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vendredi 11 mars 2016

PLB, Moudenc m'a tué !

Le jeu de dupes vient de se conclure en ce début mars 2016.
Mais le choix entre le Prolongement de la Ligne B (PLB) du métro et la 3e ligne de métro Toulouse Aerospace Express (TAE), élément phare du programme électoral de Mr Moudenc était fait depuis son retour au Capitole.
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Et tout a été fait, en terme de communication,  depuis 2014 pour opposer les deux projets et démontrer le super avantage de la 3e ligne ... et surtout pour faire traîner les choses et dépasser la date limite de décision pour lancer la réalisation du PLB (le Syndicat Mixte des Transports en Commun devait se prononcer dans les 6 mois suivant la remise du rapport du commissaire enquêteur).

Suite à l'enquête publique et à l'avis favorable du commissaire enquêteur, Mr Moudenc a cherché à démontrer le contraire en mettant en avant uniquement les réserves (il y en a toujours dans les projets importants).

Moudenc a voulu démontrer que le financement du PLB n'était pas réellement bouclé, ce qui était totalement faux, les partenaires financiers (Etat, Conseil Départemental, SMTC, Sicoval) ayant définis leur contributions. La seule incertitude tenait au résultat des marchés d'appel d'offre pour la réalisation du projet par rapport aux estimation du coût des travaux, mais Moudenc a refusé de les lancer !

Au vu des signaux, tous au rouge notamment après l'annonce du tracé de la 3e ligne TAE en décembre dernier, le Sicoval a cherché à négocier : une desserte de Labège par la troisième ligne de métro jusqu’à La Cadène et un prolongement de la ligne B vers le Parc Technologique du Canal de Ramonville et l’écolle d'ingénieurs de l'INPT, soit un coût d'environ 200 millions d’euros pour le raccordement de la ligne B à la troisième ligne, auquel il faut rajouter 120  millions dévolus pour prolonger la troisième ligne vers Labège. Soit un gain de 50 millions d’euros par rapport au projet initial du PLB. Une proposition repoussée par Jean-Luc Moudenc et qui a amené à l’annulation du comité syndical du SMTC du 2 mars, décision prise le vendredi 26 février.

Quand nous disons que les jeux étaient faits et que la droite toulousaine n'avait pas pour objectif d'aboutir à un compromis, nous avons l'exemple de la tribune de la majorité municipale parue dans Mem'Orens de Mars 2016 et transmise à l'imprimeur à la mi février, annonçant l'abandon du PLB, alors que les négociations étaient encore en cours ! Et ceux qui tuent le PLB veulent démontrer que les responsables de l'échec de ce projet en sont les équipes précédentes ! Mme Faure, Mr Del Borello, Mr Moudenc assumez vos actes !

Nous ne pouvons que faire le constat d'un immense gâchis de temps (des années de retard pris dans l'aménagement des transports) & d'argent public (15 millions d'€ d'études fichus en l'air), avec les usagers des transports, tous ceux qui sont confrontés tous les jours aux bouchons pour se rendre à leur travail ou en revenir, pris en otage dans des conflits politiques imbéciles.


Lâcher la proie pour l'ombre ? PLB versus TAE ?
L'inauguration du PLB était prévue pour 2022. La 3e ligne est annoncée pour 2024. Deux ans d'écarts seulement ? Beaucoup en doutent, car les procédures administratives sont maintenant plus longues que lors de la réalisation des deux premières lignes de métro et surtout le financement (1,8 milliards d'€ nécessaires à minima) n'est pas bouclé (quid des participations de l'Etat, du conseil départemental, ...).
Le tracé de la troisième ligne de métro
Le projet de ligne TAE (en bleu les options)

Le financement de la ligne TAE correspond au budget actuel d'investissement du Plan de Déplacement Urbain et en misant tout sur l'autel de la ligne TAE de compromettre la mise en place d'un maillage efficace du territoire en transports en commun. On le voit d'ailleurs avec l'abandon des projets de tram, de Bus à Haut Niveau de Service (BHNS), en se limitant à des aménagements de lignes Lineo.

