troupeau de moutons qui a transhumé pendant trois jours depuis Graulhet pour arriver à Sivens
Le rapport qui est rendu public ce lundi 27 octobre, établi par deux ingénieurs généraux des ponts, eaux et des forêts à la demande du ministère de l'écologie, confirme les analyses du Collectif du Testet, qui depuis plusieurs années conteste les études menées par le Conseil Général et la Compagnie d'Aménagement des Coteaux de Gascogne, organismes intrinsèquement liés, car la CACG est financée par le CG et est à la fois concepteur-constructeur-exploitant !
"Le choix d'un barrage en travers de la vallée a été privilégié sans réelle analyse des solutions alternatives possibles", une situation d'autant "plus regrettable que le coût d'investissement rapporté au volume stocké est élevé", note le rapport. Il qualifie également l'étude d'impact de "qualité très moyenne" et juge le financement du projet "fragile".

Le rapport conteste également les besoins en irrigation qui ont été surestimés. Un surdimensionnement qui s'explique par une estimation des besoins, établie "sur des données anciennes et forfaitaires".


Le rapport indique aussi que l'avancement des travaux et les engagements locaux et régionaux pris avec la profession agricole [la FNSEA qui défend bec et ongle un modèle productiviste de plus en plus inadapté] rendent difficile l'interruption du chantier ; le clientélisme du président "socialiste" du CG, qui s'est fait élire sénateur est ainsi montré du doigt.


Le Conseil général du Tarn a ainsi voulu passer en force, au mépris des procédures légales, espérant bénéficier de fonds européens si les travaux étaient terminés avant le 30 juin 2015. Financement qu’il n’aurait de toute façon pas obtenu, car ces fonds européens ne peuvent pas servir à l’augmentation de la surface d’irrigation. Restait alors la politique du fait accompli.



Nous ne pouvons qu'approuver les propos d'Attac qui affirme que la poursuite du chantier, "si elle devenait officielle, serait une prime au vice et à la violence qui s’est exercée pour imposer les travaux, coûte que coûte. Contrairement à ce que laisse encore entendre le Conseil général du Tarn, qui dit vouloir tenir compte du rapport d’experts, les modifications du projet supposeraient une nouvelle déclaration d’utilité publique.
Les travaux doivent désormais être non seulement arrêtés mais définitivement abandonnés !"
... et la zone humide restaurée ! 

Voir aussi le communiqué national d'Europe Ecologie-Les Verts
Pourquoi un mort pour un tel projet inutile ?
Les nombreuses manifestations et la présence permanente des occupants de la ZAD avait déjà donné lieu à de nombreux affrontements avec les gendarmes mobiles déployés pour que les travaux soient réalisés le plus rapidement possible et pour que l'avancement des travaux rende de fait irrémédiable la construction du barrage.En effet, rappelons que plusieurs actions en justice sont en cours mais que la justice sera rendue avec un délai tel que les opposants peuvent avoir gain de cause bien après la réalisation d'un barrage au final jugé illégal.
Nous nous interrogeons sur la présence des gendarmes mobiles sur les lieux de la manifestation, qui n'avait aucune raison d'être : en effet la nuit précédente le seul matériel présent sur le site : un algeco et un générateur dans un enclos avaient été détruits.
L'enclos contenant l'algeco et le générateur détruits (entourés en rouge)
Dans la soirée du samedi 25, des affrontements entre les jeunes, certains venus pour en découdre, et les gendarmes mobiles vont durer jusque dans la nuit avec pour acmé la mort de d'un jeune étudiant en environnement de 21 ans, Rémi Fraisse, qui venait pour la première fois sur le site et qui pourrait avoir été victime d'un tir tendu des "forces de l'ordre".
Rémi faisait partie d'une jeune génération de bénévoles investis dans les actions de l’association Nature Midi Pyrénées. Actif au groupe botanique, il participait notamment au suivi de la flore protégée en Haute-Garonne où il assurait la coordination du suivi de la Renoncule à feuille d’ophioglosse.
Jeune fille blessée à la main par un tir de flashball, samedi 25 octobre 18h10.
"Rendez nous la lumière, rendez nous la beauté"... regardez : le cimetière des arbres du Testet - Cécile Duflot
Nous demandons que toute la lumière doit être faite sur les conditions de la mort de Rémi Fraisse. Nous présentons toutes nos condoléances à la famille et aux ami⋅e⋅s de Rémi.

Plus d'infos sur la situation à Sivens : http://tantquilyauradesbouilles.wordpress.com/
et sur le dossier du projet de barrage : http://www.collectif-testet.org/