On peut s'interroger sur la volonté de certains élus politiques de résoudre les difficultés de transports dans le Sud-Est toulousain !
L'histoire du projet de prolongement de la ligne B (PLB) du métro est un bon exemple pour illustrer ce propos.
Rappelons tout d'abord que la ville centre de l'agglomération avait réduit la mise en place de lignes de métro aux limites communales. Ce projet de prolongement de la ligne B a subi de nombreuses vicissitudes, notamment sur des choix techniques, et dus également à des revirements d'élus quant à leur choix initiaux :
- le maire PS de Ramonville Pierre Cohen, une fois élu à la tête de l'agglomération toulousaine, est revenu sur sa position initiale de prolongement du métro en métro. Cette solution, la plus intelligente et qui avait déjà été adoptée pour le prolongement de la ligne A de Jolimont à Balma, évite un changement de mode de transport, avec la perte de temps et l'effet dissuasif qu'elle entraîne quant à l'utilisation des transports en commun. Une solution bâtarde de bus en site propre a été proposée, par le Syndicat Mixte des Transports en Commun, contrôlé par Pierre Cohen, et également soutenue par le maire de St-Orens, Christian Sempé . L'action du Sicoval a permis, après d’âpres négociations de revenir au choix du prolongement en métro : le Sicoval s'engageant à supporter le surcoût lié à cette solution.
L'étude du projet a pu reprendre pour se conclure par l'enquête publique portant sur les aspects financiers, techniques, environnementaux. Les commissaires enquêteurs ont rendu leur rapport mi-septembre, par un avis favorable avec des réserves.
Voici l'avis en question extrait de Conclusions et avis de la commission d'enquête, dans lequel vous pourrez lire les réserves et recommandations qui sont faites p.19 à 21 :
"La commission d’enquête constate que ce projet, porté par le SMTC en charge du
développement des transports en commun de l'agglomération, est en cohérence avec les
objectifs visés par la législation sur les transports de voyageurs, consécutive au Grenelle
de l'environnement et qu’il est conforme au PDU opposable. Il répond en outre au contrat
d’axe n°9 mis en œuvre dans le cadre du SCOT et devrait contribuer à assurer une cohérence entre développement de l’urbanisation et desserte en transports en commun.
L’enquête publique a révélé un fort soutien du public au projet dans la zone concernée.
La commission d’enquête considère que ce projet malgré certains inconvénients,
notamment les nuisances induites par le choix du métro aérien, les expropriations nécessaires
à sa réalisation, le coût du projet et son financement, présente toutefois des avantages
certains, comme l’amélioration de la desserte de Labège, la dynamisation du développement
économique du secteur, la réduction du trafic automobile à la mise en service
du projet, une réduction de la pollution atmosphérique induite, et enfin un gain de temps
pour les usagers.
La commission décide, en toute indépendance et à la majorité de ses membres, de
donner un AVIS FAVORABLE à la déclaration d’utilité publique des travaux nécessaires à
la réalisation au projet de prolongement de la ligne B du métro jusqu’à Labège, sous les
réserves suivantes, qui, selon elle, devraient être levées avant l’éventuelle Déclaration
d’Utilité Publique."
L'ensemble des rapports et annexes est disponible sur le site de la préfecture de la Haute-Garonne.
On pouvait donc penser que le projet était enfin sur les rails, après avoir levé certaines des réserves émises, que le appels d'offres pouvaient être lancés, les travaux engagés pour une ouverture de la ligne en 2021.
Mais non, vous rêvez ! Entre temps Jean-Luc Moudenc (LR) a remplacé P.Cohen en 2014 à la mairie de Toulouse et ce même J-L Moudenc qui était au début favorable au PLB, a proposé dans son programme électoral une 3e ligne de métro. Le fait pour lui de s'opposer à la réalisation du PLB a deux avantages : récupérer les fonds qu'aurait du verser le SMTC et favoriser la ville centre dans le cadre de la compétition économique entre les différents territoires de l'agglomération toulousaine. En effet l'installation d'une entreprise sur l'une des communautés de commune entraîne des recettes fiscales non négligeables.
Jean-Michel Lattes, président du SMTC (LR), met en avant le fait que cette 3e ligne de métro serait réalisée en 2024, 2 ans seulement après l'ouverture du PLB. Il faut être bien crédule pour croire que ce projet puisse être réalisé à cette date, car on n'en est qu'à la définition de fuseaux de tracé, que ce projet n'est pas financé (or il faut réunir différents partenaires : état, région, département, agglo, dans une période de restrictions budgétaires), que son coût parait nettement sous estimé.