#MerciJeanLuc













mercredi 17 février 2016

Les enjeux du débat sur le "cœur de ville"

Lors de la campagne municipale de 2014, la droite avait dénoncé la politique d'urbanisation menée par Christian Sempé en promettant de "Revoir la densité des futurs programmes immobiliers et conditionner la construction de la 3ième tranche du Tucard (l’Orée du Bois) à la réalisation d’infrastructures suffisantes, notamment routières avec le contournement de Saint-Orens." et d'"Intégrer les futures constructions dans la commune en préservant les quartiers pavillonnaires et en limitant la hauteur des immeubles."
Pour ne pas rester sur un discours critique et conservateur, elle proposa de “Créer, dans une vision prospective, un cœur de ville aéré et convivial, autour d’une halle modulable, de commerces de proximité et d’une Résidence Services, laissant une large place aux zones arborées, aux espaces de promenade ainsi qu’à de nombreuses places de stationnement.”

Le projet cœur de ville extrait du programme de la liste Union & Avenir, avec ses 7 parkings

Nous partions d’une « page blanche » ? Pourtant certains choix sont déjà actés ! L'emplacement de la nouvelle salle polyvalente, dans l'école primaire H.Puis, conduit à la destruction d'un espace de récréation pour les enfants. Ce choix de la municipalité fait fi des alternatives qui existaient, notamment près d'Altigone. Nous pensons que la place Bellières, zone arborée, avec des terrains libres & ses équipements existants (bibliothèque, lecture journaux, pétanque, jeux d’enfants, promenades alentour) dont certains sous utilisés (bar, buvette) offre une bien meilleure solution pour répondre à la demande forte d'un lieu convivial et de détente.

Faut-il développer le commerce en centre ville ? Nous défendons une approche différente qui favorise les commerces de quartiers. Ces "polycentralités" correspondent aux pratiques des St-Orennais. Rappelons que l'action 5 de l'agenda 21 préconisait l'étude d'un maillage de commerces de proximité permettant d'y accéder en environ 15 minutes à pied !
Privilégier le centre ville reviendrait à concentrer les déplacements dans une zone déjà bien encombrée, avec le trafic de transit de la RD2, et aux possibilités de stationnement limitées à moins de tout goudronner.

  • la RD2 est une Route à Grande Circulation, avec des transports exceptionnels. Les projets de plateau traversant, de restriction de la vitesse à 30 km, peuvent difficilement transformer le secteur en zone apaisée avec un trafic de l'ordre de 10 000 véhicules jours !
  • La circulation sur la rue des Sports qui débouche sur la RD2 ne peut être déviée (la création d'un sens unique et d'une boucle passant par les Haut de Gam paraît irréaliste.
  • La localisation de la salle polyvalente oblige à conserver les mêmes capacités de stationnement, difficile de créer un lieu convivial qui ne soit pas enclavé au milieu des parkings.
Faut-il augmenter la taille du marché et sa fréquence ? Une étude sur les marchés de plein vent réalisée pour Toulouse Métropole montre que le marché de St-O vit grâce aux commerces de bouche, les autres types de commerce ne faisant pas recette. Il ne paraît donc pas opportun de vouloir augmenter le nombre d’exposants. De plus, nous pensons qu’augmenter sa fréquence ne répondrait à aucune demande des clients et usagers. Mais nous sommes en faveur d’une évolution de notre marché municipal vers un marché favorisant le local et le bio.

Faut-il vraiment une halle ? Cette question peut surprendre, pourquoi remettre en cause ce projet phare de la municipalité ? La majorité des participants aux ateliers, tout en étant en faveur d'un espace convivial, est sceptique : un gros budget qui ne se justifie pas forcément vis à vis des faibles « bénéfices » qu’offrirait cet équipement par rapport au marché actuel : peu de viabilité pour de nouveaux commerces dans cette halle avec un marché hebdomadaire, les commerçants ont soit leurs fourgons, soit préfèrent avoir leur étal à proximité de leur fourgonnette. Nous avons de plus l'exemple de la halle de Castanet qui n'a pas favorisé le commerce alentour. L'option halle fermée a suscité diverses idées d'utilisation en dehors du marché : café, expositions, concerts, box pour commerçants, etc. mais quid de leurs compatibilités ? Quel coût pour un tel équipement qui peut faire doublon avec les équipements existants ?
Le cadastre et la vue aérienne du centre-ville

Doit on prioriser la voiture ? L'équipe municipale prétend qu'il y a un "énorme besoin de parkings" sur la commune. Une affirmation qui va à l'encontre des préconisations notamment du Plan de Déplacement Urbain, qui vise à réaliser des "aménagements permettant aux St-Orennais de moins utiliser leurs voitures"Nous devons également appliquer localement les engagements de la France à la COP 21 (réduire les gaz à effet de serre en parie dus au trafic automobile) & améliorer la qualité de l'air.

