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vendredi 3 mars 2017

Mieux se déplacer à St-Orens et dans l'agglomération toulousaine ...


Peut-on espérer se déplacer plus facilement dans les 10 ans à venir ? 

Plusieurs plans d'action préparent notre futur :
Le Plan Mobilités 2020-2030, ou Plan de Déplacement Urbain, pour l'agglomération toulousaine est en cours d'élaboration. Ce plan a pour bût de réviser le PDU antérieur, afin d'intégrer le projet phare de la 3e ligne de métro du maire de Toulouse, un projet très coûteux, au détriment d'autres investissements initialement prévus.

A la demande des élus écologistes, la Commission Nationale du Débat Public a été saisie, afin de permettre à l'ensemble des acteurs économiques, associatifs, sociaux, environnementaux de donner leur avis sur ce projet de nouvelle ligne de métro et sur des alternatives à cette proposition. Le débat public s'est déroulé de septembre à décembre 2016, avec de nombreuses réunions, enquêtes et publication d'argumentaires. Le compte rendu de la Commission a été publié le 16 février 2017. L'ensemble des débats et questions est disponible sur : https://metroligne3toulouse.debatpublic.fr/

Les écologistes ont participé activement à ce débat et ont produit deux cahiers d'acteurs :
Le premier fait part des réserves sur le projet actuel de 3ème ligneDans le deuxième, les élus écologistes présentent un contre projet, moins coûteux et permettant un meilleur maillage du territoire.

Mais on peut s'interroger sur la volonté des instances dirigeantes du SMTC (syndicat mixte des transports en commun, réunissant 115 communes de la grande agglomération toulousaine), qui a lancé la révision du PDU, de prendre en compte les propositions, remarques émises lors du débat public. En effet le SMTC a demandé aux communes membres du syndicat de valider à la va vite ce Plan de mobilités, avant même que la Commission Nationale du Débat Public ne rende son rapport ! Belle idée de la démocratie de la droite toulousaine !

Le Plan Local de Déplacement Urbain
Ce document ne concerne lui que le territoire de St-Orens. Initié en 2002, ce document avait pour but de mettre en oeuvre des solutions alternatives pour diminuer le recours à la voiture et les nuisances qu'elle entraîne, pollution, bouchons, ... . Plusieurs actions avaient été engagées : mise en cohérence des limitations de vitesse, mise progressive en zone trente des quartiers résidentiels, études de zones bleues, pour gérer le stationnement.

Ce plan a été réactivé en 2016, car "13 ans ont passé, il faut l’harmoniser avec le projet Cœur de Ville et d’autres projets d’urbanisation à venir", dixit la nouvelle équipe municipale.
Le bureau d'études Indiggo a été chargé de faire un diagnostic réactualisé et de lancer une concertation sur les déplacements.

La restitution de l'étude et le plan d'actions ont été présentés le 1er février, devant un assistance clairsemée. Remarquons tout d'abord que l'équipe municipale actuelle a une position particulièrement ambigue, si ce n'est pour affirmer des poncifs : "La voiture ne s'oppose pas aux transports en commun, ni le vélo à la voiture ou le piéton à la voiture. Chaque mode de déplacement est complémentaire" !
Pour notre part, soyons clairs, nous défendons le développement des transports en commun performants, surtout en première et deuxième couronne, condition sine qua non pour éviter la saturation du réseau routier aux heures de pointe et réduire la pollution atmosphérique.

5 objectifs ont été définis : fluidifier la circulation automobile, favoriser l'attractivité des transports en commun, améliorer la qualité de la vie, initier et développer une culture du vélo et de la marche, organiser le stationnement.

Pour "fluidifer" le flux de voitures et apaiser le "cœur de ville", on voit ressortir un ancien serpent de mer, la déviation Nord  de St-Orens ! Pour éviter la traversée de St-Orens par la RD2, on renverrait les voitures sur la route de Lauzerville, la RD54 qui passe devant Catala.