La position de l'équipe municipale de St-Orens est d'un suivisme aveugle derrière J-L.Moudenc, concernant ce projet. Si D. Faure, le maire, affirme en public être pour le métro à Labège, se dire pragmatique, "ne pas vouloir rentrer dans le débat politique" (sic), l'équipe majoritaire soutient J-L Moudenc dans son choix de la 3e ligne de métro au détriment du PLB, par son représentant au sein du SMTC.
Nous considérons, nous écologistes, et nous sommes constants dans notre position depuis le début, que le prolongement de la ligne B est utile pour une partie des St-Orennais, notamment ceux habitant au sud de la commune, de par la faible distance vis à vis des stations de métro envisagées. Nous avons demandé lors de l'enquête publique que des rabattements soient prévus pour faciliter leur accès, par navette, pistes cyclables et aménagement de parking relais.
Ne pas réaliser le prolongement de la ligne B serait un gâchis en terme financier (le coût de l'ensemble des études), une perte de temps supplémentaire pour solutionner nos difficultés pour nous déplacer dans le Sud-Est.
dimanche 1 novembre 2015
mercredi 29 avril 2015
Intervention sur le vote du budget au conseil municipal du 31 mars 2015
Madame le Maire,
Dans votre programme lors des élections municipales de 2014 vous affirmiez, je cite : « Parce que nous savons maintenant que nos modes de vie doivent obligatoirement évoluer au regard de la transition énergétique, nous engagerons la collectivité dans une démarche concrète et efficace visant l'excellence écologique en conduisant des actions de terrain en faveur de la biodiversité, en élaborant une véritable politique énergétique communale et en étant innovants sur les solutions de production décentralisées d’énergie renouvelable. »
Dans votre programme lors des élections municipales de 2014 vous affirmiez, je cite : « Parce que nous savons maintenant que nos modes de vie doivent obligatoirement évoluer au regard de la transition énergétique, nous engagerons la collectivité dans une démarche concrète et efficace visant l'excellence écologique en conduisant des actions de terrain en faveur de la biodiversité, en élaborant une véritable politique énergétique communale et en étant innovants sur les solutions de production décentralisées d’énergie renouvelable. »
Or je constate que les orientations du budget 2015 ne présentent
pas de priorité environnementales.
Les 15000 € prévus au BP pour l'Agenda 21 ne permettent pas réellement de réaliser les 22 actions prévues pour 2015 (le montant -approximatif- des actions 2015 est de 250 000 €, pour celles dont le coût est mentionné, celui des actions 2014 était de 100 000 € alors que 3000 € ont été engagés !),
La transition écologique et énergétique est invisible : la légère réduction des coûts de carburant ou de chauffage, observée dans le compte administratif 2014, résultent des conditions climatiques favorables de 2014 ou de la baisse à court terme du prix du pétrole.
Le développement du nombre de parkings sur la commune est contradictoire avec l'idée de développer les modes doux ou les transports en commun. Il ne repose de plus que sur des affirmations a priori concernant le manque de place de stationnement, alors que le Plan Local de Déplacement Urbain offre un moyen de définir des solutions alternatives : zones bleues.
De même offrir un ramassage scolaire à moins d'un km des écoles, est une proposition aberrante alors qu'il est possible d'organiser des pédibus : à Escalquens, il y en a un qui amène des enfants dont certains sont à plus d'un km de l'école. Et que dire de l'utilisation permanente de la place Altigone comme parc de stationnement, alors que vous vouliez en faire un espace de détente et de loisir.
La rénovation thermique des bâtiments communaux est au point mort : l'opération thermographie aérienne a incité de nombreux particuliers à rénover leur habitation, mais aucune analyse ni audit fin, pour définir les actions les plus efficaces, n'ont eu lieu sur le patrimoine communal.
Les 15000 € prévus au BP pour l'Agenda 21 ne permettent pas réellement de réaliser les 22 actions prévues pour 2015 (le montant -approximatif- des actions 2015 est de 250 000 €, pour celles dont le coût est mentionné, celui des actions 2014 était de 100 000 € alors que 3000 € ont été engagés !),
La transition écologique et énergétique est invisible : la légère réduction des coûts de carburant ou de chauffage, observée dans le compte administratif 2014, résultent des conditions climatiques favorables de 2014 ou de la baisse à court terme du prix du pétrole.