  • M.Canizares, urbaniste ,à l'issue des 3 ateliers de concertation, conclut le débat en s'adressant aux participants : « Face à la demande de certains (sous entendu les élus & commerçants) de places de parkings supplémentaires, d'accéder en voiture le plus prés possible des commerces ou lieux d'activités, ce n'est pas ce que vous privilégiez. Ce qui a dégradé la qualité des espaces, c'est la place de la voiture prise au fil du temps. C'est un revirement intelligent, on est plus dans un partage de l'espace, d'un rééquilibrage des usages, on réhabilité les piétons …Ce changement de comportement est devenu un besoin ... Rappelons qu'n quart des déplacement en voiture sont de moins d'un kilomètre ... ».

Ce qui a dégradé la qualité des espaces urbains, c'est la place prise par la voiture au fil du temps. Il est temps de rééquilibrer les usages, de favoriser les piétons, de penser à nos poumons.

  • Réduisons la vitesse dans les zones de rencontre,
  • Gérons mieux le stationnement avec des zones bleues, le marquage d'emplacements de stationnement dans les rues avoisinantes,
  • Étudions la mise de place de navettes  municipales (ex-action 27 de l'Agenda 21), une alternative à l'usage de la voiture individuelle.
  • Réalisons un axe doux depuis la place de la Fraternité par la rue des Muriers jusqu'à la place H.Puis, avec un axe similaire, de l'autre côte de la RD2, de la rue de Lentourville à l'avenue des Améthystes.
  • Demandons la prolongation de la ligne Lineo 7 jusqu'au lycée (cette ligne remplaçant le 10 sera prolongée en 2017 jusqu'au Centre commercial Leclerc mais pas au delà tout au moins jusqu'en 2020) . Cela permettrait la desserte de tous les commerces sur l'axe de la RD2 et une liaison directe vers Toulouse.

Créons plutôt un vrai espace de repos, entouré d’arbres, d’espaces nature, de jeux d’enfants, à proximité des écoles et de la crèche.

Et la transition énergétique ? La production d’énergie renouvelable devrait être prévue lors de la construction de bâtiments neufs. Pourquoi n'est-ce pas le cas pour la nouvelle salle polyvalente ? A chaque rénovation de bâtiments anciens, il faut impérativement envisager la production d'énergie photovoltaïque pour ces bâtiments publics. Cela permettra d’éviter les pics de consommation électrique, notamment en été avec l’abus des climatiseurs.

Faut-il un marqueur du centre ville ?

Notre ville n'a pas de forte identité (elle est issue de la fusion de 3 hameaux à la Révolution), pas de bâtiment ou de monument emblématique ou historique. Les limites communales avec Toulouse et les communes avoisinantes sont de moins en moins perceptibles. Acceptons ce fait, tout en favorisant la vie des quartiers. Une halle, une fontaine, ou une œuvre d'art, là aussi, est-ce bien nécessaire ?

Faut-il réutiliser ou rénover les bâtiment abritant les dojos actuels et la salle polyvalente ? Ce point n'a pas été abordé, et c'est bien dommage, cela pourrait permettre par exemple d'agrandir la crèche municipale ou de leur trouver d'autres usages. 

A-t-on les moyens des ambitions ? L'opération « cœur de ville » s'avère d'ores et déjà très onéreuse et les estimations initiales sont dépassées : le coût de la salle polyvalente qui était estimé en septembre à 1,7 millions est maintenant de 2,8 millions d’€. La maison des arts martiaux, 3 à 4 fois plus grande que l'ancienne,  annoncée à 3,5 millions atteint maintenant 7,5 millions ! Alors comment financer la suite des aménagements sans accroître l'endettement ?
Extrait du Plan Local d'Urbanisme (les tirets verts indiquent l'emplacement d'un futur cheminement pour les piétons et les vélos reliant H.Puis et la rue des Muriers. La parcelle en rouge correspond à un emplacement réservé pour un futur équipement public.