Rappelons que le projet de déviation Sud est au point mort, même si une proposition nouvelle a été faite par le maire de Labège, qui propose de réserver la circulation sur cette nouvelle voie aux bus et véhicules propres (électriques), quand le métro arrivera à La Cadène. Une partie des terrains pour cette nouvelle voie ont été acquis par le Conseil Départemental, mais suite à des transferts de compétences, c'est Toulouse Métropole qui devrait réaliser la plus grande partie de la voirie.

Concernant la déviation Nord, ce projet, longtemps inscrit en pointillé sur les documents d'urbanisme, a été supprimée lors de la dernière révision du plan d'urbanisme. En effet la création de voies de contournement comme dans les années 60 n'est plus dans l'air du temps à cause de la consommation de terres agricoles et de l'étalement urbain qu'elle engendre. L'AASET, qui s'était opposée à la déviation sud en menant une guérilla juridique, propose cette solution. "pas chez nous, chez les autres !", c'est trop facile !

Comme vous, nous préférerions ne pas voir circuler autant de voitures ou de camions, en centre ville. Rappelons que l'origine du trafic représente à l'entrée de St-Orens un tiers de celui en sortie sur la RD2. Les maux ne vienne pas uniquement des véhicules en transit.

Tous les projets de transports en communs performants ont été dans notre secteurs soit tués dans l’œuf, soit retardés (tramway ou BHNS sur l'axe RD2, prolongement de la ligne B). Le prolongement de la ligne de bus Lineo 7 jusqu'au lycée n'est pas annoncée avant 2022. Si on veut appeler à changer nos pratiques, commençons par ce type d'aménagement.

Pour le trafic de transit, ne restons pas cantonnés à des solutions intramuros, nous pensons que le rabattement d'une grande partie de ce trafic, notamment camion, en provenance de Revel, peut être rabattu vers la RD 916, qui doit être prolongée par le Conseil Départemental. Mais ne rêvons pas, la ville-rue de St-Orens, de par sa topographie et son réseau de voies existantes, pourra difficilement être transformée en bastide. Au lieu de tout concentrer les moyens sur un "coeur de ville" qui n'a jamais existé, facilitons les accès à pied ou à vélo vers les différents lieux de vie de la commune. 





lundi 2 janvier 2017

Initiatives citoyennes à St-Orens


En ce début d'année, propice aux bonnes résolution, nous souhaitons la réussite des initiatives citoyennes et des actions solidaires lancées en 2016 : 

- voir nos enfants aller à l'école à pied ou en vélo en toute sécurité, 

- assurer l'éclairage des salles de classes grâce à des panneaux solaires, 

- accueillir une famille de réfugiés, ...

Nous ne nous laissons par gagner par la morosité ou le populisme ambiant, car en agissant ensemble, en faisant appel aux idées des uns et des autres, nous relevons les défis à venir, environnementaux, sociaux.

Faisons le point sur les initiatives en cours :

Le projet de mise en place de Pédibus, c'est à dire de ramassage scolaire à pied, a été proposé à la municipalité et accepté. Il est intégré comme action de l'agenda 21 de la commune ainsi que dans le projet éducatif territorial (PEDT) qui couvre l'ensemble des activités scolaires, périscolaires et extrascolaires de la commune.

Mi-décembre 2016, il a été acté une quatorzième action du PEDT s'intitulant : "mettre en place et faire vivre un ramassage scolaire piéton dédié aux élèves saint-orennais qui habitent à moins d'un kilomètre de leur école élémentaire". Les membres de la commission PEDT (directeurs d'écoles, représentants des associations de parents, d'associations culturelles et sportives, élus de la majorité municipale) ont été invités à s'inscrire au groupe de travail spécifique sur les Pédibus. Nous espérons que les parents, intéressés au premier chefs par ce projet, y participerons nombreux pour définir le meilleur mode de fonctionnement et faire en sorte qu'il soit pérenne.

Le projet énergie renouvelable
Deux associations, Citoy'enr et ICEA, plus spécifiquement sur le territoire du Sicoval, se sont créées dans l'agglomération toulousaine pour développer les énergies renouvelables, en faisant appel au financement citoyen. Toutes deux ont été lauréates mi-décembre d'un appel à projet de la région Occitanie, leur permettant de bénéficier d'une aide financière pour réaliser des installations photovoltaïques notamment.
Une antenne locale de Citoy'Enr assure le lien avec la municipalité, cela a permis d'étudier les bâtiments communaux où il serait le mieux à même d'installer des panneaux solaires (bonne orientation des toitures, absences de masques, comme des arbres, type de charpente, ...).