Le développement du nombre de parkings sur la commune est contradictoire avec l'idée de développer les modes doux ou les transports en commun. Il ne repose de plus que sur des affirmations a priori concernant le manque de place de stationnement, alors que le Plan Local de Déplacement Urbain offre un moyen de définir des solutions alternatives : zones bleues.
De même offrir un ramassage scolaire à moins d'un km des écoles, est une proposition aberrante alors qu'il est possible d'organiser des pédibus : à Escalquens, il y en a un qui amène des enfants dont certains sont à plus d'un km de l'école. Et que dire de l'utilisation permanente de la place Altigone comme parc de stationnement, alors que vous vouliez en faire un espace de détente et de loisir.
La rénovation thermique des bâtiments communaux est au point mort : l'opération thermographie aérienne a incité de nombreux particuliers à rénover leur habitation, mais aucune analyse ni audit fin, pour définir les actions les plus efficaces, n'ont eu lieu sur le patrimoine communal.
Si
vous possédez l'art de la mise en récit et et maîtrisez le
vocabulaire ad'hoc, concernant la communication sur le développement
durable, je pense que le logiciel de mise en oeuvre lui est périmé,
datant plus du XXe que du XXIe siècle et que notre collectivité
n'est pas un exemple à suivre dans ce domaine. Il n'est pas besoin
d'aller très loin, par ex à Labège, pour voir que dans de nombreux
domaines, le bio dans les cantines, le transport des personnes âgées,
il est possible d'agir réellement pour cette transition. Labège a
été labellisé Territoire Bio Engagé (10 ha cultivés en bio soit
23%, 22% d'approvisionnements en bio dans les services de
restauration. Je ne parle que de ces actions, car elles figurent dans
l'Agenda 21 de notre commune.
Je
m'inquiète également des projets de réaménagement du centre
ville, d'une part par l'absence de vision d'ensemble sur les coûts
d'une telle opération, sachant en plus que différentes options sont
envisagées. Je demande donc une clarification, tout
particulièrement à l'intention des Saint-Orennais . La
politique d’aménagement urbain doit être menée de
façon transparente, la commission Urbanisme doit être
pleinement impliquée et participer au travail de réflexion,
elle ne doit pas se limiter à une validation 15 jours avant des
délibérations soumises au CM.
mardi 3 mars 2015
Une politique des transports du 20e siècle pour le 21e ?
Avec le retour de la droite à la mairie de Toulouse et à la métropole, on constate une réduction de l'investissement en faveur des transports en commun et l'abandon du prolongement de la ligne B du métro, au profit d'une hypothétique 3e ligne de métro pas avant 2025 !
Bonjour bouchons et pollution en attendant !
Bonjour bouchons et pollution en attendant !
La réduction des budgets prévus en faveur des transports
En décembre dernier, Jean-Luc Moudenc le maire de Toulouse à mis fin à la contribution supplémentaire versée par la ville à Tisséo.
Cette décision a pour effet d'amputer de 90 Millions d’Euros les finances du SMTC sur les 6 prochaines années. Décision surprenante quand on sait que Jean-Luc Moudenc et Jean-Michel Lattes, son adjoint en charge des transports, peinent à trouver les financements pour le projet de 3ème ligne de métro !
L'abandon du prolongement de la ligne B (PLB)
Le prolongement de la ligne B du métro fait l'effet d'un mirage, plus vous rapprochez de la date de sa réalisation, plus il s'éloigne ! Si chacun à droite ou au PS se vante d'avoir été le premier à le promouvoir, constatons que les chausses-trappes, les coup fourrés ont été nombreux sur ce dossier, avec en arrière plan la lutte pour récupérer la manne financière des entreprises (Toulouse vs Sicoval).
Le dernier coup de théâtre provient de Jean-Luc Moudenc qui devant l'OTIE (l'Observatoire toulousain de l'immobilier d'entreprise), dont le forum annuel s'est tenu le 3 février a affirmé "Le prolongement de la ligne B ne se fera pas".» Des propos auxquels s'ajoutent ceux de Jean-Michel Lattes, adjoint au maire en charge des transports et président de l'autorité organisatrice Tisséo-STMC, pour qui «le prolongement de la ligne B est en réflexion», son idée étant d'intégrer ce projet à celui de la ligne Toulouse Aerospace Express, qui figurait dans les engagements de campagne de Jean-Luc Moudenc.
Depuis ces propos, le SMTC (Syndicat Mixte des Transports Toulousains) qui définit la politique des transports sur la grande aire toulousaine a voté le lancement de la révision du Plan de Déplacement Urbain (PDU), révision nécessaire pour y intégrer avant tout la 3ème ligne de métro voulue par la nouvelle majorité. Le seul représentant écologiste H.Arevalo a voté contre car la délibération votée ne fait nullement référence au PLB, et pas plus au projet de tramway ou de BHNS en site propre à destination de St-Orens.