Une vraie concertation ? Si la participation aux ateliers a été importante (environ 50-60 personnes à chaque fois), mais elle ne correspondait pas à un panel représentatif des St-Orennais (absence des parents d'élèves, des jeunes). Une absence d'analyse objective des besoins (commerce, logement, mode de déplacements), des projets déjà lancés, un plan local d'urbanisme modifié sans attendre les orientations d'aménagement issues de la concertations, un refus d'étudier des alternatives en dehors du centre,… sommes-nous dans la bonne démarche citoyenne et participative ? Nous en doutons.

Vous pouvez échanger avec nous, nous faire part de vos idées, remarques & critiques en nous écrivant à : ecolosainto@gmail.com

lundi 1 février 2016

On est mal lotis !

Le Plan Local d'Urbanisme (PLU) est l'objet d'une modification, soumise à enquête publique jusqu'au vendredi 5 février. Nous désirons vous alerter sur les impacts des projets d'urbanisation sur le secteur du Bousquet.

Ce secteur était « gelé » depuis 2013 dans l'attente de la définition de règles d'aménagement, pour éviter que des promoteurs ne fassent n'importe quoi sur leurs lotissements.

La modification proposée prévoit d'accueillir 270 logements au voisinage du château du Bousquet et en limite de Labège, du côté de la rue de la Pradelle (à La Débalade).

Orientations d'aménagement sur les secteurs Bousquet & Débalade

Cette urbanisation aura deux conséquences :
  • en terme de circulation, cela va augmenter le trafic automobile sur la rue de Lalande (avec environ 350-450 véhicules de plus),
  • en terme de protection de l'environnement, l'urbanisation va conduire à isoler totalement le bois du Bousquet, conduisant à réduire les espèces présentes dans le bois (les mesures proposées pour maintenir une trame verte sont proprement inefficaces : l' « espace vert structurant » envisagé n'est en fait qu'un parc de stationnement mutualisé !
Cette urbanisation nous paraît anticipée, alors que rien n'est décidé concernant le Prolongement de la Ligne B du métro (PLB) et que le maire de Toulouse, la ville centre, veut privilégier sa 3e ligne de métro au détriment des autres équipements concernant les banlieues. On ne peut que regretter que la nouvelle municipalité s'aligne sur la position du maire de Toulouse, alors que le PLB offre une alternative utile pour les St-Orennais, avec des stations de métro proches, qu'il est financé et qu'il ne reste plus qu'à lancer les appels d'offre pour sa réalisation.

Pour nous écologistes, la construction de nouveaux logements doit être couplée avec la mise en place de transports en commun performants, pour notamment réduire la pollution atmosphérique, la production de gaz à effet de serre & nous faciliter la vie. Le secteur du Sud Est toulousain est saturé au niveau du trafic automobile, n'allons pas en rajouter !


Le Plan Local d'Urbanisme actuel : en haut à droite le bois du Bousquet, en dessous de la résidence des Magniolias l'emplacement réservé pour la déviation de la rue de Lalande, un projet en sommeil de puis plus de 20 ans, juste au dessus l'emplacement de bassins pour les eaux pluviales.


Nos propositions :
  • Réaliser le Prolongement de la Ligne B du métro (si la décision n'est pas prise avant le 7 mars, le projet tombe à l'eau et 15 millions d'€ consacrés à son étude auront été dépensés en pure perte !).
  • Réaliser la déviation de la rue de Lalande entre l'embranchement de la rue de la Pradelle et le rond point de la route de Labège (un emplacement réservé sur le PLU le permet), avec piste cyclable, pour redonner de la tranquillité au quartier de Lalande.
  • Réaliser une réelle continuité écologique pour le bois du Bousquet, qui pourrait être située en bordure du lotissement existant de la Chênaie.
Vous pouvez consulter les documents de Modification du PLU au Centre Technique Municipal, 10 rue du Négoce, du lundi au jeudi de 8h30 à 12h00 et de 13h30 à 17h30 et le vendredi de 8h30 à 12h00 et de 13h30 à 16h30 ou sur internet : http://www.toulouse-metropole.fr/services-proximite/plan-local-d-urbanisme/saint-orens-de-gameville (cf tout particulièrement les pages 35 à 39 de la Notice de présentation).

Vous pouvez envoyer vos observations par mail à : PLU_enquetes-publiques@toulouse-metropole.fr , en précisant dans l'objet Modification du PLU de St-Orens.

Attention : la date limite pour faire part de vos observations est le vendredi 5 février à 16h30 !


jeudi 31 décembre 2015

Réchauffement climatique, il est urgent d'agir ... localement !