Citoy'enR va créer une Société Coopérative d'Intérêt Collectif, pour lever les fonds nécessaires au financement des installations, des dividendes étant reversés aux sociétaires contributeurs, le tarif de rachat de l'électricité produite étant garanti pendant 20 ans.
Reste à bien définir la liste des bâtiments à équiper en priorité et établir la "convention d'occupation temporaire du domaine public", un document juridique important entre la SCIC et la municipalité, définissant les droits et devoirs de chacun.

Le projet accueil de réfugiés
En septembre 2016, le président de la République annonçait que la France accueillerait 30 000 réfugiés, notamment  provenant des zones de conflit du proche orient. Plusieurs communes de la région toulousaine s'étaient proposées pour cet accueil.

Nous avons proposé à la municipalité de St-Orens de faire de même. Après un premier refus, avec plein de "bonnes raisons", après une intervention en conseil municipal sur cette proposition d'asile, changement de cap de l'équipe majoritaire, avec création d'un groupe de travail et appel à bénévoles dans Mem'Orens. Ce groupe de travail s'est étoffé au fil des mois, deux logements ont été identifiés permettant l'accueil d'une famille. Un travail de rénovation a été effectué par les bénévoles en juillet et août, les assos ont fourni le matériel de base nécessaire pour équiper l'appartement.

Restait à trouver une famille de demandeurs d'asile. Le dispositif préfectoral avait été privilégié pour qu'il propose une famille, échec en novembre une famille afghane préférant aller aux Etats-Unis, mais finalement une famille syrienne actuellement dans un foyer sur Toulouse va pouvoir bénéficier de conditions moins précaires et est arrivée à St-Orens.

Cette famille pourra être aidée, si elle le désire, pour ses démarches, pour la scolarisation des enfants, pour l'apprentissage de la langue, ... par les bénévoles du groupe.

Mais il aura fallu 16 mois d'efforts pour arriver à ce résultat heureux ! Et les promesses d'accueil du président sont loin de l'objectif annoncé ! Les besoins d'asile sont pourtant toujours là. 





jeudi 10 novembre 2016

Politique politicienne ou politique citoyenne ?

Pour nous, écolos, dans l'"opposition" au sein du conseil municipal, la solution de facilité serait de rester dans un discours exclusivement critique, et finalement relativement stérile.

Mais vos besoins, l'urgence des solutions à trouver pour nos déplacements, pour le climat, nous obligent à être force de proposition. Nous intervenons dans les différentes commissions de la municipalité, nous prenons rendez-vous avec les élus de la majorité pour présenter des projets et les citoyens désirant être des porteurs de ces projets.


Voici quelques unes de nos propositions :

1) Initier des Pédibus pour amener les enfants à l'école

Une enquête nationale de l'Ademe a montré que 70% des élèves de maternelle et élémentaire se rendent à l'école en voiture alors qu'ils habitent à moins de 1,5 km de leur école. Nous n'avons pas de statistiques sur notre commune mais nous constatons qu'en dehors des enfants de l'Orée du Bois, scolarisés à l'école de Catala, pratiquement tous les enfants de la commune sont à moins d'un kilomètre de leur école. Cette proximité permet un trajet à pied.

Plutôt que de multiplier les places de parking à proximité des écoles, comme cela a été fait au Corail, ou de financer le ramassage en bus des enfants à moins d'un kilomètre de l'école, des solutions toutes simples et très peu coûteuses pour amener les enfants à l'école ou les ramener existent.

Vous avez le pédibus, un ramassage scolaire à pied, avec des accompagnateurs adultes, parents ou bénévoles (grand-parents, retraités, ...).

Un pédibus, c'est aussi plus d'exercice physique pour nos enfants, la réduction du nombre de voitures près des écoles, moins d'embouteillages, des émissions de CO2 et de polluants, du bruit, et mettant plus de convivialité dans nos quartiers.

Plusieurs pédibus fonctionnent comme à Escalquens avec Pied d'Escal, ou sont en projet comme à Labège.