Il paraît quand même particulièrement inconséquent d'abandonner le projet de prolongement de la ligne B depuis Ramonville, finalisé au niveau des différentes études (leur coût est de 15 M€) et dont le financement est assuré par le SMTC, le Conseil général, le Sicoval et l'Etat.
Ce projet a déjà pris plusieurs années de retard et ne sera opérationnel qu'en 2020/2021. Le projet de 3e ligne de métro n'est qu'une esquisse, aucune étude, aucune estimation précise de son coût, et l'annonce de sa réalisation pour 2025 tiens de l'annonce publicitaire.
L'urgence est de réaliser ce qui est prêt à être réalisé. Si la 3e ligne de métro voit le jour, il sera toujours temps de la raccorder aux lignes existantes !
mercredi 29 octobre 2014
Des caméras de surveillance à St-Orens ? Est-bien utile ?
Le dernier conseil municipal du 30 septembre 2014 a eu à se prononcer sur le "principe" de l'installation de caméras, pour contribuer (sic) "à la sécurité routière et à la lutte contre la délinquance".
Notons tout d'abord un étrange mélange de genre entre les objectifs de sécurité routière et de lutte contre la délinquance.
Pour assurer la sécurité routière, la vidéosurveillance nous paraît inadaptée, sauf dans le cas de caméras d'identification de numéros d'immatriculation permettant de verbaliser le conducteur brûlant un feu rouge. Les efforts d'aménagements pour sécuriser la circulation des piétons et des cyclistes, le développement des zones 30 dans les quartiers, les contrôle de vitesse sont à privilégier en matière de sécurité routière.
Concernant la question de la délinquance, nous nous étonnons de l'absence de présentation aux conseillers municipaux d'un état de la délinquance à St-Orens, par type de délit, son évolution dans le temps, la localisation et l'efficacité des services de police et de gendarmerie. Cela aurait permis de savoir si la mise en place de caméras est adapté ou non.
La nouvelle équipe municipale affirme répondre à l'attente de la population (référence à un sondage d'origine non précisée). Nous avons recherché les sources possibles : en 2008, selon l'Institut Ipsos, 78 pour cent des personnes interrogées sont « très favorables » ou « favorables » au développement de la vidéosurveillance. Cela dit, si on leur donne le choix, les sondés préfèrent avoir des policiers dans la rue plutôt que des caméras. (Source : la revue Pour la Science N°394 - )
Le seul argument motivant la décision se résume à : "les gens se sentent en insécurité, ils demandent des caméras, donc on leur en offre". Comment d’ailleurs le sait-on, puisqu’il n’y a eu ni sondage, ni référendum à St-Orens ? À Lyon où on a procédé à une réelle enquête concernant l’attente des habitants, la vidéosurveillance vient bien derrière le désir de présence policière, de propreté, de stationnement, de sécurité routière, de prévention, d’éclairage public, de lutte contre le bruit.
La question de l'efficacité de la méthode n'est pas abordée, alors qu'on a du recul sur la mise en place de tels dispositifs, et que les critiques sont nombreuses concernant le rapport coût/efficacité :
"Le rapport cinglant de la Cour des comptes, publié le 7 juillet 2011, [...] fustige « l’absence d’étude d’impact fiable » pour la très coûteuse vidéosurveillance de voie publique." dans La Gazette des Communes.
Les sénateurs s'y sont intéressés à plusieurs reprises :
Le rapport du Sénat "La vidéosurveillance : pour un nouvel encadrement juridique" de décembre 2008 affirme : « Paradoxalement, la question de l’efficacité de la vidéosurveillance qui devrait pourtant être un préalable nécessaire n’a toujours pas été tranchée. Les études disponibles semblent indiquer que la vidéo surveillance n’a qu’un faible impact sur la délinquance dans les espaces complexes et étendus ».