L'actualité récente, avec la COP 21, a rappelé l'urgence de l'action en vue de réduire l'élévation des températures, due à l'activité humaine.

La COP21 s'est conclue par la signature d'un accord de 195 nations en vue de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Mais cet accord n’est pas véritablement « contraignant » sur le plan du droit international, dans le sens où le texte ne prévoit pas de dispositifs sanctionnant le non-respect des engagements que chaque Etat fixe lui-même, notamment concernant les promesses de financement, pour aider les pays les plus vulnérables et pour l’adaptation au changement climatique.

Les propositions des états ne permettent pas en l'état de limiter le réchauffement à + 2°, nous plaçant toujours sur une trajectoire autour de 3°C.
Marche pour le climat, à Toulouse

La crainte principale des organisation non gouvernementales (ONG), spécialistes du climat, est le risque d’un affrontement et d’une nouvelle déconvenue lorsqu'il s’agira de discuter, mais seulement en 2020, d’une révision à la hausse des engagements financiers permettant des réductions suffisantes des émissions de gaz à effet de serre.

Le Réseau Action Climat, qui fédère les associations impliquées dans ce combat, est resté sur sa faim : « C'est un point de départ indispensable, mais insuffisant si l'on veut enrayer le péril climatique. » Nous vous recommandons de lire son analyse.

Mais l'action ne se limite pas à celle des états. C'est à chacun de nous, à chacune de nos collectivités d'agir sur nos territoire.
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A St-Orens, fin 2012, après avoir fait réaliser un Bilan Carbone, le Conseil Municipal s'était engagé unanimement à réduire de 20% la consommation d'énergie et la production de gaz à effet de serre, & de produire 20% d'énergie renouvelable.

Force est de constater que, depuis 2014 date du changement d'équipe municipale, aucun plan d'action n'a été mis en place concernant la transition énergétique. Absence tout autant d'évaluation et de suivi des émissions de CO2 générées par la collectivité (un Bilan Carbone est révisé normalement tous les 3 ans). Et on attend toujours une étude thermique des bâtiments municipaux, pour définir au mieux les investissements pour les rénover.

Au niveau de Toulouse Métropole, ce n'est guère plus encourageant  : un Plan Climat 2012-2010, avec les mêmes engagements unanimes des élus, avait été adopté, avec 130 actions à la clé. De nombreux techniciens, associations et citoyens avaient participé à son élaboration.
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Mais quand on interroge Mme Toutut Picard, l'élue communautaire de l'équipe de Mr Moudenc en charge du Plan Climat, pour savoir si on est à même d'atteindre les objectifs visés - on est presque à mi parcours-, on n'obtient qu'une réponse dilatoire ! Et la communication dans le journal de Toulouse Métropole en est presque caricaturale, quand on met en avant les +21% de Gourmet bags distribués dans 8 restaurants toulousains pour lutter conter le changement climatique ! De même quand le Défi Famille à énergie positive est supprimé en 2016 !

Si les élus St-Orennais ou de la Métropole connaissent parfaitement les éléments de langage (les 3x20, par exemple !), ils en restent le plus souvent au niveau des mots !

On sait pourtant dans quels domaines agir, pour être efficace :
- Favoriser les transports en commune ou les modes actifs (vélo, marche à pied), réduire le gaspillage énergétique permettraient d'agir efficacement, or on constate que l'équipe de Mme Dominique Faure continue à privilégier la voiture individuelle (les nombreux projets de parkings en sont un exemple) et à retarder la réalisation de transports collectifs comme le PLB.

- Le renouvellement, très progressif, des éclairages publics, avec des lampes plus économes, réduit la consommation d'électricité ; mais en pourrait faire beaucoup mieux en accélérant les remplacements, en réduisant l'intensité lumineuse en pleine nuit (les nouvelles installation le permettent), et ainsi faire des économies substantielles, comme le pratiquent plusieurs communes de l'agglo.

La liste des actions à mener dans ce domaine seraient longues (nous vous invitons à prendre connaissance des 130 actions du Plan Climat et des 7 cibles prioritaires).