Un pédibus avait déjà été mis en place en 2005/06 à l'école du Corail, mais s’est arrêté par manque d’ adultes accompagnateurs. Nous avons décidé de relancer ce projet pour tous les élèves de notre commune.

D'autres solutions innovantes, avec les téléphone portables, existent pour covoiturer : les parents se groupant par exemple pour amener à tour de rôle les enfants à l'école ou aux activités sportives et culturelles.

Cette proposition a été retenue par la majorité municipale et est en cours d'intégration dans les actions de l'agenda 21 ainsi que dans le projet éducatif territorial (PEDT).

2) Installer des panneaux solaires sur les bâtiments municipaux

En 2012, tous les élus de notre commune ont voté une délibération pour assurer une production de 20% d'énergie renouvelable en 2020, un vœu qui implique d'agir pour que cet objectif soit atteint. Ceci nécessite l'implication de tous, aussi bien de la collectivité que des citoyens.

Mais il n'est pas toujours facile de démontrer que la production d'énergie renouvelable est rentable ! Nous nous sommes vu opposer un refus d'installer des panneaux photovoltaïques sur le toit de la future salle polyvalente, avec des arguments peu convaincants.

Nous avons alors proposé que la municipalité mette à disposition des toits de bâtiments municipaux, pour y installer des panneaux photovoltaïques financés par des St-Orennais achetant des parts sociales dans une société coopérative. Ce projet est porté par l'association Citoy'enR, qui apporte son expertise technique, juridique, financière.

Des visites de plusieurs bâtiments et des simulations de production ont été réalisées démontrant l'intérêt de ce projet.
Ecole du Corail, en bleu foncé, les panneaux photovoltaïques

L'électricité produite sera revendue sur le réseau. Le prix de rachat de l'électricité produite étant garanti pendant 20 ans, le produit de cette vente permettra de financer à la fois de nouveaux projets et de rémunérer les parts sociales des actionnaires.

Ce type de projet à participation citoyenne peut être soutenu par la région Occitanie. Si le projet présenté par Citoy'enR est retenu, pour 1 € que vous verserez, la région ajoutera 1 €. Réponse début décembre.

3) Installer des maraîchers pour être en circuit court.

Une étude sur le potentiel agricole de la commune, déjà envisagée par la précédente équipe municipale, va être lancée, pour étudier nous espérons, les pistes d'une agriculture future moins polluante.
La ceinture maraîchère de Toulouse a été urbanisée au fil du temps, nous faisant perdre les meilleures terres agricoles, alors que les besoins alimentaires vont croissant avec l'augmentation de la population. Pour fournir les légumes de l'Amap de St-Orens, c'est un producteur qui doit venir de Moissac !
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Inversons la tendance en favorisant l'installation de jeunes maraîchers sur les terres encore disponibles. Les besoins au niveau de la cuisine centrale, pour alimenter les cantines municipales, sont là. Alors favorisons des circuits courts.

Mais est-il bien logique d'envisager un practice de golf, grand consommateur d'eau et de fongicides, pour quelques privilégiés, en rachetant des terres agricoles au prix fort (6 hectares pour 300 000 €) ?
Afficher l'image d'origine

jeudi 25 août 2016

Quelle relation entre la Municipalité et l'Amicale Laïque ? La loi du marché ?

L'Amicale Laïque a fêté ses trente ans d'existence, dans une relation avec la municipalité qui a permis de mettre en place des services diversifiés dans tous les domaines des activités périscolaires, très satisfaisants au vu des retours d'enquêtes effectués aussi bien par l'Amicale Laïque qu'indépendamment par la municipalité.


Photo La Dépêche 1 juillet 2016

La relation entre la municipalité et l'Amicale Laïque est définie par une convention tri-annuelle (2014-2017) d'objectifs pour mettre en œuvre le Projet Éducatif de Territoire (PEDT) :
- Mettre en œuvre une démarche de projet participatif et concerté avec les différents acteurs de l’éducation notamment municipaux et institutionnels.
- Contribuer à l’épanouissement et à l’autonomisation de l’ensemble de la jeunesse au regard de ses désirs et de ses besoins en passant d’une approche individuelle à une démarche collective.