Un nouveau rapport sénatorial de 2013 conclut qu'aucune étude scientifique indépendante n'avait « pour l'instant apporté la démonstration de l'efficacité » de la vidéosurveillance - que ce soit en France ou à l’étranger - et appelle à l’adoption d’un moratoire relatif aux investissements portant sur ce type de dispositifs, dont le coût est jugé « particulièrement élevé ». cf http://www2.senat.fr/rap/r13-091/r13-0911.pdf
D'autres études récentes concluent de la même façon :
Vidéosurveillance en Europe: très chère et peu efficace cf http://fr.myeurop.info/2013/ 10/30/vid-osurveillance-en- europe-tr-s-ch-re-et-peu- efficace-12503
La videosurveillance de Jean-Jacques Urvoas : http://www.uesr29.fr/IMG/pdf/ Intervention_de_JJ_URVOAS_sur_ la_video_surveillance_compte_ rendu_.pdf
La vidéosurveillance réduit-elle la délinquance ? Pour la Science n° 394 août 2010
La nécessite de mise en place d'un réseau de vidéosurveillance interroge alors que le dispositif d'animateurs de rue, qui mène un travail de prévention, est dit être efficace dans une des autres délibérations soumises à l'avis du Conseil Municipal.
Nous nous interrogeons : la nouvelle équipe municipale, sur ce dossier, agit-elle par mimétisme comme la nouvelle équipe municipale de Toulouse et les autres municipalités gérées par la droite, pour des raisons qui apparaissent éminemment idéologiques ?
La nouvelle majorité municipale assure vouloir faire preuve de pragmatisme. Le pragmatisme sur ce dossier consisterait à reprendre le diagnostic réalisé dans le cadre du Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance (CLSPD) et d'analyser l'efficacité des actions engagées (26 actions doivent être mises en œuvre sur la période 2013-2016).
Nous avons proposé que la décision de mise en place de la vidéosurveillance soit reportée et qu'un réel débat public est lieu préalablement, avec un état des lieux et un comparatif des différentes méthodes de prévention et de lutte contre la délinquance, grâce notamment aux premiers travaux menés dans le cadre du CLSPD.
Nous avons proposé qu'il y ait une consultation publique de la population et pourquoi pas un référendum sur le choix des méthodes de prévention de la délinquance.
Dans le cadre des débats lors de l'élaboration du CLSPD, nous avions proposé de faire chaque année à la population un point objectif sur les aspects sécurité des personnes et des biens à St-Orens, sur les actions et l'efficacité de la police municipale et de la gendarmerie.
Une telle présentation aux habitants de notre commune serait un bon moyen de lutter contre les rumeurs et le sentiment d'insécurité et permettrait d'initier un réel débat démocratique sur les solutions les mieux adaptées pour assurer la tranquillité publique..
lundi 27 octobre 2014
Une mort inutile pour un barrage inutile ... à Sivens
C'est la tristesse qui nous envahit devant le gâchis humain et environnemental constaté ce week-end du 25-26 Octobre, lors du rassemblement organisé contre le projet de barrage de Sivens dans le Tarn.

Plusieurs milliers de manifestants s'étaient réunis pacifiquement dans la vallée du Tescou, pour soutenir :
- les grévistes de la faim qui demandent à dialoguer, sans succès à ce jour, avec le président "socialiste" du Conseil Général du Tarn,
- ce petit éleveur, opposé au barrage, qui se voit retirer par le CG des terres qu'il exploite au bénéfice d'un propriétaire de 150 ha, et voit son exploitation mise en péril,
- ce naturaliste qui explique que les "mesures de compensation", suite à la destruction de la zone humide occasionnée par le barrage, sont inefficaces dans la plupart des cas (le Conseil Scientifique Régional du Patrimoine Naturel -CSRPN- avait déjà indiqué en 2012 que ces mesures compensatoires présentent un caractère hypothétique, voire inadéquat),
et pour proposer des solutions alternatives concernant les besoins en eau des agriculteurs autrement plus intelligentes que de faire toujours plus de grands barrages pour irriguer une maïsiculture inadaptée au changement climatique en cours.
- les grévistes de la faim qui demandent à dialoguer, sans succès à ce jour, avec le président "socialiste" du Conseil Général du Tarn,
- ce petit éleveur, opposé au barrage, qui se voit retirer par le CG des terres qu'il exploite au bénéfice d'un propriétaire de 150 ha, et voit son exploitation mise en péril,
- ce naturaliste qui explique que les "mesures de compensation", suite à la destruction de la zone humide occasionnée par le barrage, sont inefficaces dans la plupart des cas (le Conseil Scientifique Régional du Patrimoine Naturel -CSRPN- avait déjà indiqué en 2012 que ces mesures compensatoires présentent un caractère hypothétique, voire inadéquat),
et pour proposer des solutions alternatives concernant les besoins en eau des agriculteurs autrement plus intelligentes que de faire toujours plus de grands barrages pour irriguer une maïsiculture inadaptée au changement climatique en cours.