Alors que nombre d'entre vous ont engagés des travaux de rénovation thermique, ont équipé leurs toitures de panneaux photovoltaïques, nous ne pouvons que regretter que notre municipalité ne soit pas plus exemplaire ou ambitieuse, et surtout que les actes soient loin des engagements pris.
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La majorité actuelle préfère consacrer la plus grande part de l'investissement à la rénovation du centre ville, l'examen du budget lors du dernier conseil municipal l'a encore montré. Est-ce bien responsable vis à vis des générations futures, en "oubliant" les impacts négatifs, dont nous commençons à ressentir les effets, en terme social, économique, ..., du réchauffement climatique ?

Nous sommes d'autant plus critiques que nous avons l'exemple de collectivités proches, comme celle du Sicoval, où de nombreuses actions dans le domaine de la transition écologique sont engagées.

dimanche 1 novembre 2015

Transports dans le Sud-Est : faire et défaire, l'art de la politique ?

On peut s'interroger sur la volonté de certains élus politiques de résoudre les difficultés de transports dans le Sud-Est toulousain !

L'histoire du projet de prolongement de la ligne B (PLB) du métro est un bon exemple pour illustrer ce propos.

Rappelons tout d'abord que la ville centre de l'agglomération avait réduit la mise en place de lignes de métro aux limites communales. Ce projet de prolongement de la ligne B a subi de nombreuses vicissitudes, notamment sur des choix techniques, et dus également à des revirements d'élus quant à leur choix initiaux :
- le maire PS de Ramonville Pierre Cohen, une fois élu à la tête de l'agglomération toulousaine, est revenu sur sa position initiale de prolongement du métro en métro. Cette solution, la plus intelligente et qui avait déjà été adoptée pour le prolongement de la ligne A de Jolimont à Balma, évite un changement de mode de transport, avec la perte de temps et l'effet dissuasif qu'elle entraîne quant à l'utilisation des transports en commun. Une solution bâtarde de bus en site propre a été proposée, par le Syndicat Mixte des Transports en Commun, contrôlé par Pierre Cohen, et également soutenue par le maire de St-Orens, Christian Sempé . L'action du Sicoval a permis, après d’âpres négociations de revenir au choix du prolongement en métro : le Sicoval s'engageant à supporter le surcoût lié à cette solution.
L'étude du projet a pu reprendre pour se conclure par l'enquête publique portant sur les aspects financiers, techniques, environnementaux. Les commissaires enquêteurs ont rendu leur rapport mi-septembre, par un avis favorable avec des réserves.

Voici l'avis en question extrait de Conclusions et avis de la commission d'enquête, dans lequel vous pourrez lire les réserves et recommandations qui sont faites p.19 à 21 :

"La commission d’enquête constate que ce projet, porté par le SMTC en charge du développement des transports en commun de l'agglomération, est en cohérence avec les objectifs visés par la législation sur les transports de voyageurs, consécutive au Grenelle de l'environnement et qu’il est conforme au PDU opposable. Il répond en outre au contrat d’axe n°9 mis en œuvre dans le cadre du SCOT et devrait contribuer à assurer une cohérence entre développement de l’urbanisation et desserte en transports en commun.

L’enquête publique a révélé un fort soutien du public au projet dans la zone concernée.

La commission d’enquête considère que ce projet malgré certains inconvénients, notamment les nuisances induites par le choix du métro aérien, les expropriations nécessaires à sa réalisation, le coût du projet et son financement, présente toutefois des avantages certains, comme l’amélioration de la desserte de Labège, la dynamisation du développement économique du secteur, la réduction du trafic automobile à la mise en service du projet, une réduction de la pollution atmosphérique induite, et enfin un gain de temps pour les usagers.

La commission décide, en toute indépendance et à la majorité de ses membres, de donner un AVIS FAVORABLE à la déclaration d’utilité publique des travaux nécessaires à la réalisation au projet de prolongement de la ligne B du métro jusqu’à Labège, sous les réserves suivantes, qui, selon elle, devraient être levées avant l’éventuelle Déclaration d’Utilité Publique."

L'ensemble des rapports et annexes est disponible sur le site de la préfecture de la Haute-Garonne.

On pouvait donc penser que le projet était enfin sur les rails, après avoir levé certaines des réserves émises,  que le appels d'offres pouvaient être lancés, les travaux engagés pour une ouverture de la ligne en 2021.