Alors pourquoi vouloir changer le mode de relation existant, s'il est considéré comme étant satisfaisant ?
Le principal motif avancé par la municipalité serait exclusivement technique et tiendrait à la fragilité juridique de la convention actuelle.
Les seuls éléments apportés sur le point sont listés dans le compte rendu de la réunion du 9 février 2016. Les mêmes arguments ont été repris lors de l'entrevue qu'Isabelle Capelle et moi-même avons eu avec Mme le Maire, Mme Laffon et Mr Derrien le 13 mai dernier.

Avant d'aborder ces différents arguments, une première précision pour éviter toute confusion : Mr Gusse, Directeur Général des Servies (DGS), lors de la réunion de février, avait signalé qu' « un administré avait saisi le Préfet en 2011 au sujet de la conformité de la convention pluriannuelle, et le Préfet avait adressé des courriers à la collectivité demandant des explications quant aux modalités du partenariat entre la Ville et la collectivité. Un nouveau recours », selon lui, « exposerait la collectivité au risque évoqué précédemment de requalification de cette convention »1.
Le courrier de cet administré concernait la convention de 1997 et le préfet n’avait pas donné suite à la demande de l’administré.

Venons en aux arguments sur la fragilité de la convention actuelle :
1) « L’Amicale Laïque propose un service d’animation pour la jeunesse, ce qui est une activité économique relevant du champ concurrentiel selon la nomenclature européenne des marchés publics CPV ». « Nous avons de très sérieux doutes quant au fait que l’activité mise en œuvre puisse, en cas de recours auprès du Tribunal Administratif, être considérée comme un service public. »1

FAUX : Le code CPV a été mis en place, au niveau européen. Il s'agit d'un système de classification pour les marchés publics de l'Union Européenne obligatoire depuis 2006. Il vise à standardiser les références utilisées pour décrire l'objet d'un marché et de permettre aux entreprises de repérer les appels d’offres qui les concernent. Il n’a rien à voir avec la notion de service public qui est une activité d’intérêt général prise en charge par une personne publique, soit directement, soit par une personne privée contrôlée par une personne publique par le biais d’un marché public ou d’une délégation de service public.

Ce qui compte par ailleurs pour définir un marché public, c'est l'objet du contrat, son objectif, son mode de financement mais absolument pas la nomenclature CPV. Le fait que les activités de l'Amicale Laïque soient identifiées comme faisant partie du champ concurrentiel n'impacte pas la situation de l'Amicale dans la mesure où c'est une activité portée par l'Amicale et non par la commune. C'est elle qui en est à l'initiative et qui la gère en autonomie, la commune la finançant en partie via une subvention dont elle contrôle l'usage. La municipalité n'est pas le maître d'ouvrage, même si elle participe via ses élus présents au sein du conseil d'administration au bon fonctionnement de l'association.

2) « Les contradictions entre la nomenclature CPV et la circulaire ministérielle quant à la nature de l’action mise en œuvre par l’AL fragilisent le mode de fonctionnement actuel et présentent le risque que la convention pluriannuelle d’objectifs soit reclassée en marché public, en particulier au moment de la renouveler. Pour cette raison, ce type de partenariat subsiste dans très peu de communes »1

FAUX : Peut-être que peu de communes de fait ont mis en place des SIEG pour la gestion des activités scolaires, mais on ne peut affirmer pour autant que les conventions mises en place soient plus fragiles,. Tout dépend en réalité de l’histoire de chaque collectivité car ce montage ne vaut que si c’est bien une association qui est à l’origine du projet et le porte. Ces conventions ont été validées par le contrôle de légalité assuré par les préfectures. Elles sont par ailleurs encouragées par le gouvernement comme en témoigne les circulaires de 2011 et 2015.

3) A l'argument de Mr Pontier, directeur de l'Amicale Laïque sur le fait que « La convention signée en 2014 s’appuie sur une circulaire ministérielle relative aux relations financières entre les collectivités publiques et les associations, datée de 2011 et mise à jour en septembre 2015, qui permet un tel partenariat pour la mise en œuvre par une association d’un Service Économique d’IntérêtGénéral (SIEG). »1
Mr Gusse affirme qu' « une circulaire ministérielle n’a pas le même caractère qu’une Loi ou un Décret. »1.