Ambiance musicale
Marche au milieu du bois broyé dans le fond de vallée
Plateforme en cours de construction pour s'opposer au chantier
Des manifestants se déguisent en arbres, pour remplacer ceux abattus
Le troupeau de moutons qui a transhumé pendant trois jours depuis Graulhet pour arriver à Sivens
Le
rapport qui est rendu public ce lundi 27 octobre, établi par deux ingénieurs généraux des ponts, eaux et
des forêts à la demande du ministère de l'écologie, confirme les analyses du Collectif du Testet, qui depuis plusieurs années conteste les études menées par le Conseil Général et la Compagnie d'Aménagement des Coteaux de Gascogne, organismes intrinsèquement liés, car la CACG est financée par le CG et est à la fois concepteur-constructeur-exploitant !
"Le choix d'un barrage en travers de la vallée a été privilégié sans réelle analyse des solutions alternatives possibles", une situation d'autant "plus regrettable que le coût d'investissement rapporté au volume stocké est élevé", note le rapport. Il qualifie également l'étude d'impact de "qualité très moyenne" et juge le financement du projet "fragile".
Le rapport conteste également les besoins en irrigation qui ont été surestimés. Un surdimensionnement qui s'explique par une estimation des besoins, établie "sur des données anciennes et forfaitaires".
Le rapport indique aussi que l'avancement des travaux et les engagements locaux et régionaux pris avec la profession agricole [la FNSEA qui défend bec et ongle un modèle productiviste de plus en plus inadapté] rendent difficile l'interruption du chantier ; le clientélisme du président "socialiste" du CG, qui s'est fait élire sénateur est ainsi montré du doigt.
Le Conseil général du Tarn a ainsi voulu passer en force, au mépris des procédures légales, espérant bénéficier de fonds européens si les travaux étaient terminés avant le 30 juin 2015. Financement qu’il n’aurait de toute façon pas obtenu, car ces fonds européens ne peuvent pas servir à l’augmentation de la surface d’irrigation. Restait alors la politique du fait accompli.
Le rapport conteste également les besoins en irrigation qui ont été surestimés. Un surdimensionnement qui s'explique par une estimation des besoins, établie "sur des données anciennes et forfaitaires".
Le rapport indique aussi que l'avancement des travaux et les engagements locaux et régionaux pris avec la profession agricole [la FNSEA qui défend bec et ongle un modèle productiviste de plus en plus inadapté] rendent difficile l'interruption du chantier ; le clientélisme du président "socialiste" du CG, qui s'est fait élire sénateur est ainsi montré du doigt.
Le Conseil général du Tarn a ainsi voulu passer en force, au mépris des procédures légales, espérant bénéficier de fonds européens si les travaux étaient terminés avant le 30 juin 2015. Financement qu’il n’aurait de toute façon pas obtenu, car ces fonds européens ne peuvent pas servir à l’augmentation de la surface d’irrigation. Restait alors la politique du fait accompli.
Nous ne pouvons qu'approuver les propos d'Attac qui affirme que la poursuite du chantier, "si elle devenait officielle, serait une prime au vice et à la violence qui s’est exercée pour imposer les travaux, coûte que coûte. Contrairement à ce que laisse encore entendre le Conseil général du Tarn, qui dit vouloir tenir compte du rapport d’experts, les modifications du projet supposeraient une nouvelle déclaration d’utilité publique.
Les travaux doivent désormais être non seulement arrêtés mais définitivement abandonnés !"
Pourquoi un mort pour un tel projet inutile ?
Les nombreuses manifestations et la présence permanente des occupants de la ZAD avait déjà donné lieu à de nombreux affrontements avec les gendarmes mobiles déployés pour que les travaux soient réalisés le plus rapidement possible et pour que l'avancement des travaux rende de fait irrémédiable la construction du barrage.En effet, rappelons que plusieurs actions en justice sont en cours mais que la justice sera rendue avec un délai tel que les opposants peuvent avoir gain de cause bien après la réalisation d'un barrage au final jugé illégal.
Les nombreuses manifestations et la présence permanente des occupants de la ZAD avait déjà donné lieu à de nombreux affrontements avec les gendarmes mobiles déployés pour que les travaux soient réalisés le plus rapidement possible et pour que l'avancement des travaux rende de fait irrémédiable la construction du barrage.En effet, rappelons que plusieurs actions en justice sont en cours mais que la justice sera rendue avec un délai tel que les opposants peuvent avoir gain de cause bien après la réalisation d'un barrage au final jugé illégal.