Mais non, vous rêvez ! Entre temps Jean-Luc Moudenc (LR) a remplacé P.Cohen en 2014 à la mairie de Toulouse et ce même J-L Moudenc qui était au début favorable au PLB, a proposé dans son programme électoral une 3e ligne de métro. Le fait pour lui de s'opposer à la réalisation du PLB a deux avantages : récupérer les fonds qu'aurait du verser le SMTC et favoriser la ville centre dans le cadre de la compétition économique entre les différents territoires de l'agglomération toulousaine. En effet l'installation d'une entreprise sur l'une des communautés de commune entraîne des recettes fiscales non négligeables.

Jean-Michel Lattes, président du SMTC (LR), met en avant le fait que cette 3e ligne de métro serait réalisée en 2024, 2 ans seulement après l'ouverture du PLB. Il faut être bien crédule pour croire que ce projet puisse être réalisé à cette date, car on n'en est qu'à la définition de fuseaux de tracé, que ce projet n'est pas financé (or il faut réunir différents partenaires : état, région, département, agglo, dans une période de restrictions budgétaires), que son coût parait nettement sous estimé.

La position de l'équipe municipale de St-Orens est d'un suivisme aveugle derrière J-L.Moudenc, concernant ce projet. Si D. Faure, le maire, affirme en public être pour le métro à Labège, se dire pragmatique, "ne pas vouloir rentrer dans le débat politique" (sic), l'équipe majoritaire soutient J-L Moudenc dans son choix de la 3e ligne de métro au détriment du PLB, par son représentant au sein du SMTC.

Nous considérons, nous écologistes, et nous sommes constants dans notre position depuis le début, que le prolongement de la ligne B est utile pour une partie des St-Orennais, notamment ceux habitant au sud de la commune, de par la faible distance vis à vis des stations de métro envisagées. Nous avons demandé lors de l'enquête publique que des rabattements soient prévus pour faciliter leur accès, par navette, pistes cyclables et aménagement de parking relais.


Ne pas réaliser le prolongement de la ligne B serait un gâchis en terme financier (le coût de l'ensemble des études), une perte de temps supplémentaire pour solutionner nos difficultés pour nous déplacer dans le Sud-Est.




mercredi 29 avril 2015

Intervention sur le vote du budget au conseil municipal du 31 mars 2015

Madame le Maire,

Dans votre programme lors des élections municipales de 2014 vous affirmiez, je cite : « Parce que nous savons maintenant que nos modes de vie doivent obligatoirement évoluer au regard de la transition énergétique, nous engagerons la collectivité dans une démarche concrète et efficace visant l'excellence écologique en conduisant des actions de terrain en faveur de la biodiversité, en élaborant une véritable politique énergétique communale et en étant innovants sur les solutions de production décentralisées d’énergie renouvelable. »

Or je constate que les orientations du budget 2015 ne présentent pas de priorité environnementales.

Les 15000 € prévus au BP pour l'Agenda 21 ne permettent pas réellement de réaliser les 22 actions prévues pour 2015 (le montant -approximatif- des actions 2015 est de 250 000 €, pour celles dont le coût est mentionné, celui des actions 2014 était de 100 000 € alors que 3000 € ont été engagés !),

La transition écologique et énergétique est invisible : la légère réduction des coûts de carburant ou de chauffage, observée dans le compte administratif 2014,  résultent  des conditions climatiques favorables de 2014 ou de la baisse à court terme du prix du pétrole.

Le développement du nombre de parkings sur la commune est contradictoire avec l'idée de développer les modes doux ou les transports en commun. Il ne repose de plus que sur des affirmations a priori concernant le manque de place de stationnement, alors que le Plan Local de Déplacement Urbain offre un moyen de définir des solutions alternatives : zones bleues.

De même offrir un ramassage scolaire à moins d'un km des écoles, est une proposition aberrante  alors qu'il est possible d'organiser des pédibus : à Escalquens, il y en a un qui amène des enfants dont certains sont à plus d'un km de l'école. Et que dire de l'utilisation permanente de la place Altigone comme parc de stationnement, alors que  vous vouliez en faire un espace de détente et de loisir.

La rénovation thermique des bâtiments communaux est au point mort : l'opération thermographie aérienne a incité de nombreux particuliers à rénover leur habitation, mais aucune analyse ni audit fin, pour définir les actions les plus efficaces, n'ont eu lieu sur le patrimoine communal.