Cet argument est particulièrement spécieux ! Bien sur qu'une circulaire n'a pas la même valeur juridique qu'une loi ou qu'un décret, car c'est simplement ici un texte élaboré par les services du premier ministre expliquant comment mettre en œuvre la législation européenne, qui s'impose à tous les états membres.

Suite à cette analyse, on ne peut que conclure que les argument invoqués pour justifier d'une fragilité juridique n'ont pas de valeur. Et si fragilité il y avait, il serait tout à fait possible de renforcer le contenu de la nouvelle convention, à partir des délibérations concernant des SIEG adoptées dans d'autres collectivités.

Je m'interroge donc à nouveau sur les motifs réels qui amènent la municipalité à passer d'une convention partenariale à une Délégation de Service Public. Je n'ai que deux explications possibles :
- soit il y a eu incompétence technique dans l'examen de ce dossier, conduisant les élus à faire le choix de la DSP en toute bonne foi,
- soit on a voulu influencer la décision des élus et des membres du CA de l'Amicale Laïque avec des arguments tirés par les cheveux, pour justifier a posteriori un choix déjà fait pour des raisons tout autres que juridiques !

Un élément nouveau a toutefois été apporté lors de la réunion du 13 mai, par Mme le Maire qui nous a indiqué que « le passage par une DSP permettrait que la logique partenariale se trouve renforcée », car « actuellement le lien partenarial, la co-construction avec les élus au sein du CA ne fonctionnent pas».
Nouveau représentant de la municipalité dans cette instance, je n'ai pu juger de la pertinence de ce nouvel argument. Si cela devait être le seul reproche fait sur le fonctionnement de l'Amicale Laïque, pourquoi n'a-t-on pas cherché à y remédier ?

Le passage d'une convention à une DSP ou à un marché public modifie très fortement la relation partenariale entre la municipalité et l'Amicale Laïque :
Avec une DSP ou un marché public, il n'y a pas de partenariat, dans la mesure où le cahier des charges fixe les prestations que le prestataire doit assurer. En cas de non respect du cahier des charges, le prestataire commet une faute permettant à la municipalité de résilier le contrat ou dans certains cas lui permettant de prononcer l'exécution du contrat aux frais et risques du prestataire. Il importe d'être vigilant sur ce point, car cela peut avoir des conséquence financières importantes, surtout pour une association locale.
On passe de fait dans une relation maître d'ouvrage/prestataire, où la municipalité contrôle les actions de l'Amicale Laïque.
Dans le cas où un marché public ou une DSP est préférée à une convention, les élus de la municipalité ne peuvent plus être membres du conseil d'administration, ce qui de mon point de vue met à mal la possibilité de co-construire un projet consensuel, et surtout de le faire vivre, avec les représentants des parents et des enseignants.

Un autre point important concerne l'adhésion des parents à la nouvelle structure, contrairement à ce qu'a affirmé Mr Gusse, il est impossible d'obliger des parents à adhérer à une association pour bénéficier d'un service public pris en charge par une commune et exécuté par un prestataire qu'il soit lié à la commune par un marché public ou une DSP. En effet tout citoyen est libre ou non d'adhérer à une association, c'est gravé dans la loi et la jurisprudence constitutionnelle ! Cela va forcément changer les liens avec les parents qui ne seront plus tenus d'adhérer à l'Amicale Laïque pour bénéficier du service et donc, là encore, risque de réduire les liens entre les différents partenaires.

Je dois aussi constater que la proposition que j'avais faite de mieux étudier les Services d'Intérêt Economique Général, pour conserver le principe de la convention entre la municipalité et l'Amicale Laïque n'a pas été étudiée sérieusement pas plus que les éventuelles faiblesses de la convention actuelle. Aucun élément sérieux n'a été apporté sur ces deux points.