Nous nous interrogeons sur la présence des gendarmes mobiles sur les lieux de la manifestation, qui n'avait aucune raison d'être : en effet la nuit précédente le seul matériel présent sur le site : un algeco et un générateur dans un enclos avaient été détruits.
L'enclos contenant l'algeco et le générateur détruits (entourés en rouge)
Dans la soirée du samedi 25, des affrontements entre les jeunes, certains venus pour en découdre, et les gendarmes mobiles vont durer jusque dans la nuit avec pour acmé la mort de d'un jeune étudiant en environnement de 21 ans, Rémi Fraisse, qui venait pour la première fois sur le site et qui pourrait avoir été victime d'un tir tendu des "forces de l'ordre".
Rémi faisait partie d'une jeune génération de bénévoles investis dans les actions de l’association Nature Midi Pyrénées. Actif au groupe botanique, il participait notamment au suivi de la flore protégée en Haute-Garonne où il assurait la coordination du suivi de la Renoncule à feuille d’ophioglosse.
Jeune fille blessée à la main par un tir de flashball, samedi 25 octobre 18h10.
"Rendez nous la lumière, rendez nous la beauté"... regardez : le cimetière des arbres du Testet - Cécile Duflot
Nous demandons que toute la lumière doit être faite sur les conditions de la mort de Rémi Fraisse. Nous présentons toutes nos condoléances à la famille et aux ami⋅e⋅s de Rémi.
et sur le dossier du projet de barrage : http://www.collectif-testet.org/
dimanche 14 septembre 2014
Ils défrichent, nous replantons ..... à Sivens
Si le projet d'aéroport de Notre Dame des Landes est l'illustration type de ces grands projets inutiles, coûteux et destructeurs de milieux naturels, le projet de barrage de Sivens, dans le Tarn, moins connu en fait tout autant partie.
Ce projet de retenue d'eau est censé permettre l'adaptation au changement climatique, pour permettre l'irrigation des cultures, mais en fait il s'inscrit dans un soutien, sur fonds publics, aux tenants d'une agriculture industrielle : pour permettre l'irrigation du maïs, très demandeur en eau.
Des alternatives existent pourtant par le choix d'espèces végétales, moins gourmandes en eau (sorgho, tournesol), des pratiques agronomique pour limiter l'évaporation (couverture végétale des sols, agroforesterie), des pratiques d'irrigation adaptées.Des petites réserves d'eau de types collinaires permettent de répondre aux besoins de l'agriculture.
Ce projet de retenue de 34 hectares détruirait une des plus importantes zones humides du département. Vaste de 18,8 hectares, elle contient 94 espèces protégées, dont 40 espèces d'oiseaux, et abrite également une flore très riche.
Alors que le président du conseil général haut-garonnais, Pierre Izard, avait abandonné le projet de retenue de Charlas, son homologue tarnais PS Thierry Carcenac, avec ses 25 années au CG, reste droit dans ses bottes et fait défricher la zone. Précisons que Thierry Carcenac veut se faire élire sénateur et recherche les voix de maires proches de la FNSEA.
Depuis plusieurs mois, des jeunes, comme en région nantaise, se sont installés sur place pour défendre la vallée du Tescou, qui doit être inondée.
Le Conseil Général a fait intervenir les gardes mobiles pour permettre l'abattage des arbres en fond de vallée, alors qu'il n'a même pas l'autorisation de défricher la zone !
Pour en savoir plus :
"On croirait marcher sur des cadavres d'arbres", reportage photo d'un reporter de FR3.
Le site du Collectif pour la sauvegarde de la zone humide du Testet, qui intervient depuis 2011.
L'évolution de la situation en direct sur Tant qu'il y aura des bouilles
Plus d'infos avec un arcticle de Reporterre, et un deuxième toujours de Reporterre.
Un article de Geneviève Azam, membre du conseil national d'Attac, dans Médiapart.
Petit reportage photo à Sivens :
Ce projet de retenue d'eau est censé permettre l'adaptation au changement climatique, pour permettre l'irrigation des cultures, mais en fait il s'inscrit dans un soutien, sur fonds publics, aux tenants d'une agriculture industrielle : pour permettre l'irrigation du maïs, très demandeur en eau.
Des alternatives existent pourtant par le choix d'espèces végétales, moins gourmandes en eau (sorgho, tournesol), des pratiques agronomique pour limiter l'évaporation (couverture végétale des sols, agroforesterie), des pratiques d'irrigation adaptées.Des petites réserves d'eau de types collinaires permettent de répondre aux besoins de l'agriculture.