Si vous possédez l'art de la mise en récit et et maîtrisez le vocabulaire ad'hoc, concernant la communication sur le développement durable, je pense que le logiciel de mise en oeuvre lui est périmé, datant plus du XXe que du XXIe siècle et que notre collectivité n'est pas un exemple à suivre dans ce domaine. Il n'est pas besoin d'aller très loin, par ex à Labège, pour voir que dans de nombreux domaines, le bio dans les cantines, le transport des personnes âgées, il est possible d'agir réellement pour cette transition. Labège a été labellisé Territoire Bio Engagé (10 ha cultivés en bio soit 23%, 22% d'approvisionnements en bio dans les services de restauration. Je ne parle que de ces actions, car elles figurent dans l'Agenda 21 de notre commune.

Je m'inquiète également des projets de réaménagement du centre ville, d'une part par l'absence de vision d'ensemble sur les coûts d'une telle opération, sachant en plus que différentes options sont envisagées. Je demande donc une clarification, tout particulièrement à l'intention des Saint-Orennais . La politique d’aménagement urbain doit être menée de façon transparente, la commission Urbanisme doit être pleinement impliquée et participer au travail de réflexion, elle ne doit pas se limiter à une validation 15 jours avant des délibérations soumises au CM.

mardi 3 mars 2015

Une politique des transports du 20e siècle pour le 21e ?

Avec le retour de la droite à la mairie de Toulouse et à la métropole, on constate une réduction de l'investissement en faveur des transports en commun et l'abandon du prolongement de la ligne B du métro, au profit d'une hypothétique 3e ligne de métro pas avant 2025 !
Bonjour bouchons et pollution en attendant !

La réduction des budgets prévus en faveur des transports
En décembre dernier, Jean-Luc Moudenc le maire de Toulouse à mis fin à la contribution supplémentaire versée par la ville à Tisséo.
Cette décision a pour effet d'amputer de 90 Millions d’Euros les finances du SMTC sur les 6 prochaines années. Décision surprenante quand on sait que Jean-Luc Moudenc et Jean-Michel Lattes, son adjoint en charge des transports, peinent à trouver les financements pour le projet de 3ème ligne de métro !
L'abandon du prolongement de la ligne B (PLB)
Le prolongement de la ligne B du métro fait l'effet d'un mirage, plus vous rapprochez de la date de sa réalisation, plus il s'éloigne ! Si chacun à droite ou au PS se vante d'avoir été le premier à le promouvoir, constatons que les chausses-trappes, les coup fourrés ont été nombreux sur ce dossier, avec en arrière plan la lutte pour récupérer la manne financière des entreprises (Toulouse vs Sicoval).
Le dernier coup de théâtre provient de Jean-Luc Moudenc qui devant l'OTIE (l'Observatoire toulousain de l'immobilier d'entreprise), dont le forum annuel s'est tenu le 3 février a affirmé "Le prolongement de la ligne B ne se fera pas".» Des propos auxquels s'ajoutent ceux de Jean-Michel Lattes, adjoint au maire en charge des transports et président de l'autorité organisatrice Tisséo-STMC, pour qui «le prolongement de la ligne B est en réflexion», son idée étant  d'intégrer ce projet à celui de la ligne Toulouse Aerospace Express, qui figurait dans les engagements de campagne de Jean-Luc Moudenc.
Depuis ces propos, le SMTC (Syndicat Mixte des Transports Toulousains) qui définit la politique des transports sur la grande aire toulousaine a voté le lancement de la révision du Plan de Déplacement Urbain (PDU), révision nécessaire pour y intégrer avant tout la 3ème ligne de métro voulue par la nouvelle majorité. Le seul représentant écologiste H.Arevalo a voté contre car la délibération votée ne fait nullement référence au PLB, et pas plus au projet de tramway ou de BHNS en site propre à destination de St-Orens.
Il paraît quand même particulièrement inconséquent d'abandonner le projet de prolongement de la ligne B depuis Ramonville, finalisé au niveau des différentes études (leur coût est de 15 M€) et dont le financement est assuré par le SMTC, le Conseil général, le Sicoval et l'Etat.
Ce projet a déjà pris plusieurs années de retard et ne sera opérationnel qu'en 2020/2021. Le projet de 3e ligne de métro n'est qu'une esquisse, aucune étude, aucune estimation précise de son coût, et l'annonce de sa réalisation pour 2025 tiens de l'annonce publicitaire.
L'urgence est de réaliser ce qui est prêt à être réalisé. Si la 3e ligne de métro voit le jour, il sera toujours temps de la raccorder aux lignes existantes !