1 Compte rendu Réunion ville – Amicale Laïque du mardi 9 février 2016

mercredi 4 mai 2016

Plan Local de Déplacement Urbain, version 2




La mairie relance le Plan Local de Déplacement Urbain, dont la première version remontait à 2002. Les écologistes ne manquent pas d'idées pour aller vers une ville apaisée :

1) La Vitesse en ville

Nous recommandons d'instaurer une vitesse limite de 30 km/h, comme cela a été mis en place à Grenoble et dans 14 villes de son agglomération, sauf sur les axes de transit où la vitesse limite resterait à 50 km/h excepté dans les secteurs près d'écoles ou du centre ville ou de zones dangereuses.
Le gain de temps en vaut-il la chandelle ?
Cela permettrait une meilleure compréhension des règles de circulation par les automobilistes et réduirait  le risque d'accident grave sur la commune : rappelons que lors d’un choc avec un piéton ou un cycliste à 50 km/h le risque de décès est multiplié par 9 par rapport à un choc à 30 km/h !
Certains secteurs résidentiels pourraient être classés en zone de rencontre à 20 km/h (prés des écoles notamment.
Le Stationnement :
Une politique efficace de stationnement doit être mise en place. Le choix de la nouvelle équipe municipale  de créer de nouveaux parkings est  un choix coûteux pour les finances de la commune ou de la métropole (10 000 à 15 000 € un emplacement) et ne nous parait pas être la meilleure solution.
Nous préconisons de :
- créer des zones bleues de stationnement (la durée peut être modulée), près des zone commerciales ou des écoles, pour prévenir les voitures ventouses.
- marquer des emplacements de stationnement sur les voiries, de préférence en quinconce, comme par ex. sur la rue Montregeau, avec des plots en début de zone de stationnement pour favoriser la réduction de vitesse, même en l'absence de voitures stationnées.
- mettre certaines rues en sens unique, pour favoriser le stationnement résidentiel, toujours là aussi avec un marquage sol, pour prévenir le stationnement sur les trottoirs, comme par ex. rue de Firmis.
Résultat de recherche d'images pour "zone bleue"Favoriser les modes actifs :
L'enquête ménages sur les déplacements des habitants de l'agglomération toulousaine montre que 50% de leurs déplacements sont de moins de 3 km, 2/3 de ces déplacements étant effectués en voiture. Un trajet sur 4 en voiture est de moins de 1 km, 1 sur 8 de moins de 500 m. Alors que tous les plans de déplacements urbains ou de mobilités préconisent de réduire la part de la voiture, nous voyons qu'une grande part de ces petits déplacements pourraient être effectués à pied ou à vélo.
L'argument santé est un levier important pour favoriser ces modes actifs de déplacement : l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) recommande 10 000 pas par jour. Cela peut paraître énorme mais la plupart d'entre nous, trop sédentaires, n'en faisons environ que la moitié (4 000 à 6 000) au cours d'une journée normale.
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On pourra nous objecter que le relief de la commune n'est pas favorable à l'utilisation du vélo, mais l'utilisation de vélos électriques permet d'avoir une solution pour ceux qui ne sont pas de grands sportifs. Il est regrettable que Toulouse Métropole ait suspendu l'aide pour l'achat de ces vélos à assistance électrique (VAE)  et nous demandons que cette mesure soit rétablie, pour favoriser la pratique des VAE. Notons que l'achat de la propriété du 2, rue de Saune et son aménagement pour un nouveau parking d'une vingtaine d e places permettrait d'aider à hauteur de 300 € l'achat de 1000 VAE !
Nous recommandons de favoriser la mise en place de Pédibus, des "autobus pédestre", dans le cadre du ramassage scolaire, pour favoriser la marche et l'exercice physique tout aussi nécessaire des enfants.
Les pistes cyclables :
Le réseau de pistes cyclables sur la commune est discontinu, en dehors de l'axe de l'avenue de la Marqueille. Le budget consacré, uniquement de source métropolitaine, est insuffisant, pour avoir un maillage sécurisé de pistes cyclables. Nous demandons qu'une part du budget communal soit consacré à son amélioration, en priorisant les accès aux écoles et aux centres commerciaux.
Nous demandons, afin que la sécurité des cyclistes soit assurée, que le stationnement fréquemment observé sur les pistes ou bandes cyclables soit sanctionné (l'amende de 135 € est particulièrement dissuasive).