Ce projet de retenue de 34 hectares détruirait une des plus importantes zones humides du département. Vaste de 18,8 hectares, elle contient 94 espèces protégées, dont 40 espèces d'oiseaux, et abrite également une flore très riche.
Alors que le président du conseil général haut-garonnais, Pierre Izard, avait abandonné le projet de retenue de Charlas, son homologue tarnais PS Thierry Carcenac, avec ses 25 années au CG, reste droit dans ses bottes et fait défricher la zone. Précisons que Thierry Carcenac veut se faire élire sénateur et recherche les voix de maires proches de la FNSEA.
Depuis plusieurs mois, des jeunes, comme en région nantaise, se sont installés sur place pour défendre la vallée du Tescou, qui doit être inondée.
Le Conseil Général a fait intervenir les gardes mobiles pour permettre l'abattage des arbres en fond de vallée, alors qu'il n'a même pas l'autorisation de défricher la zone !
Pour en savoir plus :
"On croirait marcher sur des cadavres d'arbres", reportage photo d'un reporter de FR3.
Le site du Collectif pour la sauvegarde de la zone humide du Testet, qui intervient depuis 2011.
L'évolution de la situation en direct sur Tant qu'il y aura des bouilles
Plus d'infos avec un arcticle de Reporterre, et un deuxième toujours de Reporterre.
Un article de Geneviève Azam, membre du conseil national d'Attac, dans Médiapart.
Petit reportage photo à Sivens :
Le vallon du Tescou, qui devrait alimenter le barrage
Chêne, sous haute protection, avant abattage
Chêne abattu
Le campement de Gazad, en première ligne
Un grimpeur s'installant dans un chêne pour empêcher l'abattage. La zone alentour a été dévastée par les engins. Chapeau les jeunes de tenir 13 heures, au milieu des engins de chantier, des menaces des gendarmes mobiles !
Livraison de pizzas, cuites au campement de Gazad, aux occupantes d'une plateforme en haut d'un chêne
800 aujourd'hui 14 septembre à venir replanter dans la zone humide, où tous les végétaux ont été broyés.
Sans oublier d'arroser les jeunes plants.
vendredi 13 juin 2014
Pelouse ou prairie ?
La mécanisation des taches d'entretien à partir des années 60 , avec la généralisation des tondeuses, remplaçant les ruminants, avait conduit à produire des pelouses rases, dans une volonté d'imitation des gazons anglais.
On assiste depuis plusieurs années à une évolution, à l'initiative de communes du du Nord de la France, dans la gestion des espaces verts, et ce même dans les parcs urbains, avec le retour de prairies urbaines présentant une plus grande variété d'espèces que les seuls ray-grass, pâturin et fétuque des pelouses tondues à 2-3 cm, et traitées à coup de pesticides et fongicides.
Promenade dans les hautes herbes de Monet
Son intérêt écologique est considérable, puisque nombre d’espèces végétales vont pouvoir se maintenir dans ces prairies naturelles devenues de plus en plus rares en milieu agricole. Tout un cortège d'insectes sera alors associé à ce milieu. Enfin, des centaines d’espèces d’invertébrés vont pouvoir s’y développer et serviront de base alimentaire aux oiseaux insectivores et aux chauves-souris à des centaines de mètres à la ronde. Or ces animaux insectivores sont effectivement en déclin aujourd’hui, notamment par la diminution de la ressource alimentaire.
C'est là qu'on constate les services que nous rendent les prairies ou les haies et qu'il faut faire très attention à toute action humaine, risquant de perturber un écosystème : des inventaires faits par des naturalistes ont montré qu'une simple tonte divise par deux le nombre d'insectes auxiliaires, qui sont les prédateurs des insectes dits ravageurs.
Mais nous ne sommes pas dogmatiques, des espaces de pelouses aussi sont nécessaires, le long des chemins, près des habitations, pour pouvoir jouer au ballon ou pique-niquer sur l'herbe.
Mais pensez-vous vraiment que ce type de parc (la base de loisirs de Bruguières) soit l'exemple à reproduire, comparé à l'ambiance nature du lac des Chanterelles ! Il n'y a pas photo !
A lire !
Un livret sur Les écosystèmes : foire aux questions, validé par l'Institut de France, de l'Académie des Sciences.
Le guide Municipalité et protection de la nature de la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO).
Un article tonique dans Développement Durable magazine : Adieu le green de papa, vive la pelouse écologique !
Des conseils :
Vous aussi pouvez créer une prairie fleurie dans votre jardin : cf le site du Jardin de Sophie
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